‹ Cours complet de pharmacieChapitre 8 sur 103 · SUR LEUR COMPOSITION, ET SUR LES PRÉPARATIONS MÉDICAMENTEUSES · texte numérisé non relu

SUR LEUR COMPOSITION, ET SUR LES PRÉPARATIONS MÉDICAMENTEUSES

qu’ils PEUVENT FOURNIR.

La vie d’un végétal, depuis le moment de sa naissance au sein de la graine qui en renferme le germe, jusqu’à celui de son complet développement, à la suite duquel commence pour lui une période inverse de décroissement,- présente deux époques parfaitement distinctes.

40 3e ET 4e LEÇONS. — DU MODE

Durant la première, l’embryon végétal s’alimente aux dépens des matières nutritives que la nature, a, par prévoyance, placées autour de lui dans la graine, ainsi qu’elle a placé dans l’œuf, autour de l’embryon animal, le jaune destiné à lui servir en quelque sorte de lait.

Ces phénomènes, compris sous le nom de phénomènes de germination, se manifestent toutes les fois qu’une graine complète et fécondée, se trouve placée dans des conditions convenables, parmi lesquelles se placent au premier rang :

Une température supérieure à 0°, au-dessous de laquelle l’effet ne se produit plus, sans doute parce qu’alors l’eau perd l’état liquide^ inférieure à 40°, au-dessus de laquelle îa vie naissante s’éteint;

L’absence d’une lumière assez vive pour la trop échauffer;

La présence de l’eau, laquelle, ramollissant les parties solides, les rend plus aptes à se laisser pénétrer par les gaz et par les liquides, et surtout, dissolvant les principes nutritifs, en facilite l’assimilation ;

Le contact de Pair, ou plus exactement de l’oxygène, dont la réaction incontestable, quoique encore mal déterminée, paraît avoir pour principal résultat d’aider à la transformation de certains corps insolubles, et partant peu favorables à la nutrition, en d’autres corps solubles. Sous ces influences diverses, par exemple, dans le blé, l’orge, l’avoine, la fécule amylacée se convertit, partie en gomme, partie en sucre.

Pendant cette première période, le végétal n’est guère qu’une masse pulpeuse, qu’une sorte d’éponge gorgée d’un liquide sans couleur, sans odeur, sans saveur, et presque exclusivement formée d’eau, tenant en dissolution quelque peu de matière muqueuse. On n’y trouve aucun des principes immédiats, que plus tard on y rencontrerait, de même que le fœtus de l’homme ne présente qu’un petit nombre de ceux que l’analyse prouve exister dans l’homme fait.

Durant îa période suivante, le tissu rudimentaire du végétal se modifle, et, sans cesser de rester cellulaire, dansîa moelle du tronc des arbres, dans le parenchyme des racines, des feuilles.

Page 1