DIS PROPRIETES DES HUILES ET DES GRAISSES
moyen d’un tamis qui permet de la répandre également à la surface de la matière, une par lie de litharge eu poudre fine.
On continue de chauffer, sans cesser un seul instant d’agiter, jusqu’à ce que la masse ern plastique ait acquis une couleur brune foncée; on y ajoute un quart de partie de poix noire, préalablement fondue et passée au travers d’un linge; et quand celle-ci est fondue, on retire du feu, on laisse déposer, on décante; au besoin, on passe au travers d’un linge, et finalement on coule l’emplâtre, ou dans des pots ou dans des moules.
Il faut avoir soin :
lo De faire usage d’une bassine d’une grande capacité, parce que les gaz qui se développent produisent une boursouflure considérable ;
2° De n’employer que de la litharge parfaitement sèche, parce que le contact de l’eau et d’une matière grasse très chaude, en produisant instantanément une quantité considérable de vapeur d’eau, pourrait amener une projection de matière dangereuse pour l’opérateur;
3° D’employer un fourneau tellement disposé, que les gaz inflammables et les vapeurs huileuses dégagés, ne puissent en pénétrant dans le foyer, s’enflammer.
L’addition de la poix noire, a pour objet de rendre plus stable la couleur du médicament, d’empêcher celui-ci de blanchir au moins à la surface. L’acétate de plomb, qui résulte de la combinaison d’une portion de l’acide acétique, produit sous l’influence de la chaleur aux dépens des éléments du corps gras, avec une portion de l’oxyde de plomb, en même temps que les acides oléique margarique et stéarique tendent de leur côté à former d’autres combinaisons plombiques, paraît être la cause principale de cette décoloration. Il vient se rassembler à l’extérieur et s’y effleurir, de même que pareil effet a lieu pour le carbonate de soude dans le savon amygdaîin.
Lorsque l’on prépare de la pommade oxygénée suivant le Action procédé du Codex, en ajoutant par petites portions successives des t^eesetaz0<" 64 gr d’acide azotique marquant 32° Baume, à 500 gr d’axonge hypoazotique. préalablement liquéfiée, dans un vase de porcelaine ou de terre non vernissée; agitant avec une baguette en verre; chauffant le Tom. I.. H
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mélange jusqu’à ce que des bulles de gaz nitreux, reconnaissables à leur odeur et à la teinte rouge qu’elles présentent , en reproduisant de l’acide hypoazotique au contact de i’air, commencent à se dégager; retirant du feu ; laissant reiroidir sans cesser d’agiter, et définitivement coulant dans des moules en papier la matière ramenée en consistance de miel; on produit nécessairement des réactions analogues à celles qui résultent du traitement de l’oléine , de la margarine , ne la stéarine ou des matières grasses complexes formées de ces principes, par l’acide
azotique et par l’acide hypoazotique.
Or, les expériences de MM. Chevreul, Berzélius, etc., ont appris, que Faxonge traitée par l’acide azotique, donne naissance :
A de l’eau , A de l’acide oxalique ,
— de l'acide carbonique , / — acétique ,
— une matière coiorante jaune, — des acides oieique, marganque et
— • de l’acide maiique , stéarique.
On sait de plus, que, d’après MM. Felouze et Boudet, l’acide hypoazotique, employé eu petite quantité, transforme en eiaidîne : l’oieme, la margarine et la stéarine de Faxonge; en acide élàidique : Facide oieique, Facide margarique et 1 acide stéarique, au moins quand cette oléine, cette margarine et cette stéarine sont mélangées entre elles, et quand les acides correspondants le sont egalement entre eux ; car à i état de pureté absolue, il paraîtrait (chose singulière), que ces transformations cesseraient de se produire. JFar conséquent, tout porte a penser que la pommade oxygénée , en outre de Facide azotique interposé, renferme :
De Facide maiique ,
— oxalique ,
— aeeuque,
Une matière commute jaune , lie i’eiaidiue,
De l’acide éiaidique ,
lit peut-être des acides olèique,
— — margarique ,
— — steanque.
C’est à la matière jaune, qu’est due la teinte de cette pommade bien préparée; car, lorsque Facide azotique réagit trop profondément, la teinte jaune est remplacée par une teinte brune, une matière ires carbonée se trouvant produite.
C’est a la présence des acides azotique, oxalique, maiique, acétique, qu'est due ia saveur fortement acide de cette pom-
made»