‹ Cours complet de pharmacieChapitre 47 sur 103 · LEǰN · texte numérisé non relu

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dans une petite quantité d’eau, maintenant sur un feu doux jusqu’à ce que toute l’eau employée à la dissolution du sel soit évaporée, laissant refroidir et malaxant. Pour prévenir adhérence, oo se sert d’huile plutôt que d’eau ; celle-ci tendant a dis-

soudre le sulfate de zinc. .

Pour l’emplâtre diachylon gommé, on fa.t liquider separe-

111 ol "l’emplâtre simple et de la cire, de la poix Manche et de la térébenthine, l’on passe le second mélange au travers d un linge, on l’ajoute au premier, et dans le produit de leui îean encore chaud, l’on fait fondre de la gomme-rcsinc ammomaqu , du hdelium , du sagapenum, du galbanum ; purifies au m )

de l’alcool, et ramenés par l’évaporation eu consistance pilu-

laire , on laisse refroidir, on malaxe et 1 on forme en mage -

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Enfin, l’emplâtre mercuriel ou de \ igo cum met cm toJ se pie

pare- de la manière suivante : . . , «

On fait liquéfier de l’emplâtre simple, de la «arc jaune, , de a

poix noire purifiée ; on y incorpore par aituia lon ' u ’

de la gomme ammoniaque, du bdellium de l’oUban, de la myrrhe, réduits en poudre fine, et quand le mélangé grande partie refroidi, on y ajoute :

" D’abord de l’huile volatile de lavande, puis le produit de l’extinction complète du mercure, dans un mélangé de styrax

liquide et de térébenthine. . . .

Cet emplâtre nouvellement préparé, présente une teinte jaune

qu’il doit à la matière colorante du safran, sa teinte jaune est d’autant plus intense qu’on l’a malaxé pins vite et avec une plus petite quantité d’eau, elle ne tarde pas a être remplacée pai u teinte ardoisée due au mercure très divisé.

Il arrive à des manipulateurs peu consciencieux, de n y pas introduire la proportion de mercure que prescrit le Codex : on reconnaît cette fraude, à la teinte grise peu foncée du mélangé, et surtout à sa moindre densité; pour la déterminer, on opéré ainsi qu’il a été dit, en traitant de la pommade mercurielle, au moyen d’une liqueur, d’une densité telle, que 1 emplâtre bien préparé s’y enfonce, que l'emplâtre ma! prépaie la surnage.

DLS ECUSSONS.

La préparation des emplâtres composés ne semble devoir composition donner lieu à aucune réaction, si ce n’est celle de l’emplâtre (les emplâtres, diapalme, dans lequel le sulfate de zinc et les sels de plomb peuvent se décomposer mutuellement; encore est-il vrai de dire, que l’état solide des corps en contact, doit rendre fa décomposition fort incomplète, lis constituent des médicaments très peu altérables, et se conservent fort longtemps enveloppés de papier et renfermés dans des boîtes, des tiroirs ou des pots.

Lorsque les composés emplastiques ou onguenlaires dont nous venons de nous occuper, ou d’autres matières médicamenteuses plus ou moins analogues , sont étendus à la surface de tissus, on a ce que l’on nomme en pharmacie :

Des écussons,

— sparadraps,

— toiles médicamenteuses,

— papiers • ! médicamenteux.

Pour toutes ces préparations, les matières médicamenteuses devront, le plus possible, être étendues en couches d’épaisseur parfaitement égale dans toute leur étendue, être lisses à leur surface, et offrir une consistance telle, que le tissu qu’elles recouvrent reste maniable et flexible sans qu’elles s’en détachent.

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L’on donne le nom d’écussons et plus communément celui d’emplâtres, aux préparations de ce genre, que l’on obtient en étendant à la surface d’un tissu quelconque, une matière médicamenteuse, destinée à être appliquée sur quelque partie du corps, déterminée et circonscrite.

Tantôt on étend la matière avec le pouce, que de temps à autre on mouille, afin qu’elle n' v adhère pas, puis à l’aide d’une pointe de couteau on en régularise les contours.

Ainsi fait-on les écussons ou emplâtres avec la poix de Bourgogne, l’onguent de ciguë, le diachylon gommé.

Tantôt on l’étale avec une spatule, un rouleau, etc. - mais

comme alors il serait fort difficile que ses bords fussent régulièrement terminés, on commence par recouvrir le tissu d’une plaque en fer-blanc , percée d’une ouverture de grandeur convenable, ou à son défaut d’une feuille en papier découpé; on remplit de matière médicamenteuse le vide laissé par le moule ou par la feuille, l’on retire le moule et l’on coupe le tissu tout au tour de l’emplâtre proprement dit, à la distance nécessaire.

Ainsi prépare-t-on l’emplâtre de thériaque avec une spatule ; les emplâtres dits vésicatoires, au moyen d’un rouleau.

Enfin, quelquefois, on borde les écussons de diachylon gommé dans le but d’empêcher la matière du centre de s’étendre au delà des limites qui lui ont été tracées, et de permettre à l’emplâtre d’adhérer à la peau. Les emplâtres d’extrait d’opium ou de ci’ guë, même l’emplâtre de thériaque, sont habituellement garnis d’un semblable rebord.

Des sparadraps.

Les sparadraps sont des bandes ordinairement en toile, enduites sur l’une de leurs faces, de matières agglutinatives de nature emplastique.

Les conditions essentielles de leur bonne préparation sont celles-ci :

La matière emplastique doit être convenablement agglutinative, assez molle pour que la bande puisse être pliée en tous sens, sans que la couche emplastique s’en détache, assez consistante pour que cette même bande puisse être roulée sur ellemême, sans que les faces en rapport adhèrent entre elles ; en outre, l’épaisseur de la couche doit être égale dans toute son étendue.

La matière médicamenteuse, que l’on fait le plus fréquemment servir à cet usage, mais que l’on peut au besoin remplacer par beaucoup d’autres, est le diachylon gommé auquel on ajoute en hiver, quelque peu d’huile et de térébenthine, dans le but d’en maintenir la consistance à peu près uniforme.

La bande de toile choisie à fil plat, et préalablement repassée, afin de n’y laisser aucun pli, est étendue sur la tablette en bois

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DU TAFFETAS VESICANT, ETC. $5i

garnie d’une plaque polie, en fonte |ou en fer, du sparadrapier. On engage de champ, un couteau enfer A taillé en biseau sur l’arrête inférieure, entre les rainures des montants CG, avec le soin de le soulever d’une quantité proportionnelle à l’épaisseur que l’on veut ménager à la couche emplasiique, au moyen de cartes posées entre la tablette et le couteau, vers les points DD. Cela fait, tandis qu’une personne verse d’un côté du couteau la matière em plastique liquéfiée, de manière à ce qu’elle puisse s’étendre sur toute la toile sans la pénétrer, une autre saisissant cette bande par son extrémité, entre le pouce et l’index de chaque main, la tire à lui, repoussant en sens inverse l’excès d’emplàtre.

Après quelque temps d’exposition à l’air sur des cordes tendues, on coupe les extrémités et les bords de la bande, puis on la roule sur elle-même, sans la comprimer. Quelquefois la toile est maintenue tendue dans une position horizontale au moyen de

métiers qui rappellent tout à fait ceux des brodeurs, et portent comme eux des espèces de peignes armés de dents.

L’on verse l’emplâtre tiède sur l’une de ses extrémités, on l’étale sur toute la bande à l’aide d’un couteau légèrement échauffé, et, s’il en est besoin, on multiplie les couches d’enduit agglutinatif.

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Du taffetas vésicaut, du papier à cautère, de la tuile de mai

et du taffetas d’Angleterre.

On prépare par les mêmes procédés, plus fréquemment toutefois à l’aide du sparadrapier , le taffetas vésicant et le papier à cautère.

Pour le premier, on étend sur une toile cirée, un mélange de cire jaune et d’huile vésicante de cantharides, obtenue en traitant par l’éther, dans un appareil à déplacement, de la poudre de cantharides, distillant et maintenant pendant quelques instants au bain-marie le résidu liquide de la distillation.

Pour le papier dit à cautères, on pose sur la tablette, les unes

16e LEÇON.

au-dessus des autres , un certain nombre de bandes de papier parfaitement ébarbées; on engage le couteau dans les rainures, de telle sorte qu’il s’applique de champ sur ces bandes, et tandis qu’un aide tire rapidement et successivement chacune de cellesci, un autre verse constamment une nouvelle dose d’emplâtre, composée de cire blanche 250p, d’huile d’amandes douces 125p et de térébenthine 22p, de l’autre côté du couteau. On divise ensuite le papier en rectangles, au moyen d’une règle et d’un instrument tranchant.

On pourrait préparer par le même procédé la toile dite de mai, que îe Codex prescrit de recouvrir de la même composition que le papier à cautère ; toutefois, comme il est d’usage de recouvrir ses deux faces de matière onguentaire, on s’y prend autrement.

On plonge dans un vase contenant la matière médicamenteuse liquéfiée au bain-marie, des bandes de toile fine, longues d’un mètre environ et large de 16 à 18 centimètres. Une personne saisit les deux coins d’un même bout, et tire la bande de haut en bas, en la forçant à passer entre deux règles en bois, qu’une seconde personne tient juxtaposées, et qui servent à la débarrasser de l’excès de matière qu’elle aurait entraînée.

Enfin, pour le taffetas d’Angleterre , des bandes de taffetas noir ou rose, sont recouvertes à l’aide d’un pinceau, et à chaud, d’un certain nombre de couches de dissolution, préparée en faisant macérer pendant 24 heures, dans 250 gr d’eau commune , 32gr de colle de poisson divisée en petits morceaux, ajoutant 250 gr d’alcool à 56°°, chauffant au bain-marie, dans un vase couvert, jusqu’à dissolution, et passant au travers d’un linge. Quand la couche de gélatine est suffisamment épaisse, on étend dessus une autre couche de teinture alcoolique concentrée, de baume de Pérou noir- on laisse sécher, et, définitivement, on recouvre le tout d’une nouvelle et dernière couche de dissolution gélatineuse.

On voit, d’après cela, qu’à l’exception du taffetas d’Angleterre et de la toile de mai, les préparations dont dont il vient d’être question, ne différent entre elles, que parce que les tissus et les matières médicamenteuses employées varient; car le mode de préparation est, ou du moins peut être, absolument le même.

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