DU SULFATE DE CUIVRE AMMONIACAL
il faudrait le rejeter; car la séparation de ce sel étranger offrirait de grandes difficultés, des dissolutions et des cristallisations multipliées n’amenant jamais qu’un départ imparfait.
Quand une dissolution bouillante de sulfate de cuivre mélangé de sulfate de zinc est additionnée de potasse ou de soude caustiques en excès, les oxydes de cuivre et de zinc sont précipités, mais celui-là pour rester insoluble, celui-ci pour se redissoudre, en sorte que la liqueur alcaline filtrée, puis neutralisée par les acides sulfurique, azotique ou chlorhydrate, se comporte avec les réactifs à la manière des dissolutions de zinc ; les sels de potasse ou de soude qui s’y trouvent ne troublant en aucune manière les réactions. (Voir page 106.)
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Ce composé semble résulter de l’association du sulfate d’am- sa moniaque, avec une combinaison particulière de bioxyde de cuivre comP°sUion* et d’ammoniaque, dans laquelle le bioxyde jouerait le rôle d’acide. On le peut représenter par cette formule :
(2AzH3),S03+H20 + (2AzH3),CuO
Sulfate d’ammoniaque. Cuprate d’ammoniaque.
Il est solide, cristallin, d’une belle couleur bleue, de saveur Ses propriétés, métallique, soluble dans l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique, azotique ou sulfurique. Sa dissolution se comporte avec les réactifs, à la manière des sels de bioxyde de cuivre, en même temps que lui-même, trituré avec de la chaux vive humectée d’eau, indique l’existence de l’ammoniaque.
La teinte bleu foncé fait place à une teinte bleu ciel, quand on le conserve dans des flacons bouchant mal ; à une teinte verte quand on l'expose à l’air. Dans le premier cas, il ne perd que de l’ammoniaque; dans le second, il perd tout à la fois de l'ammoniaque et de l’eau. L’eau le décompose.
Le procédé de préparation qu’adopte le Codex est celui-ci :
Prenez : sulfate de cuivre pur 100 gr.
ammoniaque q : S ; Sa préparation
Réduises le sulfate en poudre fme; introduisez-ledans un flacon
254 42e LEÇON.
à l’émeri, versez dessus de l’ammoniaque liquide, jusqu’à complète dissolution, ajoutez à celle-ci un volume égal au sien d’alcool à 38°, agitez quelques instants, laissez reposer.
Au bout de 24 heures, il se sera formé un dépôt cristallin, que vous séparerez par décantation, que vous sécherez en le comprimant entre des feuilles de papier non collé, et qu’enfin vous enfermerez dans des flacons susceptibles d’être très hermétiquement bouchés.
Si la dissolution ammoniacale étant introduite dans un flacon étroit et profond, on versait de l’alcool à la surface, de manière à ce que le mélange ne se fit que couche par couche, les cristaux seraient plus volumineux.
Le sulfate de cuivre ammoniacal, que l’on obtient en faisant passer un courant de gaz ammoniac au travers d’une dissolution saturée et chaude de sulfate de cuivre, jusqu’à ce que celle-ci cesse de l’absorber, et recueillant les cristaux qui se forment par le refroidissement, n’est peut-être pas identique au précédent, et ne saurait lui être substitué.
Dei'eau céleste. Pour l’eau céleste, le Codex prescrit de dissoudre 0g,05 de sulfate de cuivre cristallisé dans 32 gra d’eau distillée, de filtrer, et d’ajouter peu à peu de l’ammoniaque dans la liqueur, jusqu’à dissolution du précipité d’hydrate ou de sous-sulfate qui se produit d’abord j cette solution offre nécessairement une grande analogie de composition avec le sulfate de cuivre ammoniacal, et semble n’être autre chose que ce même composé, dissous à la faveur du grand excès d’ammoniaque. Peut-être cependant, que tout l’acide sulfurique s’y trouve combiné avec de l’ammoniaque,; et l’oxyde de cuivre, à l’état d’ammoniure ou de cuprate d’ammoniaque.
Mes &mif€§ies €ie mercure.
Le protoxyde et le bioxyde de mercure se combinent avec l’acide sulfurique, celui-ci même en deux proportions, pour former un sulfate neutre et un sulfate basique, l’un et l’autre employés en médecine.