‹ Cours complet de pharmacieChapitre 68 sur 103 · pure, résinés · texte numérisé non relu

pure, résinés

d’ipécacuanha, dans l’alcool à 93° cent., pendant 3 à 4 jours dejaiap, de tur-

1 , 1 , i • bitli, de quin-

chaque fois 5 passant avec expression, filtrant la solution, evapo- quina.

rant en consistance d’extrait , reprenant le produit par l’eau

froide, filtrant de nouveau, et de nouveau évaporant.

Les résines de jaîap, de turbith, et de quinquina, qu’il prépare , en épuisant les racines ou l’écorce de tous leurs principes solubles dans l’alcool, à 80° froid, filtrant, évaporant ou distillant, de manière à obtenir une liqueur de consistance sirupeuse, étendant celle-ci de 20 à 30 fois son volume d’eau tiède, recueillant le coagulum résinoïde qui se forme, le lavant à plusieurs reprises, le redissolvant dans l’alcool et par l’évapo-

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ration, chassant tout F alcool pour définitivement obtenir la résine sèche et cassante.

Il me semble, que si cette émétine peut être considérée comme un véritable ex! rait, les résines de jaîap, de turbith et de quinquina ne sauraient , au contraire, être placées à côté des médicaments qui viennent de nous occuper, avec plus de raison que tant de produits, plus ou moins analogues, que l’on n’a jamais songé à rapprocha des extraits, bien qu’ils fussent aussi extraits au moyen de l’alcool, des substances organiques complexes., puis amenés à l’état solide par l’évaporation.

On pourrait, au contraire, leur assimiler les matières que des pharmacologistes ont proposé de préparer en épuisant successivement les végétaux, par Feau, l’alcool et l’éther, évaporant et mélangeant très intimement les produits. Ce sont là de véritables extraits, qui représentent assez fidèlement les végétaux qui les ont fournis, moins le ligneux, et qui me sembleraient mériter de devenir, de la part des médecins, l’objet de nouvelles expériences.

XXIVe LEÇON.

Des Sirops.

(SACCHAROLÉS LIQUIDES.)

Sous le nom de sirop, que des auteurs font dériver des mots grecs fftîjsw, je tire et a**™, suc; d’autres, d’un mot arabe qui signifie potion, l’on désigne des médicaments liquides, résultant de la dissolution, dans des véhicules appropriés , d’une proportion de sucre telle, qu’ils coulent lentement. On les distingue d’ailleurs en simples et en composés, suivant qu’ils sont préparés , abstraction faite du sucre, avec une seule ou avec plusieurs matières médicamenteuses.

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