DES SULFATES DE MERCURE
Sulfate de protoiydeHg20,SQ5=[^‘“5ut|?u’1.ique>
- de bioxyde Hg0,S03 = { Sulfurique,
- de bioxyde tribasique (3Hg0),S03 = j Adde^sulfurique /soîjlMI
Leurs
compositions,
Le sulfate de protoxyde est pulvérulent, blanc ou d’un blanc Leurs légèrement grisâtre, inaltérable à l’air, soluble dans 287 fois propuu' 131 son poids d’eau bouillante, laquelle du reste n'en altère ni la couleur, ni la constitution.
Le sulfate neutre de bioxyde est pulvérulent, blanc, inaltérable à l’air, décomposable par beau qui le transforme, surtout à chaud, en sulfate très acide incolore, soluble dans l’eau, cristallisableen aiguilles, et en sulfate tribasique de couleur jaune et insoluble dans l’eau.
Celui-ci constitue le turbith minéral ; le nom de turbith lui a été donné en raison de sa ressemblance de couleur avec la poudre de racine de turbith ( convolvulus (urpethum ). On le doit préparer avec du sulfate de bioxyde, exempt de sulfate de protoxyde, puisque celui-ci altérerait la teinte et la constitution du produit -, et de plus, le laver jusqu’à ce que les eaux de lavage sortent neutres aux réactifs colorés.
On peut obtenir le sulfate de protoxyde, en chauffant sans Leur faire bouillir, de l’acide sulfurique et du mercure, de manière î’lépaiJt1011, à transformer entièrement celui-ci en une poudre blanche, laissant déposer, décantant.
Cependant, comme ce procédé ne fournit guère qu’un mélange de sulfate de protoxyde eide sulfate de bioxyde, d’où vient que la poudre traitée par l’eau bouillante, produit une solution de laquelle le chlorure de sodium précipite le protoxyde à l'état de protochloi ure, tandis qu’il n’en précipite pas le bioxyde j un meilleur moyen d’obtenir du sulfate de protoxyde, consisterait à verser dans une solution d’azotate de protoxyde, un léger excès de sulfate de soude.
Au reste, son principal usage était de servir à la préparation du protochlorure de mercure, et nous avons vu, en traitant de ce composé, qu’on préférait actuellement, employer le bichlorure et le mercure métallique.
Leur
préparation.
Sa
composition.
256 42e leçon.
Pour le sulfate de bioxyde, on introduit dans une cornue en grès îutée et portant à son col un tube destine à conduire les gaz et les Tapeurs sous une cheminée tirant bien, ou dans un vase rempli de matières alcalines, 500 p. de mercure et 600 p. d’acide sulfurique concentré, ou mieux, suivant MM. Guibourt et Soubciran, 667 même 750 p. d’acide; l’on chauffe modérément au début, plus fortement ensuite, et l’on continue jusqu’à cessation de toute vapeur, de tout dégagement de gaz; on laisse refroidir; on brise la cornue; on en retire le sulfate, et, s’il en est besoin, on en achève la dessiccation dans un vase en fonte ou en grès, à une température incapable de le décomposer.
On juge qu’il est exempt de protoxy de ou plutôt de sulfate de protoxyde, à ce que ses eaux de lavage ne sont nullement troublées par le chlorure de sodium ; au cas où il en contiendrait, il faudrait de nouveau le faire bouillir avec de l’acide sulfurique.
Nous renverrons pour la théorie de ces opérations, à ce que nous en avons dit en traitant de la préparation de l’acide sulfureux.
SBe t’Atwto.
Sous le nom d’alun on désigne un sel résultant de l’union du sulfate d’alumine, tantôt avec le sulfate de potasse, tantôt avec le sulfate d’ammoniaque, et plus souvent avec ces deux sulfates.
On distingue celui à base de potasse, de son analogue à base d’ammoniaque, à la propriété que possède le premier de ne pas laisser dégager d’ammoniaque au contact de la potasse humide, de fournir pour résidu de sa calcination, de l’alumine mélangée de sulfate de potasse que l’eau enlève.
On distingue l’alun à base de potasse et d’ammoniaque, des aluns qui ne contiennent que l’une de ses bases, à ce qu’il dégage de l’ammoniaque avec la potasse, en même temps qu’il laisse un résidu en partie formé de sulfate de potasse, quand on le calcine.
L’alun cristallisé à base de potasse, a pour formule :