‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 83 sur 228 · DU SULFATE DE BIOXYDE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

DU SULFATE DE BIOXYDE DE CUIVRE

Mu tMe hioæyiSie de cuivre ,

(Vitriol bleu, vitriol de Chypre, couperose bleue, sulfate de cuivre.)

r„n cm J Bioxyde de cuivre, 495,690) ’ j Acide sulfurique , 501,165)

J\- 5H20 = Eau, 562,400

à l’état anhydre , à l’état de cristaux.

Sa

composition.

Il paraîtrait, d’après Proust, qu’il n’existe pas de sulfate de protoxyde, du moins en traitant cet oxyde par l’acide sulfurique, n’obtient-on que du sulfate de bioxyde et du cuivre métallique.

Le sulfate de bioxyde est sans odeur, de saveur styptique, vé- Ses propriétés, néneux, soluble dans 2 fois son poids d’eau bouillante, dans 4 fois son poids d’eau à -)-150, cristallisable en prismes obliques à bases de parallélogramme obliquangles, transparents, d’un beau bleu, souvent volumineux, retenant 5 atomes ou 36,07 sur 100 d’eau de cristallisation, et légèrement efflorescents.

Abstraction faite des propriétés caractéristiques des sulfates déjà signalées; il possède celles-ci, que nous n’avons pas encore en l’occasion de faire connaître, et qui caractérisent les sels de bioxyde de cuivre. Sa dissolution produit :

Avec la potasse caustique, — - la soude — ■

un précipité bleu, insolu- ) ble dans un excès d’al- 'hydrate de bioxyde, cali , . . )

(un précipité blanc bleuâtre de sous-sulfate que l’excès d’alcali redissout immédiatement, en se colorant en bleu.

— les carbonates de po- 1 tasse et de soude, J

un précipité blanc bîeuâ- I tre, . . . .(

carbonate de bioxyde.

— le cyanure jaune de )

potassium ,....(

— l’acide suif hydrique j

et les sulfbydrates > alcalins, )

brun marron,

I cyanure de cuivre ferre-»

gineux.

noir ,

bisulfure de cuivre.

Une lame de fer ou de zinc plongée dans cette meme dissolution, s’y recouvre d’une couche de cuivre.

Il est, aussi bien que le sulfate de fer, un produit de grande sa prépas atiom fabrication, ou provient de certaines opérations exécutées en fabrique :

De l’évapo ration des eaux naturelles qui le tiennent en dissolution;

Du grillage de certains sulfures, dont l’oxygène de l’air acidifie le soufre et oxyde le métal ;

De la calcination de lames de cuivre saupoudrées de soufre, suivie de leur immersion dans l’eau, alors qu’elles sont encore rouges de feu. Le sulfure de cuivre produit tout d’abord, absorbe l’oxygène pendant la seconde partie de l’opération, puis Peau dissout le sulfate formé sans attaquer le sulfure ;

Du traitement par l’acide sulfurique étendu, des carbonates de cuivre naturels;

De l’affinage de l’argent, opération qui consiste essentiellement h dissoudre l’alliage d’argent et de cuivre dans l’acide sulfurique concentré, puis à précipiter l’argent au moyen de lames de cuivre, tandis que le sulfate de cuivre formé reste dans les liqueurs.

Sa purification. La purification de celui que le commerce fournit, est souvent rendue nécessaire par l’existence du sulfate de fer.

Certains sulfates de cuivre, et plus particulièrement celui connu sous le nom de vitriol bleu de Salzbourg, en renferment une énorme proportion; on reconnaît que le sulfate de cuivre contient du fer, à ce que sa solution aqueuse, additionnée de chlore qui peroxyde le fer, puis d’ammoniaque qui précipite les deux oxydes à l’état d’hydrate, laisse un dépôt de peroxyde de fer, insoluble dans l’ammoniaque.

Pour l’en priver, on le dissout dans l’eau bouillante légèrement additionnée d’acide azotique, destiné à peroxyder le fer; l’on fait bouillir avec un excès d’hydrate de bioxyde de cuivre; l’on filtre; l’on concentre, et l’on fait cristalliser.

L’azotate de cuivre produit, reste tout entier dans les eaux mères.

À défaut d’hydrate de bioxyde tout préparé, on pourrait, ainsi que nous l’avons vu faire pour le sulfate de zinc, verser dans la dissolution bouillante quelques gouttes de potasse ou de soude caustiques; afin que ces bases déplacent le peroxyde de fer, de préférence au bioxyde de cuivre plus basique, et aussi que la portion de bioxyde précipitée, concourt aumême résultat.

* S’il arrivait que le sulfate de cuivre contînt du sulfate de zinc,

ce qui arrive précisément encore au vitriol bleu de Salzbourg,

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