‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 81 sur 228 · DU SULFATE DE FER · texte numérisé non relu

DU SULFATE DE FER

À la matière grasse, d’abandonner à l’éther une sorte d’huile 5 après qu’on l’a desséché à une douce chaleur.

Sa purification, souvent indispensable, pourrait se faire de sa purification, la manière suivante :

On mettrait dans une chaudière en fonte 20 p. de sulfate,

1 p. delimaille de fer parfaitement nette et brillante, 40 p. d’eau, l’on ferait bouillir pendant 20 à 25 minutes, en ayant le soin d’agiter constamment, afin de maintenir la limaille en suspension; l’on filtrerait- l’on concentrerait le plus rapidement possible à 32° B. 5 l’on décanterait dans un vase susceptible d’être fermé, et l’on abandonnerait au refroidissement.

Les cristaux séparés par décantation des eaux mères, au sein desquelles ils se seraient formés, n’auraient besoin que d’être étalés sur des feuilles de papier non collé, et placés dans des flacons, aussitôt qu’ils n’humecteraient plus le papier.

Les eaux mères rapprochées à 36° fourniraient de nouveaux cristaux. On ne peut les concentrer davantage, sans qu’il se forme au fond des vases évaporatoires, un dépôt de sulfate anhydre.

« Dans cette opération, le fer plus avide d’oxygène que le cuivre, se substitue à lui. En outre, il déplace ou plutôt réduit l’oxyde d’arsenic, ramène le peroxyde de fer à l’état de protoxyde, sature l’excès d’acide, et prévient la suroxydation de la base du sulfaté. D’un autre côté, le sulfate d’alumine est retenu dans les eaux mères, et la matière grasse par les filtres, à la faveur des dépôts.

On obtient donc, sinon du sulfate de protoxyde chimiquement pur, attendu que la précipitation du cuivre et de l’arsenic est rarement complète; attendu, surtout, que les sulfates de zinc, de manganèse et de magnésie, ne sont ni décomposés, ni retenus dans les eaux mères; du moins assez privé de matières étrangères, pour qu’on puisse le faire servir à la plupart des usages de la pharmacie, surtout après qu’un courant de gaz sulfhydrique, dirigé au travers de sa solution aqueuse, a précipité les dernières portions d’arsenic à l’état de sulfure, et qu’en dernier lieu, une ébullition de quelques minutes a chassé l’excès du gaz sulfhydrique.

248 42e leçon.

Le Codex prescrit de préparer de toutes pièces, le sulfate de fer destiné à être administré à l’intérieur. A cet effet,

îl place une quantité indéterminée d’acide sulfurique à 20°, dans un vase en terre ou en grès, y fait tomber par petites portions successives, de la limaille de fer exempte de cuivre et d’oxyde ( Voir l’essai de cette limaille), tant qu’il se produit une effervescence de gaz hydrogène, ajoute un excès de limaille destinée à prévenir la peroxydation du protoxyde, et à compléter la neutralisation de l’acide, fait bouillir 3 concentre à 32*bouillant, laisse déposer, décante, libre s’il en est besoin, et laisse cristalliser après avoir pris le soin de couvrir le vase.

Si l’on tenait à se le procurer en petits cristaux, et à rendre aussi prompte que possible sa dessiccation , durant laquelle surtout a lieu son altération par l’air, suivant le conseil de M. Berthemot, on ferait dissoudre 500 parties de sulfate dans autant d’eau bouillante, et l'on recevrait la solution filtrée dans 375 parties d’alcool à 36°, à l’avance additionné de 8 parties d’acide sulfurique. Le sel à peu près jnsoluble dans l’alcool affaibli, se déposerait en cristaux que leur petit volume, la volatilité du liquide qui les imprégnerait permettrait^ sécher en peu de temps^ Sa dessiccation. Le sulfate de fer desséché, que l’on fait servir à la préparation de la thériaque, s’obtient en chauffant avec précaution, dans une marmite en fonte, jusqu’à cessation de toute vapeur aqueuse, et sans cesser d’agiter avec une spatule en fer, celui du commerce, après qu’on l’a purifié par les procédés qui viennent d’être décrits.

Il commence par se fondre dans son eau de cristallisation, puis s’épaissit, se dessèche, non toutefois sans éprouver une légère altération; d’où vient que le produit laisse un résidu de soussulfate de peroxyde insoluble, quand on le traite par l’eau.

SPm $Me zinc.

(Vitriol blanc, couperose blanche.)

ZnO,S03 = + 7H20 =

| Protoxyde de zinc, 503,226 ) j Acide sulfurique, 501,165 ) Eau, 787,360

à l’état anhydre.

à l’état de cristaux.

Ce sulfate est incolore, inodore, de saveur âcre et styptique,

Ses propriétés.

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