‹ Cours complet de pharmacieChapitre 77 sur 103 · POUR LE SS RO P · texte numérisé non relu

POUR LE SS RO P

composé :

d’armoise

composé.

De raifort composé ou

antiscorbutique.

ON PREND

le macéré

et

l’eau distillée aromatique,

Le macéré dans le vin

et

la liqueur spii itueuse aromatique.

Des racines fraîches d’àünée, de livêche, de fenouil, !de sommités f aîches d’armoise , pouliot, cataire, sabine, marjolaine , hysope , matricaire, rue, basilic.

Provenant de la distillation partielle du macéré, 'des feuilles fraîches decochléaria, de cresson et de trèfle d’eau, de la racine de raifort, des oranges amères, de la cannelle.

Provenant de la distillation du macéré.

OBSERVATIONS DIVERSES

Faites macérer pendant 3 jours , sur la totalité des plantes ou des parties de plantes eodvéïfflblement divisées et placées dans la •ueurbite d'un alambic, une quantité déterminée d’eau , dans laquelle vous aurez à l’avance délayé du miel (lequel sandoute éprouve alors un commencement de (fermentation), au bout de ce temps disitillez, mettez à part la quantité prescrite Ide liqueur aromatique j obtenue, passez javec expression le résidu de la distillation, clarifiez par le repos et conservez-le également à part

Faites macérer pendant 2 jours dans le bain-marie d’un alambic, aveeduvin blanc, ces différentes substances, laraeine de raifort coupée par tranches , les feuilles pilées dans un mortier, la cannelle concassée , les oranges coupées , distillez au bain-marie, de manière à retirer 1 partie de liqueur alcoolique , aromatique; pour 4 de vin, mettez à part, passez avec expression la liqueur aqueuse restée dans la cucurbite, clarifiez par le repos, et conservez à part aussi.

Des propor- Ces différents véhicules, et îe sucre qu’on leur associe, soit

bons dans les- 1

quelles sont seulement pour masquer leur saveur plus ou moins désagréable, employés le . J J 1 u '

sucre soit dans îe double but de masquer leur saveur et d’assurer leur et le véhiculé. ^ ,

conservation, sontemployés dans dos proportions différentes.

ms le sirop simple, et dans les sirops préparés avec des sucs déplantés herbacées, ou des dissolutions aqueuses de principes organiques, on fait généralement entrer deux parties de sucre contre une de véhicule ; c’est-à-dire la plus forte proportion de sucre , que l’eau ou un véhicule aqueux puisse retenir en dissolution à la température ordinaire, parce qu’ils sont, en général, singulièrement altérables. Afin d’y accumuler davantage îe principe sucré, sans cependant les exposer à cristalliser, le Codex introduit même dans quelques sirops très chargés de matières extractives, tel que celui de salsepareille composé, en même temps que du sucre, une certaine quantité de miel.

Dans les sirops dont le véhicule est un suc acide, du vinaigre simple ou un vinaigre médicamenteux, bien qu’à la rigueur l’on pût introduire autant de sucre que dans les précé-

DES PROCÉDÉS DE PRÉPARATION DU SIROP DE SUCRE. 4>0*ï

dents, on en fait entrer moins, 940 gr. pour 500 gr. de liquide.

L’addition d’une proportion plus forte de sucre masquerait défavorablement la sa vcur aciae du liquide , d’ailleurs, celui-ci est comparativement moisis altérable,; que ne le sont les sucs aqueux non acides, les solutions aqueuses et leurs analogues.

Enfin, da ns les sirops avec les vi’rs médicinaux, on ne fait entrer que 750 gr. de sucre pour 500 de véhicule; parce qu’ils sont moins altérables encore que les sirops acides, parce que le vin sucré qui en fait partie, contient naturellement du sucre, parce que sa forte proportion d’alcool ne lui permettrait pas d’en prendre davantage.

L’association du sucre et du véhicule, dans les proportions voulues, peut, sans inconvénient aucun, se faire par différents procédés, quoique chacun d’eux offre des avantages et des in convénients spéciaux , quand il s’agit du sirop de sucre Mais, lorsqu’il s’agit de si rop médicamenteux, il faut se conformer aux prescriptions du Codex, sous peine de n’obtenir que des médicaments variables dans leur aspect, leur composition et leurs propriétés médicales.

Parlons d’abord du sirop de sucre.

Des procédés de préparation du sirop de suere.

Parmi les procédés indiqués pour la préparation du sirop de sucre, les trois suivants sont les plus employés :

Le premier, que nous appellerons par solution, consiste essentiellement à faire dissoudre à froid, le sucre concassé et non pulvérisé, dans la moitié de son poids d’eau commune et à filtrer au papier. L’observation prouve que Se sucre en poudre fournit un sirop d’une transparence imparfaite, peut-être parce que le frottement constitue ses molécules dans des états électriques particuliers.

Ce procède* a pour avantages principaux , de donner, sans perte, un sirop dont la saveur franche, la blancheur ne dépendent que delà pureté du sucre employé ; pour inconvénient, d’exiger un temps assez long, attendu d’une part, que le sucre se fond lentement à la température ordinaire, dans la quantité

Procédé par solution.

Procédé par coction e clarification.

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408 24e leçon.

d’eau strictement nécessaire à sa dissolution, même quand on prend le soin de le maintenir dans les couches supérieures du liquide, ainsi qu’il a été dit en traitant de la solution; d’autre part, qu’à cette température, la grande densité du sirop ne lui permet que difficilement de traverser les pores du papier.

Les auteurs du dernier Codex, et avec eux M. Guihourt, moins pour produire sa décoloration que l’emploi d’un sucre de première qualité rendrait sans objet, que pour faciliter sa filtration, conseillent, avant de le verser sur le filtre, d’y délayer une petite quantité de charbon animal parfaitement purifié et en poudre grossière.

A l’aide du procédé par coction et clarification , on peut, avec toute espèce de sucre , obtenir entrés peu de temps des masses considérables de sirop d’une transparence parfaite; mais, par contre, toujours plus ou moins coloré, parce que l’action réunie de la chaleur et de l’air, modifie le sucre. Pour l’exécuter, on place le sucre en pain , ou très grossièrement concassé dans une bassine, on verse dessus, de manière à la répartir sur toute la masse, la moitié de son poids d’eau, dans laquelle on à commencé par battre un blanc d’œuf avec sa coquille brisée, pour 10 kil. de sucre h cassons ou de lumps ; davantage si le sucre est de qualité inférieure, ou si l’on agit sur des cassonades; puis on chauffe.

Le sucre, que l’eau avait tout d’abord converti en un magma grenu, ne tarde pas à se fondre; l’albumine à se coaguler, entraînant dans le réseau qu’elle forme, les matières en suspension ; et de là une écume que sa moindre pesanteur spécifique appelle à la surface du liquide , et qu’on enlève aussitôt qu’elle est bien formée, c’est-à-dire compacte quoique fendillée, afin que l’ébullition ne puisse la disséminer dans le liquide.

Mais comme à cette époque, la clarification est restée imparfaite, on la complète en versant dans le liquide, d’une certaine hauteur, au moment où l’ébidlition le fait monter, une portion d’eau albumineuse que i’on a conservée devers soi, et l’on réitère un certain nombre de fois ces affusions, dont chacune fait nécessai renient tomber le bouillon, en enlevant de temps à autre

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