DE EXACTION DÉCOLORANTE DU CHARBON
la calcination du sang avec le carbonate de potasse , dans la préparation du cyanure jaune de potassium.
Plus le charbon est poreux et divisé , moins par conséquent il est brillant, plus son pouvoir décolorant est grand , parce qu’il est proportionnel à t’étendue des surfaces.
Yoilà pourquoi le charbon végétal, qui ne contient interposées que des traces de matières terreuses et salines, le cède au charbon d’os ? dans lequel existent les 7/10 de son poids de sels calcaires, pourquoi le charbon du sang, entre les particules duquel s’étaient logées , pendant la calcination , des particules solubles que des lavages ont plus tard enlevées , l’emporte sur eux tous.
Aussi augmente-t-on le pouvoir décolorant du charbon végétal, en calcinant des mélanges de gomme, de sucre ou d’amidon , avec du carbonate de chaux qui reste disséminé entre les molécules charbonneuses, que les matières organiques laissent pour résidu de leur décomposition $ et contrairement diminuet-on le pouvoir décolorant du charbon animal, en plongeant les os, avant de les calciner, dans de la gélatine ou dans toute autre substance également capable de laisser à leur surface une couche de charbon brillant et sans porosité , même en leur faisant éprouver un commencement de vitrification , au moyen d’une calcination à une très haute température.
Aussi encore , augmente-t-on le pouvoir décolorant du charbon d’os, outre qu’alors on le prive des matières capables de communiquer auxîiquides avec lesquels on le mettrait en contact, une mauvaise saveur, par le procédé suivant :
On forme avec un kilo de ce charbon en poudre et de l’eau, un pâte molle qu’on arrose avec 2308P d’acide chlorhydrique du commerce, on laisse macérer pendant une heure environ , on ajoute de l’eau bouillante 5 on abandonne quelques instants au repos, on décante, l’on réitère les lavages tant que l’eau sort acide et chargée de sels calcaires; on laisse égoutter sur un linge et l’on sèche. (Blondeau.)
Les sulfures, le phosphate , le carbonate de chaux, sont dissous; par suite, les portions des surfaces des molécules charbonneuses auxquelles ces matières étrangères adhéraient , se
trouvant mises à ou, peuvent exercer une action décolorante primilivemènt annihilée.
De la déterir ma tksiî. de l’état de concentration des sirops.
S’il importait de nous rendre compte du mode d’action du charbon animal sur les liquides, colorés , il nous importe davantage encore , d’apprendre à connaître les moyens à l’aide desquels on peut déterminer l’état de concentration des sirops. #
Ces moyens sont de deux sortes : les uns exigent l’emploi d’instruments de physique (balance, thermomètre, aréomètre) ; les autres, purement empyriques, reposent sur l’observation de certains signes, de certains phénomènes apparents, que l’habitude apprend à saisir.
de ^balance Peut » au mo}en la balance , déterminer l’état de con-
centration des sirops, pour le motif que leurs densités croissent avec la proportion des matières fixes qu’ils renferment.
Quand le sirop de sucre est suffisamment concentré, quand il contient 2 parties de sucre contre 1 d’eau , ou plus exactement, d’après M. Guibourt, 31 parties de sucre et 16 d’eau , sa densité est de 1261 à la température de son ébullition, de 1321 à la température de-)- 15°.
Ce qui revient à dire : qu’un flacon contenant 1000gr d’eau distillée, prise à son maximum de densité, ou à — |— 4e devra contenir 1261gr de sirop de sucre bouillant, et 1321gr de sirop à -)-
Ou , d’une manière plus générale, que les nombres représentant, d'une part , le poids de l’eau que renferme à la température de -)- 4° un flacon quelconque ■ d’autre part, Je poids du sirop de sucre que renferme ce môme flacon , doivent être entre eux dans les rapports de 1000 à 1261 pour le sirop bouillant, de 1000 à 1321 pour le sirop à -}- 15°.
Il vaut infiniment mieux opérer sur le sirop refroidi que sur lesirop bouillant, attendu que sa température étant alors devenue stationnaire , sa densité l’est aussi devenue, tandis que.