DU SULFATE! DE ZINC
insoluble dans l’alcool, soluble dans 2 fois 1/2 son poids d’eau à +1 5% et dans beaucoup moins d’eau bouillante.
Au-dessous de 15% il cristallise en prisme rectangulaires à 4 pans, terminés par des pointements à 4 faces; au-dessus de 25°, en cristaux déformés différentes, mais difficilement déterminables; les uns et les autres retiennent 7 atomes d’eau de cristallisation, ou 43,93 sur 100, et ne s’effleurissent à l’air, qu’autant que celui-ci est plus sec qu’il ne l’est d’ordinaire.
Le pharmacien se le procure dans le commerce; il provient Sa préparation presque exclusivement, du grillage des minerais d’argent contenant du sulfure de zinc. Les composants de ce sulfure absorbent l’oxygène et se convertissent en sulfate que l’on enlève au moyen de lavages, que l’on fait fondre dans son eau de cristallisation, et qu’cnfm l’on coule dans des vases où il se solidifie en masses opaques et compactes.
Comme il lui arrive souvent de contenir du sulfate de fer, pro- Sa puriiicaiion venant de l’oxygénation du sulfure de ce métal, dont les minerais mis en expérience sont rarement exempts, et à la présence duquel est due la coloration rougeâtre que l’on voit se manifester à la surface de ses pains, alors que le sulfate de protoxyde de fer, que sa teinte verte peu prononcée n’avait pas fait apercevoir au début, s’est transformé en sous-sulfate de peroxyde; le pharmacien doit le purifier par l’un des procédés suivants :
Calciner au rouge dans un creuset, le sulfate du commerce, traiter le produit par environ 2 fois son poids d’eau bouillante, filtrer, faire évaporer et cristalliser.
Le sulfate de fer, plus facilement décomposable par la chaleur que le sulfate de zinc, se convertit en sous-sulfate de protoxyde, sur lequel l’eau est à peu près sans action, et la petite portion d’oxyde de zinc, qu’une décomposition analogue a mise en liberté, contribue durant l’ébullition, a précipiter l’oxyde de fer, qu’une cause quelconque aurait pu faire entrer en dissolution.
Dissoudre le sel dans Peau bouillante, en peroxyder le fer au moyen du chlore , ou de l’acide azotique aidé de quelques instants d’ébullition; ajouter quelques gouttes d’ammoniaque liquide ou quelque peu d’hydrate de zinc, même, à son défaut,
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d’oxyde de zinc, donner quelques bouillons, filtrer, concentrer* laisser cristalliser.
L’ammoniaque précipite le peroxyde de fer, de préférence à l’oxyde de zinc, et aussi de l’oxyde de zinc, parce qu’on dépasse l’instant où tout le peroxyde de fer est déplacé, et de là encore, de même que lorsqu’on ajoute directement de l’oxyde ou de l’hydrate de zinc, l’interposition dans la solution, d’un oxyde capable au besoin de déplacer le peroxyde de fer moins basique que lui.
Sans la précaution de faire tout d’abord passer le protoxyde déféra l’état de peroxyde, on laisserait immanquablement dans la solution, et par suite dans les cristaux, du sulfate de protoxyde de fer, car cet oxyde et celui de zinc, possèdent des propriétés basiques à peu près égales.
Enfin, d’après Wackenroder, on dissoudra 10 parties de sulfate dans 30 parties d’eau bouillante, on laissera refroidir, on ajoutera à la dissolution du chlorure de soude (aussi peu chargé que possible de carbonate, afin qu’il ne puisse précipiter du carbonate de zinc), en quantité telle, que le mélange exhale une odeur prononcée de chlore, on filtrera après 2 jours de contact, et l’on fera évaporer. Le fer reste sur le filtre à l’état de peroxyde. Le chlore du chlorure ayant déterminé la décomposition de l’eau, d’où par suite, la peroxydation du métal, et la formation d’acide chlorhydrique , que la soude de ce même chlorure sature aussi bien que l’acide sulfurique. Le sulfate de soude et le chlorure de sodium peuvent être négligés, leur proportion étant très faible, et d’ailleurs la majeure partie demeurant dans les eaux mères, avec le chlorure qui aurait été ajouté en excès.
On ne saurait songer à produire le départ des deux sels par voie de cristallisation, attendu qu’ils sont à peu près également solubles.
Rappelons que le sulfate de zinc pur, produit avec le cyanure jaune de potassium, un précipité blanc, alors même que sa dissolution a été additionnée de chlore, tandis que celui qui contient du fer, en produit un de couleur bleuâtre.