‹ Cours complet de pharmacieChapitre 57 sur 103 · ET SPÉCIALEMENT · texte numérisé non relu

ET SPÉCIALEMENT

îte JÈfoluttons Mm rean.

Les eaux distillées et les alcoolats ne peuvent évidemment contenir que les principes des matières médicamenteuses mises en expérience, qui seraient susceptibles de passer à la distillation soit avec l’eau, soit avec l’alcool. Mais, quand au lieu de distiller sur ces matières ou sur leurs analogues, de l’eau ou de l’alcool, on les met en contact avec ces liquides, ou quelques autres également capables de les dissoudre en totalité ou partiellement, on produit des médicaments tout différents de ceux que nous venons d’étudier $ des solutions dans lesquelles peuvent existera la fois, et des principes médicamenteux volatils, et des principes médicamenteux fixes.

De là, une nouvelle et très nombreuse série, à laquelle se rattachent tous les médicaments liquides, résultant de la solution des matières médicamenteuses dans un véhicule quelconque, et notamment :

Les solutions dans l’eau,

— l’alcool,

— — l’éther ,

— — le vin ,

Les solulions dans la bière ,

— — le vinaigre,

— ~ les huiles volatiles,

Et — — — fixes.

Des Solutions dans l’eau.

Sous des dénominations fort différentes, on prépare en pharmacie un grand nombre de solutions qui toutes ont l’eau pour véhicule.

L’on y donne en effet :

Le nom de bouillons ^ par comparaison avec les bouillons alimentaires, à toutes celles de ces solutions qui résultent du traitement par l’eau bouillante des matières animales.

19e ET 20e LEÇONS.

Celui de tisane dérive du mot grec 'EfTlGCtVH, orge mondée parce que, dans l’origine, l’orge servait de préférence à leur préparation, à toutes celles que les malades prennent en boissons habituelles, sans toutefois qu’elles aient pour base des matières animales; car, dans ce cas, elles constitueraient de véritables bouillons.

Celui à’apozème^ dérivé du mot grec décoction, parce

que pendant longtemps on ne lésa préparées que par décoction ; à toutes celles qui, de même que les précédentes, exemptes de matières animales, doivent être administrées en deux ou trois fois.

L’on y donne aussi , à certaines solutions aqueuses que l’on destine à être bues par verrées ou par tasses, ou que l’on prépare par décoction, par infusion, les noms vagues de boisson , de décoction , à’ infusion.

Telles la boisson d’aunée, la décoction de pollini, l’infusion de séné.

A d’autres solutions plus ou moins analogues aux précédentes, les noms plus vagues encore à’’ eau. de liqueur , de solution.

Telles beau végeto-minérale, la liqueur arsénicale de Fowîer, la solution de Péarson.

Celles enfin de ces solutions que l’on destine :

A baigner tout ou\ partie du corps.

Au traitement des maladies des yeux et des paupières.

A être versées dei haut sur quelques parties malades.

A bassiner, étuver ,1 laver, arroser quel-j ques parties duj corps.

A servir au traite-!

ment des maladies!

de .la bouche.

Aêtre injectées d’une 1 manière quelconque dans l’une des cavités du corps.

A exercer sur le tube digestif une action purgative prononcée.

partagent avec les médicaments souvent tous différents, destinés aux mêmes usages :

/Le nom de bain et celui plus spécial depé-f düuve, quand les parties baignées sont les pieds.

Le nom de collyre, du mot xoààv pm qui avait la même signification chez les Grecs.

Le nom de douche.

|Le nom générique d'embrocation, du mot

grec ifj.RpoY.Yi,

Quelquefois, cependant, par suite d’une 1 déviation de langage, qui fait donner aux médicaments les noms des opérations auxquelles ils doivent servir, on nomme lotions , \ fomentations , etc. , les solutions destinées la laver, fomenter, etc., etc.

|Le nom de gargarisme.

|Le nom d'injection, et: plus spécialement celui de lavement ou de clystère à celles qui doivent être introduites dans l’anus à l’aide de seringues Le nom de potion purgative ou de médecine.

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