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Matière
animale...
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des traces.
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D’après le même chimiste, une poire bien mûre du poids de 100 gr., se serait réduite en blettissant à 76 gr. 85; et de deux poires de meme poids, l’une mûre, l’autre blette :
La première aurait donné s
Matière animale. . . » . »
— colorante. .....
Ligneux. ..... ...
Matières gommeuses. ...»
Sucre
Acide malique
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Eau
La seconde
des traces .
DE LA RECOLTE DES PLANTES
Ainsi, abstraction faite des modifications qu’éprouve la matière colorante verte, durant la période de maturation, toutes les substances qui composent les fruits verts se retrouveraient très sensiblement au même état, mais non dans les memes proportions, dans les fruits mûrs.
Ainsi, la somme des matières tenues en solution dans le suc des fruits charnus, irait toujours en augmentant durant cette même période, et avec elle sa densité.
Ainsi, la proportion de matière sucrée irait toujours en augmentant dans les fruits tant qu’ils mûrissent, mais il n’en serait pas de même de leurs autres principes : les uns augmenteraient, notamment l’acide tar trique et le bitartrate dans le suc de raisin, les autres diminueraient de quantité.
Ainsi, enfin, passé le terme de leur parfaite maturité, la proportion de sucre diminuerait dans les fruits.
Les résultats de M. Bérard, ceux de M. Couvercbel s’accordent donc en cela, qu’ils mettent hors de doute l’existence de différences notables entre les fruits d’une même espèce, examinés avant et après la maturation , sinon sous le point de vue de la nature et du nombre, du moins sous celui de la proportion de leurs principes immédiats.
ïl est à penser que des différences d’un autre genre, mais tout aussi importantes, se reproduisent pour les autres organes des végétaux, quoique jusqu’à présent aucune expérience n’ait été faite pour les déterminer. Ce serait un magnifique sujet de travail, je le signalerai d’autant plus volontiers à l’attention des jeunes pharmaciens, que, n’exigeant pas des appareils dispendieux, des réactifs nombreux, mais seulement la possibilité de suivre dans leurs développements les parties sur lesquelles ou expérimenterait , on le pourrait entreprendre dans les localités en apparence les plus défavorables à des recherches de chimie expérimentale.
La nature, la proportion des matières salines elles-mêmes, varient dans les végétaux avec l’âge j par exemple, le sulfate de chaux, abondant dans la jeune bourrache, s’y trouve plus tard remplacé par le sulfate et l’azotate de potasse.
Les jeunes végétaux et les plantes herbacées sont infiniment
20 ire LEÇON.
plus riches en sels solubles, que ne le sont les végétaux plus âgés, el les arbres : ceux-ci sont à leur tour plus riches en sels insolubles, tels que les phosphates et les carbonates terreux.
Les différences en ce genre sont parfois tellement prononcées, que M. Berthier a retiré de 100 parties de jeunes pousses de chêne 2P, 5 de cendres et 0,15 de sels solubles ; de 100 parties d’écorce du même arbre, 6P de cendres et seulement 0,05 de sels solubles.
Aussi, les plantes herbacées sont-elles employées exclusivement à la fabrication du carbonate de potasse, que l’on sait constituer en grande partie le résidu de leur incinération, et provenir de la décomposition, par la chaleur, des acides organiques qu’elles renfermaient, naturellement combinés avec la potasse.
Ces différences proviennent tout à la fois de ce que les sucs aqueux, répandus dans les végétaux et plus ou moins chargés de sels solubles, y sont moins abondants pendant la vieillesse, que pendant le jeune âge, et de ce que les sels insolubles, déposés à diverses époques entre les fibres ligneuses, s’y accumulent sans cesse, attendu que l’eau de végétation, non plus que les pluies, ne les peuvent en [rainer.
;afiucnce de ré* L’état de santé n’est pas non plus sans influence, puisque la deSaVaisonf1 maladie produit inévitablement l’altération des organes , et par suite la modification des principes immédiats qui s’y étaient développés.
Les végétaux ne devront donc être récoltés que dans un état parfait de santé. Cependant, si l’on considérait le seigle ergoté comme un produit morbide, et non, ainsi que le pense la presque totalité des physiologistes, comme un véritable champignon, le sclerotium clavus de Decandolle, développé sur lapiantc dans des conditions particulières ^ il faudrait, relativement à sa récolte , admettre une exception à la règle que nous venons de poser.
Enfin, on ne peut nier l’influence de la saison , quand on voit les plantes récoltées par un temps sec et chaud, se conserver infiniment mieux que celles récoltées par un temps humide et froid -, Peau distillée de fleur d’oranger être infiniment plus odorante, plus aromatique, moins sujette à s’aigrir, à devenir visqueuse,
DE LA RÉCOLTE DES PLANTES. 2i
quand elle est préparée avec les fleurs récoltées dans une saison
sèche, que lorsqu’elle l’est avec des fleurs récoltées dans une
saison pluvieuse.
D’ailleurs, attendu qu’il n’en est pas des végétaux ainsi que des animaux, dont la vie, sauf quelques rares exceptions, se prolonge plusieurs années sans perte d’organes ; comme parmi les plantes, il en est un grand nombre qui ne vivent pas au delà dune année, certaines, que le même mois voit naître, se développer et mourir; comme à la fin de chaque année, les plantes bisannuelles et vivaces perdent toutes leurs tiges, les arbres et les sous-arbrfsseaux leurs feuilles,* comme les bourgeons, les feuilles et les fruits ne se montrent jamais au même moment sur le végétal, le pharmacien risquerait de ne plus rencontrer les plantes qu’il devrait récolter, ou de ne les plus rencontrer pourvues des organes qu’il en devrait détacher, s’il, ne tenait compte de la saison.
Plusieurs auteurs, et notamment Mathias Lobel, dans le dispensaire de Vaîerius Gordus, Schrœder, MM. Guibourt et Henry, Chevallier et Idt, dans leurs pharmacopées si justement estimées, ont publié des tableaux indiquant, mois par mois, la liste des plantes que le pharmacien récolte. Nous renverrons à leurs ouvrages, non toutefois sans faire observer que les indications qu’ils renferment sont applicables aux seuls pays pour lesquels elles ont été données; la meme plante, sous des climats divers, ayant une longévité différente, et complétant à des époques diverses , le développement de ses organes.
Sous le climat de Paris, on ne récolte aucune plante médicinale durant les mois de janvier et de février.
En mars et en avril, on n’y récolte guère que les bourgeons de peuplier et de sapin, que les fleurs
De narcisse, De tussilage,
pecher, — violettes.
' novembre, et surtout en décembre, la végétation annuelle terminée n’y laisse en bon état, que :
Les bulbes de colchique,
Les écorces de chêne, de garou, de marronnier, d’orme, de saule.
L agaric de chêne.
2e LEÇON.
Ce sont les mois de juin, de juillet, d’août et de septembre, qui sont pricipalement consacrés à la récolte.
Ils fournissent la presque totalité des feuilles, des fleurs, des sommités fleuries, des fruits et des semences.
IIe LEÇON®
SUITE DE LA PRÉCÉDENTE
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