ET DES SUCS AQUEUX EN PARTICULIER
On donne le nom de sucs aux produits liquides naturellement renfermés dans les végétaux.
L’étude de ces très nombreux produits comprend celle :
De leur composition , De leurs procédés de dépuration ,
De leurs procédés d’extraction , — — de conservation.
composition. Pour en bien connaître la composition, il faudrait pouvoir étudier comparativement, dans tous les végétaux, la sève, espèce de chyme végétal que les plantes tirent du sol; la sève élaborée, espèce de sang artériel, qu’elles produisent en modifiant la sève primitive ; chacun des liquides que leurs organes sécréteurs séparent du précédent , ou pour les rejeter au dehors comme inutiles ou dangereux, à l’exemple de la sueur, et de Turine chez les animaux, ou pour les tenir en réserve pour des usages encore peu connus, à l’exemple de la bile , et des fluides prostatiques et pancréatiques, chez ces mêmes animaux.
Malheureusement , il n’en est pas des végétaux comme des animaux, dont on peut se procurer isolément et le sang veineux et le sang artériel, par la saignée d’une veine ou d’une artère ; la bile par l’ablation de la vésicule biliaire après l’autopsie.
L’anatomie des végétaux est encore trop imparfaite, les vaisseaux qui livrent passage à leurs sucs, les réservoirs qui les conservent en dépôt, trop petits ou trop peu connus dans leurs situations respectives. A l’exception de la sève que l’on se procure à peu près pure, en pratiquant à la tige d’un arbre dycotylédoné en pleine végétation, une incision qui pénètre jusqu’aux vaisseaux séveux accumulés aux environs de l’étui médullaire, puis faisant écouler au dehors, au moyen d’un tube, le liquide