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DES VINS MÉDICINAUX

Tantôt on commencerait par faire macérer l’alcool sur les plantes pendant 24 à 38 heures, apres quoi l’on ajouterait le vin, puis l’on procéderait à une nouvelle macération, que l’on prolongerait 2 à 3 jours ou plus, avant d’exprimer et de filtrer.

Ainsi prépare-t-on tes vins d’absinthe et de quinquina.

Tantôt , on ferait macérer le vin sur les plantes ; on passerait avec expression , on filtrerait, et l’on ajouterait après coup l’alcool ou l’alcoolat.

Ainsi prépare-t-on le vin aromatique.

Tantôt, on ferait macérer sur les plantes le vin préalable» ment additionné d’alcool ou d’alcoolat.

Ainsi se prépare le vin antiscorbutique •

Avec le chlorhydrate d’ammoniaque, les racines de raifort coupées par tranches, les feuilles fraîches , nettoyées, mondées et incisées, de cochléaria, de cresson, de trèfle d’eau , les semences de moutarde noire concassées.

Il est nécessaire de concasser ces dernières, afin qu’elles communiquent au liquide une odeur, une saveur prononcées, et de plus l’éclaircissent promptement , ce que ne font pas les semences entières. Sans doute que leur enveloppe, en défendant les parties intérieures du contact du liquide, prévient les réactions et plus spécialement la formation de l’huile volatile.

Il est digne de remarque, que les auteurs du Codex ne prescrivent pas d’appliquer à la préparation des vins composés, la méthode dont nous avons fait usage pour le baume du Commandeur, et que d’autres pharmacologistes conseillent d’employer.

Quant à la méthode de déplacement, elle ne saurait être adoptée, non plus que pour les teintures, et pour les motifs exposés en traitant de celles-ci. Parmentier conseillait de préparer les vins médicinaux, en ajoutant au vin une quantité déterminée de teinture alcoolique, obtenue en faisant digérer l’alcool sur la matière ou sur les matières, dont les principes solubles devaient faire partie du vin ; mais, quoique ce mode de préparation fournisse extemporanément des produits d’une facile et longue conservation, l’alcool éliminant les principes muqueux essentiellement altérables, que le vin dissout ; précisé-

Vin

de quinquina et d’absinthe.

Vin

aromatique.

Vin antiscorbut que.

ment parce que l’action de l’alcool hydraté sur les matières complexes, n’est pas la même que celle du vin , et parce que la proportion d’alcool anhydre s’y trouve plus considérable , et parce que le vin renferme , en dehors de l’alcool et de l’eau , des matières plus ou moins susceptibles d’exercer des réactions spéciales^ on ne le suit pas. À plus forte raison a-t-on dû abandonner la méthode très ancienne, qui consistait àhnélanger les matières premières avec le suc de raisin, à faire fermenter le tout, à exprimer et à filtrer.

En agissant ainsi , en effet, on ne pouvait avoir des médicaments identiques, attendu que la fermentation du suc de raisin, est un de ces phénomènes complexes, dont les résultats peuvent varier suivant une foule de circonstances, qu’il ne dépend pas de nous de reproduire toujours identiques, la Si les vins naturels n’étaient formés que d’alcool et d’eau, les des'vfnsmiatii- v^ns médicinaux offriraient à très peu près la même composirels- lion, que les teintures alcooliques qui leur correspondent; mais il n’en est pas ainsi , outre qu’ils renferment des proportions variables d’alcool anhydre et d’eau suivant les pays et les climats, ou dans les mêmes pays et sous les mêmes climats , suivant le mode de culture de la vigne, la nature des opérations que l’on fait subir au raisin avant de le récolter, etc., etc.

De telle sorte que Brandes a rencontré sur 100 volumes:

Dans le vin de Porto , de 19°, 82 à 24°, 95 d’alcool anhydre,

— - Madère ,

de

— Malaga ,

— Roussillon,

— Bordeaux rouge,

de

— Bourgogne,

de

— Grave ,

— du Rhin,

de

— ■ de Frontignan ,

L’analyse y constate ia présence d’un grand nombre de matières que ne contient pas i’alcool.

Elle y constate celle des acides acétique, malique, tartrique, œnanlbique (celui-ci ainsi appelé du mot grec îm* , vin, est insipide, inodore, d’aspect huileux, cristallisablc au-dessous de 1 3°, et fort analogue aux acides gras).

Du tannin;

D’une matière colorante jaune;

BRS VlffS MÉDICINAUX . 365

D’une matière colorante bleue, que les acides font passer au rouge;

De principes gommeux ou plutôt muqueux ;

D’une matière végéto-animale, analogue à l’un des principes qui font partie du gluten, et que comme lui on désigne sous le nom de gliadine.

D’une ou de plusieurs matières grasses;

De plusieurs sels , bitartrate de potasse , tartrate de chaux, tartratc de magnésie, chlorure de sodium, sulfate de potasse, phosphate de potasse, phosphate de chaux, biparatartrate de potasse, au moins dans les produits de certains vignobles des Vosges ;

D’une huile volatile particulière ;

De l’éther œnanthique. Cet éther , qui vient se ranger à côté des éthers acétique et benzoïque, se produit par la réaction de l’acide œnanthique sur l’alcool, pendant la fermentation. Son odeur est vineuse ; il est volatil mais vers 230° seulement, ce qui explique pourquoi on le retrouve dans le résidu de la distillation duyin.

L’alcool, donne à ces liquides de la force, une propriété enivrante; le tannin, de l’âpreté; le tartre, de la verdeur; l’huile volatile et l’éther œnanthique, de l’arome, du bouquet; et, tandis que les raisins très sucrés des pays chauds, produisent des vins généreux et peu acides, les raisins peu sucrés des pays froids produisent des vins peu spiritueux et très aigres. Les uns et les autres acquièrent du prix en vieillissant , nonseulement parce que leurs principes reçoivent des modifications, mais encore parce qu’il s’en sépare une plus forte proportion de tartre.

Les vins rouges contiennent les différents principes que nous venons d’énumérer , les vins blancs les contiennent également, moins toutefois le principe colorant bleu; ou parce qu’on les prépare avec des raisins blancs, ou parce que , les préparant avec des raisins rouges , on ne laisse pas le suc fermenter sur les enveloppes. Dans ce cas, la matière colorante rouge, que les enveloppes seules renferment et que beau ne dissout pas, tandis que l’alcool la dissout bien, ne peut se dissoudre, puisque la fer*

De la

composition des vins médicinaux.

366 22e leçon.

mentalion, qui rend le liquide alcoolique, ne se développe qu’après que les enveloppes ont été séparées.

On observe, que les vins blancs sont moins chargés de matières astringentes, que les vins rouges, pour le double motif, qu’on est dans l’usage de ne pas laisser le suc qui les doit fournir, macérer sur les rafles, et que le principe colorant bleu dont il vient d’être question, et que nous avons dit ne s’y pas rencontrer, possède presque toutes les propriétés du tannin.

Par contre, ils sont plus chargés de matière végéio-animale, précisément parce que le tannin tend à précipiter celle-ci, de même qu'il précipite l’albumine.

Aussi sont-ils plus exposés que les rouges, à cette altération que l’on appelle graisse, et qui, portant spécialement sur la gliadine, a pour résultat de rendre les vins épais et filants comme du blanc d’œuf, d’où l’emploi de l’infusion de noix de galle très utilement proposé par M. Le François, pour leur restituer leur fluidité primitive. La gliadine, quoique altérée, conserve la propriété d’être précipitée par le tannin.

Les vins sucrés renferment en plus une certaine quantité de sucre de raisin, parce que le suc des raisins très sucrés produit une proportion d’alcool telle, qu’il arrive un moment, où l’alcool développé, déterminant la précipitation complète des matières azotées, sous l’influence desquelles la fermentation se continuerait, arrête celle-ci dans sa marche.

Enfin, parmi les différents vins, les plus riches en alcool seront les plus pauvres en bitartrate de potasse, ce sel déjà très peu soluble dans l’eau, étant à peu près insoluble dans l’eau alcoolisée, et par conséquent se précipitant presque tout entier quand les vins sont très chargés d’alcooL

La présence dans les vins, de l’alcool en proportions variables, du tannin, de la matière colorante, des acides libres, du bitartrate de potasse, exerce une influence remarquable sur la constitution chimique des vins médicinaux. Par exemple :

Dans le vin chaljbé avec la limaille de fer, celle-ci, après s’être d’abord oxydée sous l’influence des acides libres et de l’excès d’acide du bitartrate, aux dépens de l’oxygène de l’eau

DES VINS MEDICINAUX.

dont l’hydrogène se dégage, se combine, et avec ces mêmes acides et avec le tannin; de là de l’acétate, du malate, du tartrate de fer, du tartrate double de potasse et de fer, et du tannate de fer protoxyde, que leur solubilité dans l’alcool faible fait d’abord rester tous en solution. Mais, comme l’air en continuant d’intervenir, fait bientôt passer le tannate de protoxyde soluble etincolore, à l’état de tannate de protoxyde insoluble et d’un bleu noir, bientôt le vin de transparent et d’incolore qu’il était, devient trouble, et se colore, à moins qu’on ne l’ait soigneusement tenu à l'abri de l’air.

Dans le vin émétique avec le crocus metalîorum, mélange de protoxyde et de sulfure d’antimoine, les acides libres ^ l’excès d’acide du bitartrate, le tannin^ se portent sur l’oxyde d’antimoine, et produisent du malale, de l’acétate, du tartrate d’antimoine ou émétique, du tannate d’antimoine. L’acétate et le tartrate double se dissolvent, les autres se précipitent avec l'excès de crocus et le sulfure mis à nu.

C’est pour remédier aux inconvénients que pourrait entraîner l’emploi à peu près inévitable, de vins diversement chargés d’acides libres et de bitartrate, que l’on a proposé de remplacer, dans ces deux dernières préparations, la limaille de fer par du tartrate de potasse et de fer, le crocus par du tartrate de potasse et d’antimoine.

Suivant cette méthode, en employant des proportions constantes de tartrate de fer ou de tartrate d’antimoine, on aurait des médicaments plus réguliers dans leur composition.

Les auteurs du dernier Codex, ont adopté l’usage du tartrate d’antimoine et rejeté celui du tartrate de fer.

Le vin de quinquina, le vin d’opium composé, ou laudanum liquide de Sydenham, fourniront d’autres exemples du même genre, en traitant des préparations à base d’opium.

En général, les principes que l’on veut introduire dans un vin médicamenteux sont-ils plus solubles dans l’alcool que dans l’eau? On devra préférer les vins les plus généreux, et vice versa.

Les principes médicamenteux sont-ib précipitables par le tannin et parla matière colorante bleue? On préférera les vins blancs^

368 lL2e LËCOft.

ou tout au moins le vin de Bourgogne au vin de Bordeaux.

Les principes dissous semblables à ceux de la seille, du safran, de l’opium, du colchique sont-ils très altérables? On préférera les vins très alcooliques et mieux encore les vins sucrés. Les vins qui, se prescrivant par gouttes ou par quelques grammes, comme ceux d’opium ou de colchique, [ cuvent être conservés longtemps dans les officines, sont encore dans le cas d’être préparés avec des vins sucrés.

Les propriétés médicales des principes dissous, se rapprochentelles plus de celles des vins rouges essentiellement tuniques, que de celles des vins blancs essentiellement diurétiques? On préférera les premiers aux seconds et réciproquement, afin que deux causes concourent au même but. Si certains motifs militaient en faveur d’un vin et certains en faveur d’un autre, l’expérience thérapeutique déciderait entre eux.

Les vins médicinaux, sont des médicaments moins altérables DeSdesev?nsCnb que la plupart des solutions aqueuses, mais de beaucoup plus metd dHeiir ’ altérables que les teintures alcooliques. On en comprend la raieonservation . son^ en considérant que l’alcool ne dissout guère que les huiles volatiles, les principes gras et résineux, tandis que le vin dissout les principes gommeux, sucrés, extractifs et autres, infiniment moins stables, que de plus les vins sont par eux-mêmes très disposés à s’acétifier. Bien que dans les conditions ordinaires, leurs altérations soient peu profondes, et se bornent, pour le vin de quinquina, à la précipitation d’une portion du rouge cinchonique; pour le vin d’opium composé, à celle d’une partie du principe colorant du safran, sans que le médicament en éprouve une perte quelconque d’activité, attendu que l’huile volatile, véritable principe actif du safran, s’y maintient tout entière en dissolution. Ils ne larderaient pas à s’altérer profondément, si Ton n’avait le soin de les enfermer dans des flacons parfaitement bouchés et remplis ; en outre, de conserver ces flacons dans des lieux frais.

Des Bières médicamenteuses (brutoïés, de êfvrov, bière'.

On désigne sous le nom de bières médicamenteuses, les solutions dans la bière, de principes médicamenteux.

Le nombre de ces solutions est singulièrement restreint, on ne prépare guère, en effet, que la bière de quinquina, avec l’écorce de quinquina jaune, et la bière antiscorbutique ou sapinelte, avec la racine de raifort, les feuilles fraîches de cochléaria, les bourgeons secs de sapin.

Elles se préparent l’une et l’autre par macération, le plus . Leuf.

r \ r . r préparation.

possible à l’abri du contact de Fair, et sans l’intervention de la chaleur, en raison de la grande altérabilité du véhicule $ on passe avec expression au bout de trois à quatre jours de contact, et l’on filtre.

Ce qu’il importe le plus de remarquer relativement à ces médicaments, c’est qu’ils doivent être préparés avec des bières de bonne qualité, c’est-à-dire, avec celles que l’on obtient par fa fermentation des décoctés d’orge germé, après les avoir additionnés de houblon, tout à la fois, pour leur communiquer une légère amertume et pour prévenir l’acétification des liqueurs pendant la fermentation.

Les bières blanches, préparées en faisant fermenter des solutions de sucre de qualités inférieures , colorant le produit avec du caramel, et lui communiquant de l’amertume au moyen du buis, dont le prix est de beaucoup inférieur à celui du boublon, parfois même, au moyen de la strychnine, sont plus ou moins impropres à cet usage. Tandis que les bières de bonne qualité renferment de l’alcool, de l’acide carbonique, le principe amer du houblon, du phosphate de chaux que Vauquelin a vu exister dans l’orge et se retrouver hausses décoctés, à la faveur sans doute des matières amylacées, une forte proportion de matière gommo-amylacée, provenant de la modification éprouvée par celles-ci pendant la germination, d’où vient qu’évaporées elles fournissent un résidu considérable, que l’eau dissout en partie, que la teinture d’iode colore en bleu, et dont la calcination laisse pour résidu du phosphate de chaux, etc. s les bières] blanches ne contiennent que de l’eau, de l’alcool de l’acide carbonique et le principe amer du buis ou la strychnine.

Or, ces différences de composition qui déjà font que les bières préparées avec l’orge sont à la fois nourrissantes et rafraîchissantes, tandis que les autres sont purement rafraîchis- Toiw. I. 24

22e LEÇON.

Leurs altérations et leur conservation.

santés, même capables de produire des accidents quand elles renferment de la strychnine, peuvent et doivent amener des réactions différentes.

Les bières médicamenteuses sont plus altérables encore que les vins médicinaux ; quoi que l’on fasse, à peine se peuvent-elles conserver quelquesjours, surtout en été. La petite proportion d’alcool que renferme le véhicule, la forte proportion de matières extractives qui l’accompagnent, la solubilité dans ce même véhicule essentiellement aqueux, des principes muqueux, sucrés et autres, en sont la cause.

Pour en faciliter la conservation, la plupart des pharmacologistes ont proposé défaire concourir l’alcool ou un alcoolatà leur préparation, ainsi que cela se fait pour le vin de quinquina et pour le vin antiscorbutique • de faire d’abord macérer l’alcool sur le quinquina, de l'alcoolat de cochléaria, sur les bourgeons de sapin, le raifort et le cochléaria, mais le Codex ne parle pas de cette addition, qui cependant me semblerait utile.

Bes Vinaigres médicinaux (©dédiés , de vinaigre).

Des matières premières employées à leur préparation.

Les vinaigres médicinaux, solutions dans le vinaigre de principes médicamenteux, se préparent :

D’une part, avec des matières médicamenteuses, en générai d’origine végétale, et parmi lesquelles les plus employées sont : les bulbes sèches de sciile et de colchique, les framboises, les sommités sèches d’absinthe, le romarin, la sauge, la menthe, les pétales desséchées de roses rouges, les fleurs de sureau, la cannelle, le girofle, la muscade, le poivre, le camphre, l'opium.

D'autre part, et presque exclusivement, avec le vinaigre rouge. Par exceptions, cependant, on fait servir le vinaigre radical à la préparation du vinaigre aromatique anglais, et un mélange de vinaigre et d’alcool à celle du vinaigre d’opium.

Les matières premières sont employées sèches et convenablement divisées, à moins que, semblables aux framboises, elles ne perdent leurs propriétés par la dessiccation, ou ne présentent un

DES VINAIGRES MEDICINAUX. 371

tissu tellement lâche, que le véhicule les pénètre aisément.

Quant au vinaigre, non-seulement il doit être exempt de matières étrangères, mais encore il doit contenir une suffisante proportion d’acide, être capable de saturer pour 100 parties, 1 0 parties de carbonate de potasse pur et sec. Les vinaigres d’Orléans et de Saumur sont, en général, préférés aux autres.

On ne saurait substituer au produit de la fermentation du vin, de l’acide acétique pur au même état de concentration, lequel ne renfermerait autre chose que de l’acide acétique et de l’eau, l’absence dans celui-ci des matières étrangères propres au vinaigre, pouvant modifier les résultats. Par exemple, le vinaigre chaiybé préparé avec de la limaille de fer et de Pacide acétique, ne contiendrait que de l’acétate de fer, tandis que, préparé avec le vinaigre, il contient de Pacétate, du ma laie, du tanna te de fer et du tartrate double de potasse et de fer.

Les procédés de préparation des vinaigres médicinaux con sistent, ou bien à faire dissoudre dans le vinaigre, à la température ordinaire, la matière première, préalablement divisée, puis à filtrer. Il suffit alors d’éviter l’emploi de vases capables d’être altérés par l’acide, et celui de filtres en papier chargé de carbonate de chaux. On prépare par cette méthode le vinaigre camphré.

Ou bien à faire macérer sur les matières premières le vinaigre, ou le véhicule destiné à le remplacer; à passer au travers d’un linge, avec ou sans expression, et à filtrer au papier :

On prépare :

•Le vinaigre scillüique avec les squammes sèches de scille,

su

Gu

'SJ

ca

colchique rosat

de sureau de romarin d’opium

— aromatique anglais avec

anlisepüque

avec

les bulbes sèches de colchique, . ^ les pétales desséchées de roses rouges, % s les fleurs desséchées de sureau, I W .5 2 les sommités — de romarin, J ^ Fopium choisit le vinaigre très fort, et l’alcool à 80°.

le camphre, les huiles volatiles de lavande , de girofle , de cannelle,

le camphre,

les sommités sèches,

les racines ,

les écorces ,

l’ail ,

et le vinaigre radical.

le vinaigre radical , et le vinaigre très fort.

De leur préparation.

22e LEÇON,

De leur composition.

Par |

macération, (Le vinaigre framboisé avec les frambroises mondées de leurs caet sans ( lices et le vinaigre rouge, expression, J

L’addition aux vinaigres médicinaux de l’aicool, conseillée par quelques praticiens, dans l’inten lion d’en prévenir l’altération, offrirait l’inconvénient de changer en peu de temps leur saveur et leur odeur, par suite de la production d’une certaine quantité d’éther acétique.

Ces médicaments peuvent en général, être considérés comme de simples solutions dans l’acide acétique, des principes solubles des substances employées à leur préparation. Cependant, il ne faut pas perdre de vue, qu’indépendamment des réactions possibles de la part du tartre, du tannin, de l’acide malique provenant du vin; l’acide acétique peut modifier certains principes organiques, tels que ceux du colchique et de la scilie.

En cela fort différents des bières médicamenteuses, même des vins médicamenteux, ils se conservent fort longtemps, en raison surtout des propriétés éminemment antiseptiques du véhicule. Il suffit de les placer dans des flacons hermétiquement fermés et pleins, à l’abri de la chaleur.

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