DES VINS MÉDICINAUX
mière et de Pair dans des lieux frais, et les renfermer dans des flacons hermétiquement fermés dont on assujetit les bouclions.
XXIIe LEÇON.
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©es Vins médiciiÊâsix (œnolés, de o’ms, vin.)
On nomme vins médicinaux, les solutions dans le vin de principes médicamenteux.
Tous les vins généreux, c’est-à-dire ceux qui contiennent, en volume, au moins il pour 100 d’alcool anhydre, pourraient p?em!èreseemservir à leur préparation. Cependant, les vins blancs de Chablis, préparation.^ de Sauternc, du Roussillon et de la côte de San mur; les vins rouges de Bordeaux , de Cahors., du Languedoc et de Bourgogne; les vins de Madère et de Malaga, sont ceux que l’on emploie le plus fréquemment à cet usage , en les additionnant parfois d’une certaine quantité d’alcool ou d’alcoolat, soit pour augmenter leur pouvoir dissolvant , soit pour compenser l’affaiblissement, que leur fait éprouver le contact de matières premières gorgées d’eau de végétation.
Ainsi, le vin rouge est additionné d’alcool à 56° pour les vins de gentiane et de quinquina ;
Le vin blanc , d’alcool à 80°, pour le vin d’absinthe ;
Le vin rouge, d’alcoolat vulnéraire, pour le vin aromatique;
Le vin blanc, d'alcoolat de cochléaria, pour le vin antiscorbutique.
D’un autre côté, la limaille de fer , le crocus mélallorum, les tartrates doubles de potasse et d’antimoine, de potasse et de fer , le chlorhydrate d’ammoniaque , les bulbes de colchique
De leur préparation.
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et descille, les racines d’angélique, d’asclépias et de raifort, les ccorces de quinquina , de cannelle, dewinter, d’oranges et de citrons, les feuilles d’absintlic, de mélisse, de cochléaria, de cresson et de menianthe, le bois de quassia amara, le safran, le girofle, les baies de genièvre, les semences de moutarde noire, le macis, les espèces aromatiques, l’opium, les extraits de chardon bénit, de petite centaurée, de cascarille , de gentiane, de myrrhe; sont les matières que l’on soumet le plus fréquemment, à l’action dissolvante des vins, isolément ou plu sieurs ensemble, suivant que le vin est simple ou composé. À moins d’ailleurs, que semblables aux feuilles de cochléaria, de cresson, à la racine de raifort, on ne les puisse dessécher sans leur faire perdre tout ou partie de leurs propriétés , ou bien encore, que semblables aux extraits, elles renferment une assez faible proportion d’eau pour qu’on la puisse négliger, on les emploie à l’état sec, et, contrairement à ce que nous avons vu avoir lieu pour les teintures , même pour les vins médicinaux simples , les matières premières et le vin sont employés dans des rapports qui n’offrent rien de constant.
C’est le rapport de 64 à 1000 pour le vin de quinquina ,
32 à 1000 — d’absinthe,
3,56 à 1000 — émétique du Codex.
Le mode de préparation de ces médicaments, toujours extrêmement simple, consiste à placer envases clos ou dans des matras à long col, dont on tient l’ouverture fermée au moyen d’un linge ou d’un parchemin percé de trous d’épingles, les matières premières et le vin ; à laisser macérer à la température ordinaire, jusqu’à dissolution complète de la matière, si celle-ci est soluble sans résidu, pendant un temps qui varie, pour les matières partiellement solubles (écorces, racines, feuilles); puis, dans le premier cas, à filtrer au papier; dans le second à passer avec expression au travers d’un linge avant de filtrer.
La facilité avec laquelle le vin s’aigrit, sous l’influence simultanée de l’air et de la chaleur , oblige à ne pas opérer au contact de l’air , et à une température élevée.
S’il avait été prescrit d’ajouter de l’alcool ou quelque alcoolat?