‹ Cours complet de pharmacieChapitre 45 sur 103 · DES ONGUENTS · texte numérisé non relu

DES ONGUENTS

A cet effet, ou bieo, suivant l’indication du Codex, on les Purification

r . .. 1. . . des gommes*

lait dissoudre dans 1 alcool à 2 l°(Larüer)— 56° centésimaux, ou résines, filtre la dissolution au papier, on distille de manière à recueillir la presque totalité de l’alcool, que la présence des huiles volatiles qu’il entraîne, oblige à conserver pour d’autres opérations du même genre, et l’on achève l’évaporation au bainmarie, jusqu’à consistance pilulaire.

Ou bieo, on les dissout dans du vinaigre, et l’on évapore à l’aide d’une douce chaleur, la dissolution filtrée; ou bien encore, on les chauffe avec une petite quantité d’eau, de manière à les faire entrer en fusion, on passe avec expression au travers d’un linge l’espèce d’émulsion qui en résulte, et l’on enlève la masse résinoïde solidifiée à Sa surface du liquide, après son entier refroidissement.

Ce procédé est le plus économique, mais il opère moins bien que les autres, la séparation des impuretés; le second offre l’inconvénient de laisser dans le produit, les principes fixes du vinaigre et même un peu d’acide acétique : le premier opère, aussi parfaitement que possible, la dépuration, sans altérer en rien le résidu ; il mérite par conséquent la préférence.

Les matières premières qui doivent faire partie d’un onguent pe leur quelconque étant données et pesées , préparation.

Tantôt il suffira de les triturer ensemble. Ainsi, prépare-ton : Par trituration

Le digestif simple, en triturant 649 parties de térébenthine, 2 Digestif , jaunes d’œufs, puis, ajoutant 169 parties d’huile d’hvpericum; simple*

Le digestif animé, en ajoutant à 125 parties de styrax li- Digestifanimé. quide, 12 parties de digestif simple, et triturant ;

L’onguent brun, avec onguent basilicum, 64 parties, L>i- onguent brunoxyde de mercure, 4 parties.

Tantôt on fait liquéfier à une douce chaleur les matières so- Par fusion» lides fusibles - graisses, cire, résines, baumes, en observant que la cire favorise la fusion des résines et de leurs analogues, d’où vient qu’elle doit en général être chauffée en meme temps que celles-ci, tandis que les huiles et les graisses la retardent, d’où vient aussi qu’il faut, en général, ne les ajouter qu’a près la fusion complète du mélange de cire et de matières résineuses.

On passe au tamis au travers d’un linge,, avecousans expression,

Basilicum.

Onguent

deciroëne.

Onguent de ciguë.

2 \ 4 1 5e LEÇON.

S’il a été prescrit d’employer des huiles volatiles ou des poudres, on attend, pour les incorporer, que le mélange soit assez refroidi pour ne pas volatiliser les premières, altérer celles des secondes qui seraient altérables; et finalement ,

S’il est de consistance molle, on coule l’onguent dans un pot, et on l’y agile jusqu’à ce qu’il s’y soit en grande partie solidifié, afin que les matières interposées, et aussi la stéarine, la cire, etc., etc., ne s’en puissent précipiter, sans toutefois dépasser le terme voulu, car alors l’interposition de l’air pourrait, à son tour, devenir pour le médicament une cause d’altération :

S’il offre une grande consistance, on le malaxe entre les mains, ou sur une table huilée ou mouillée, suivant qu’il renferme ou non des principes solubles dans l’un ou dans l’autre de ces deux véhicules. Leur dissolution dans le liquide employé comme intermédiaire, en épuiserait d’autant l’onguent. Quand on n’apercoit plus de grumeaux dans celui-ci, quand la masse est parfaitement homogène, on forme en magdaléons.

Nous donnerons pour exemples la préparation des onguents basilicum, de ciroëne, de ciguë ; ou les prépare :

Le basilicum, en faisant liquéfier à une douce chaleur , dans une bassine en cuivre , 64gr de poix noire et autant de colophane , ajoutant 64gr de cire jaune , puis 250gr d’huile d’olive, et passant;

L'onguent de ciroëne, en liquéfiant comme ci-dessus, delà poix noire, delà poix de Bourgogne, de la cire jaune, ajoutant du suif ; passant avec expression aussitôt que celui-ci est fondu, et, dans la masse à demi-refroidie, incorporant très exactement, par trituration , les poudres de bol d’Arménie, de minium, de myrrhe et d’encens;

L’onguent de ciguë, en faisant fondre, encore comme il a été dit précédemment, de la résine, de la poix blanche, delà cire jaune; ajoutant de l’huile rie ciguë , des feuilles fraîches et contusées de ciguë; chauffant jusqu’à consomption de toute humidité, passant avec expression; reportant le composé onguentaire sur le feu , l’y maintenant assez longtemps pour que les matières en suspension aient pu se déposer; séparant le dépôt par décantation ou autrement; et dans l’onguent dépuré

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