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ment, toutes les feuilles, toutes les fleurs fraîches, sont simplement broyées dans un mortier en marbre.
Les pommes de terre.
Les racioes de carotte et de patience.
Les bulbes d’ail, sont simplement râpées.
Mais les tamarins, les parties intérieures détachées des gousses de casse, en appuyant l’une des sutures longitudinales de ces fruits sur un point résistant, puis frappant sur l’autre des coups secs jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent, sont placés dans des pots en faïence avec quelque peu d’eau, et mis en digestion sur des cendres chaudes jusqu’à ramollissement parfait.
Les cynorrhodons récoltés un peu avantleur parfaite maturité, sont privés, tant du limbe du calice et de l’extrémité renflée du pédoncule , que des grains osseux (akènes) et des poils intérieurs 5 fendus par la moitié, arrosés avec du vin blanc, maintenus dans un lieu frais, avec le soin de les remuer de temps à autre, encore jusqu’à ce qu’ils soient convenablement ramollis, et finalement broyés dans un mortier en marbre.
Les pruneaux, les dattes et les jujubes, privés de noyaux, les oignons de lis et de scille, les oignons communs, les espèces émollientes, les racines d’année et de guimauve , sont exposées au -dessus d’un diaphragme percé de trous, après les avoir recouverts d’un linge épais qui prévient la déperdition des principes volatils et concentre la chaleur, à l’action de la vapeur d’eau, finalement aussi broyés dans un mortier.
La décoction au milieu de l’eau, recommandée par quelques pharmacoiogistes, pourrait ne pas produire les mêmes résultats que l’exposition à la vapeur , témoin la différence de saveur très grande, qu’on observe entre les pommes de terre cuites dans l’eau, et celles cuites à la vapeur ; celles-ci ont une âcreté que les autres n’offrent pas, privées qu’elles sont, sans doute, de quelque principe âcre, soluble dans l’eau.
Si par une cause quelconque, il arrivait que les pulpes fussent trop liquides, on les pourrait chauffer au bain-marie. En agissant ainsi , on observe qu elles acquièrent du liant , parce que 1 albumine végétale en se coagulant, les principes amylacés en formant empois, les débris des tissus vasculaire et cellulaire, en
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mais il ne faudrait se ramollissant, empâtent davantage la mas^ * aucun pour
pas perdre de vue, que la coction, sans inconvéme^ * ^action les pulpes préparées avec des matières qui déjà ont subi * ^
de la chaleur, avantageuse même aux pulpes d’oignon commun et de scille qu’elle prive d’une partie de leur âcreté , pourrait nuire à d’autres. Les pulpes de carotte et de patience.
destinées au traitement externe des maladies cancéreuses, perdraient notamment alors de leurs propriétés -, et il en serait de même de celles de cochléaria et de cresson, parce que leur huile essentielle toute formée serait volatilisée, parce que l’action de la matière albumineuse, sous l’influence de laquelle il s’en pourrait développer une nouvelle quantité, serait annihilée.
Les pulpes, et de préférence celles qu’on obtient sans l’intervention de la chaleur, qui les rend plus liées, plus homogènes, moins disposées à se liquifier, qui de plus fait perdre aux ferments tout ou partie de leurs propriétés, et modifie en la coagulant l’albumine végétale, sont des médicaments d’une très facile altération. La nature de leurs principes constituants, presque tous gommeux, amylacés ou sucrés, la présence d’une forte proportion d’eau, l’état en quelque sorte spongieux de la masse, l’interposition forcée de l’air, pendant la pulpation, en rendent parfaitement raison.
Quoi que l’on fasse , on ne peut guère les conserver , aussi ne doit- on les préparer qu’au moment de les administrer, ou de les faire entrer dans d’autres médicaments, comme les électuaires, les conserves, etc.