DÉTERMINATION DE L’ÉTAT DE CONCENTRATION DES SIROPS
Par conséquent ,
Puisque le sirop de sucre cuit au petit filet ou à 30°, contient encore en nombre ronds : 666 de sucre et 334 d’eau,
Le sirop cuit au grand filet ou à 36° contiendra 666 — 94
— petit soufflé — 37° — 666 — 84
— grand soufflé — 666 — 74
— petit cassé — « 666 — 54
— grand cassé — 666 — 34
Au delà de ce point de concentration , le sucre se décompose, se colore. Son hydrogène et son oxygène se combinent dans les proportions nécessaires pour former de l’eau , et il se convertit en cette matière noire , d’odeur caractéristique, de saveur à la fois amère et sucrée, encore soluble dans Peau, que l’on nomme caramel, et dont le sucre semblerait pouvoir être considéré comme une sorte d’hydrate. (Peîigot.)
On cuit à 37°, ou au petit soufflé, le sirop de sucre destiné Dusucrecandi à la fabrication du sucre candi. On le verse dans des jattes en cuivre, polies intérieurement, échauffées à -f- 4°, et percées sur leurs côtés, de trous au travers desquels passent des fils, et que l’on bouche au moyen de bandes en papier enduites de colle ■ on porte le tout dans une étuve chauffée à 45° et parfaitement close , afin que Pair n’y puisse favoriser l’évaporation en se renouvelant. Au bout de 5 à 6 jours, on trouve déposés autour des fils etsur les parois du cristallisoir, des cristaux plus ou moins réguliers, que l’on débarrasse des eaux mères, par décantationque l’on détache, les uns en coupant les fils, les autres en plongeant l’extérieur du cristallisoir dans Peau bouillante, qu’on lave à deux reprises à l’eau tiède, et que finalement on dessèche à l’étuve.
D’après M. Berzéîius, ces cristaux renferment 5,3 d’eau pour 0/0, ou 1 atome pour 2 de sucre, et ils la retiennent à une température capable de les fondre.
Pour le sucre d’orge, ainsi nommé de ce qu’autrefois on le ^orge” préparait avec un décocté d’orge, on cuit le sirop simple au petit cassé, on y ajoute quelque peu de vinaigre, on coule sur un marbre huilé, puis ou forme en bâtons cylindriques, en roulant la matière pendant qu’elle est encore chaude et par conséquent flexible, entre la paume de la main et une tablette en
marbre»
25e LEÇON,
Récemment préparé, ce sucre est transparent, mais il ne tarde pas à devenir opaque, surtout quand on le place au contact de Pair et dans un iieu chaud , parce qu’il perd de Peau.
L’addition du vinaigre a pour objet , tout à la fois de lui faire conserver plus longtemps sa transparence , et de le rendre moins cassant , ce qui permet de le travailler plus aisément.
De la préparation des sirops médicamenteux.
Il est facile de prévoir, que les procédés à Paide desquels on prépare le sirop de sucre , ne sauraient tous s’appliquer à la préparation des sirops médicamenteux. En effet, s’il est possible d’opérer à vase ouvert la solution du sucre dans Peau, il n’en est plus de meme, alors que le véhicule est un vin médicamenteux plus ou moins chargé d’alcool, un soluté de foie de soufre, que l’oxygène de Pair altère avec une grande rapidité.
S’il est possible de porter à l’ébullition ce même sirop de sucre, sans qu’on ait à redouter pour lui d’autre altération qu’une légère coloration , il en est autrement des sirops avec les vins médicinaux, les eaux distillées, avec les sucs acides, si disposés à modifier le sucre de canne, avec l’infusé de rhubarbe, dont la chaleur prolongée altère les propriétés médicales.
Si l’albumine peut servir à la dépuration du sirop de sucre, on ne saurait la mettre en contact avec le principe colorant de la violette, sans que la soude qui l’accompagne dans le blanc d’œuf, fasse virer au vert le principe colorant bleu ; avec le tannin du ratanhia, sans qu’elle se combine avec lui et le précipite; avec les eaux distillées, sans que la température à laquelle s’opère sa coagulation, dissipe tout ou partie de leurs principes volatils; avec les solutés de vins sucrés , sans que le meme inconvénient se reproduise, et qu’en outre, l’alcool en la coagulant, au moins en partie, sous forme de flocons, l’empêche plus lard d’affecter la forme de réseau et par suite de produire la dépuration; avec les solutés acides, non parce que les acides végétaux en opèrent la coagulation , mais au contraire parce qu’ils l’empêchent de se produire ? ai n§i qu’orç
s’en peut assurer en chauffant du blanc d’œuf délayé dans du
vinaigre.
De son côté , le charbon animal pourrait absorber certains principes extractifs $ de même qu’il absorbe les principes colorants, il absorberait, à n’en pas douter , les principes aromatiques, comme le prouve l'usage qu’on en fait pour désinfecter les eaux chargées de matières organiques en décomposition putride.
Pour bien étudier leurs procédés de préparation, nous partagerons les sirops médicamenteux., d’abord en sirops simples et en sirops composés , puis les uns et les autres en autant de groupes qu’il existe d’espèces de véhicules capables d’en faire partie. Nous nous reporterons d’ailleurs par la pensée, à ce qui en a été dit dans la leçon précédente (page 401 ) , pour tout ce qui concernerait la préparation des véhicules.
.De la préparation des sirops médicamenteux simples.
Sirop dont le véhicule est une émulsion.
Le sirop d’amandes, plus communément appelé sirop d’orgeat , est à vrai dire le seul de ce genre.
Après s’ètre procuré l’émulsion en battant dans un mortier en marbre 5 00gr d’amandes douces, 160gr d’amandes amères mondées de leurs pellicules, 500gl de sucre blanc, 128gr d’eau, repassant au besoin sur une pierre à chocolat la pâte obtenue, la délayant dans 1500gr d’eau, et passant avec une forte expression au travers d’un linge, on y fait fondre 2500gr de sucre, à une température incapable de déterminer la coagulation de l’albumine, et partant la décomposition de l’émulsion. Quand la solution est complète, on ajoute 250gr d'eau de fleur d’oranger, on passe de nouveau avec expression au travers d’un linge serré, on laisse refroidir dans un vase couvert, afin , en prévenant toute évaporation, d’empêcher une pellicule cristalline de se former à la surface, et l’on enferme rapidement le sirop dans des bouteilles que l’on en remplit entièrement.
Quelques praticiens, dans le but de maintenir plus longtemps homogène, ce sirop singulièrement disposé à se partager en
Premier
groupe.
une couche opaque très riche en huile, et en une couche à peu près transparente presque entièrement privée d'huile, ajoutent à l’émulsion une certaine quantité de gomme arabique. Le Codex n’admet pas cette addition.
Sirops dont le véhicule est une eau distillée médicamenteuse, ou bien encore, une eau distillée médicamenteuse ultérieurement chargée par macération de principes fixes.
Deuxième
groupe.
On fera fondre dans le véhicule, à vase clos, et à la température ordinaire, deux fois son poids de sucre blauc concassé, et l’on filtrera au papier.
On prépare par cette méthode :
Le sirop de fleurs d’oranger,
— de cannelle,
— de menthe poivrée,
— d’hysope ,
— de lierre terrestre,
— de stæchas ,
et leurs analogues.
Sirops dont le véhicule est un soluté, un macéré, un digesté, un infusé, un décocté, ayant l’eau pour base, et comme appendice du sirop d’éther.
Troisième
groupe.
1er procédé.
Ici, les procédés de préparation varieront. Suivant l’un, on ajoute le véhicule médicamenteux parfaitement transparent, à un poids déterminé de sirop de sucre tantôt froid , tantôt chaud, et l’on mélange parfaitement les deux liquides , que leurs densités très différentes tendent à maintenir séparés.
On ajoute au sirop froid, l’acide cyanhydrique, les solutés de foie de soufre, d’acide tartrique, d’acide citrique, de sulfate de quinine, d’acétate de morphine.
Celui-là, parce qu’il est extrêmement volatil; ceux-ci, parce que l’action de l’oxygène de l’air sur le foie de soufre, de l’acide végétal sur le sucre de canne , ne pourrait qu’être favorisée par la chaleur.
Au contraire, on ajoute au sirop bouillant le soluté de gomme arabique, que sa grande viscosité ne permettrait pas de bien mélanger avec le sirop froid. Même, afin que le mélange soit plus intime, on fait bouillir quelques secondes.
Le sirop d’éther, en raison de ce que ce liquide n’est pas Sirop d’élher, miscible au sirop de sucre, exige des précautions spéciales qui méritent d’être indiquées.
Il faut introduire dans un flacon à deux tubulures l’une supérieure, l’autre inférieure et latérale, 500gr de sirop de sucre incolore et 32gr d’éther sulfurique pur, placer le flacon dans un lieu frais, agiter de temps à autre pendant 5 à 6 jours, laisser reposer. L’excès d’éther se rassemble à la partie supérieure du sirop, et celui-ci peut être soutiré par la tubulure inférieure.
On observe que ce sirop, de transparent qu’il était, devient louche quand on porte dans un lieu dont la température est élevée, le flacon qui le contient.
C’est que la tension de l’éther augmentant avec la température, sa solubilité diminue, de telle sorte, qu’une portion primitivement dissoute, se sépare.
L’addition du véhicule médicamenteux au sirop de sucre, est applicable à la préparation de tous les sirops, dans lesquels le véhicule est en assez faible proportion, relativement au sirop, pour qu’on puisse le mélanger avec celui-ci, sans le décuire sensiblement.
Comme tous ceux dans lesquels le sirop de sucre est substitué au sucre, il permet d’avoir recours à l’albumine, pour clarifier le sucre; au charbon anima1, pour le décolorer, sans cependant qu’aucun dommage en résulte pour le médicament; parce qu’en définitive, ni l’albumine, ni le charbon, ne sont en contact avec les matières médicamenteuses.
Suivant un autre procédé, on ajoute le véhicule médica- r procédé, menteux à un poids déterminé de sirop de sucre, et I on concentre à 30° Baume.
Le Codex prépare de cette manière :
Le sirop d’extrait d’opium ,
— de belladone ,
— dejusquiame,
— de stramonium ,
— de laitue ,
— - de cachou ;
— ■ de pavot blanc,
— d’ipécacuanha;
— de guimauve ,
— de consoude ,
— - de cynoglosse ;
f avec les solutés aqueux de leurs extraits l aqueux.
î avec les solutés aqueux de leurs extraits ( hydroalcooliques.
| avec leurs macérés.
25e LEÇON.
et, plus généralement , tous ceux à la préparation desquels on fait servir des véhicules trop étendus, pour qu’on les puisse ajouter purement et simplement à du sirop de sucre, mais susceptibles de supporter le contact de la chaleur.
On conçoit , d’ailleurs, que plus le soluté sera concentré, et moins l’évaporation sera longue.
3® procédé. Suivant un troisième procédé, on ajoute le véhicule médicamenteux, à un poids déterminé de sirop de sucre, après avoir à l’avance soustrait de celui-ci , au moyen de l'évaporation , un . P°ids d’eau égal à celui que renferme le véhicule.
Par exemple , on place dans une bassine tarée, 500 gr. de sirop simple, on l’évapore rapidement jusqu’à ce qu’il ait perdu 125 gr.,puis on ajoute, sans laisser refroidir, un soluté de 16 gr. d’extrait aqueux de ratanhia, dans 125 gr. d’eau.
L’abondance du véhicule aqueux ne permettrait pas de se contenter, de le mélanger au sirop, et la grande altérabilité par l’oxygène, de son principe actif, empêcherait d’évaporer après coup Se mélange, ainsi qu’on le peut faire pour le sirop de guimauve et pour ses analogues.
4c procédé. Un quatrième procédé est employé par le Codex à la préparation :
Du sirop de rhubarbe ,
— de salsepareille,
— deïolu,
— de violettes, \
— de camomille, \
— denymphæa, j
— de coquelicot, I
— d’œilîet , f
— de tussilage,
— de pivoine, N
— d'absinthe, /
— d’armoise , l
— d’écorce d’orange , 1
— — de citron, *
— — d’orange I
amère, J
avec le macéré ,
— le soluté aqueux d’extrait alcoolique,
— le digesté du baume ,
avec les infusés de ces fleurs fraîches , de ces sommités sèches, de ces écorces, les unes fraîches les autres sèches.
de digitale , avec l’infusé de feuilles sèches ,
de capillaire , — de capillaire du Canada,
de gentiane. — de la racine.
l’on pourrait dire, à celle de tous les sirops, dont le véhicule aqueux trop abondant pour qu’on le puisse ajouter au sirop de sucre, môme en supposant celui-ci préalablement concentré ainsi qu’on le fait pour le sirop de ratanhia, est chargé de pria-
cipes trop altérables ou trop volatils , pour qu’on puisse impunément le porter à l’ébullition.
Il consiste à faire dissoudre dans le véhicule aqueux, placé dans un vase couvert, et à la température du bain-marie, deux fois son poids de sucre, puis à passer.
Parmi ces sirops, celui de violettes mérite que nous nous y s.ir°P
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arrêtions quelques instants, parce que sa préparation exige des précautions particulières, et donne lieu à des phénomènes curieux.
Pour l’obtenir :
On doit préférer les violettes cultivées, aux violettes sauvages, moins aromatiques et moins colorées; les simples, aux doubles à peine odorantes; celles du printemps à celles de l’automne, dont la teinte vire d’ordinaire au rouge, sous l’influence de l’acide qui s’y développe vers l’arrière-saison.
On sépare les calices pour ne conserver que les pétales; on pile ceux-ci, on les baigne entièrement, pendant quelques minutes, d’eau à 40° destinée à les débarrasser d’une matière jaune, qui, tout à la fois tendrait à faire passer au vert, la couleur bleue de l’infusé, et à faciliter l’altération du médicament; on exprime fortement dans un linge préalablement lavé, afin d’entraîner l’alcali qu’il aurait pu rapporter de la lessive; on place les pétales lavés dans un bain-marie en étain, avec une quantité d’eau bouillante telle, qu’elle équivale au double du poids des fleurs, y compris celui de l’eau retenue par elles à la suite du lavage; on fait infuser 12 heures; on passe avec expression ; on laisse déposer pour déterminer la séparation d’un peu de matière féculente; on décante le liquide clair dans le bain-marie, et l’on y fait fondre, à la température de l’eau bouillante, en recouvrant le vase de son couvercle, 2 parties de sucre en pain exempt de chaux.
L’emploi d’un bain-marie en étain, inutile si bon agissait sur des violettes de la primeur, d’une teinte bleue sans mélange de rouge ; est indispensable lorsqu’il en est autrement; soit que le métal absorbant l’oxygène de l’air, de préférence à la matière organique, prévienne la formation d’une plus grande quantité d’acide aux dépens de celle-ci; soit que son oxyde une fois formé
426 f 5e LEÇON.
sous celte même influence, sature au fur et à mesure l’acide produit par la matière organique, et l’empêche de réagir sur le principe colorant bleu.
On observe souvent d’ailleurs, que l’infusé ou le sirop, au sortir du bain-marie, sont à peu près décolorés; c’est sans doute qu’il en est du principe colorant de la violette comme de l’indigo, que nous savons être décoloré par le fer et par le zinc que l’on ajoute à sa dissolution sulfurique; ou parce que l’hydrogène de l’eau décomposée, se portant sur l’indigo, le désoxygène, ou parce que ce môme hydrogène, se Gxant sur lui, le convertit en une sorte d’hydrure incolore.
Aussi, de même que l’indigo décoloré redevient bleu au contact de l’air, l’infusé ou le sirop de violettes décolorés reprennent leur teinte primitive , pendant leur passage au travers d’un tissu, ou par leur exposition à l’air.
Quant au sirop de capillaire, par exception parmi ceux de sa série, et afin de l’obtenir plus aromatique, on le verse sur une portion du capillaire que l’on a réservée à cette intention.
5e procédé. Suivant un cinquième procédé qui tient du second et du troi-
sième, on ajoute une partie du véhicule à du sirop de sucre; on évapore, et quand le sirop médicamenteux est concentré, de manière à ce que l’addition du restant du véhicule, le ramène à 30° bouillant, on ajoute celui-ci.
Le sirop de mousse de Corse, le sirop de douce-amère, se préparent par cette méthode. On reserve, pour être ajouté au sirop rapproché, le produit de la première macération de la mousse de Corse, celui de la première infusion de la douceamère.
6e procédé. Suivant enfin un sixième et dernier procédé, spécialement applicable à la préparation du sirop de quinquina, on réduit de moitié par évaporation le décocté de quinquina gris, on y fait fondre le sucre concassé, et l’on achève de concentrer à 30°.
À la faveur du sucre et d’une ébullition prolongée, la petite quanlité de combinaison insoluble d’alcaloïdes et de rouge cinchonique, qui troublait la transparence du décocté refroidi, finit par se dissoudre, et le sirop est obtenu très sensiblement transparent.
Sirops dont le véhicule est de Peau chargée par une distillation partielle de principes volatils , tandis que la portion non distillée reste chargée de principes fixes.
Pour ces sirops, on prépare avec ie liquide resté dans la cucurbite et du sirop de sucre, un sirop que l’on concentre, jusqu’à ce que l’addition du produit de la distillation le puisse ramener à 35° froid ; puis l’on ajoute le produit aromatique après le refroidissement du sirop.
Ainsi se préparera le sirop de racine de valériane.
Sirops dont le véhicule est un suc de plantes.
Si le suc, semblable à ceux :
De cresson , De chou rouge ,
— cochléaria , *— fleur de pêcher ,
— cerfeuil , — bourrache,
— pointe d’asperge ,
renferme des principes antiscorbutiques comme les 2 premiers, des principes aromatiques comme le troisième; ou, sans être chargé de principes antiscorbutiques ou aromatiques, est très altérable par la chaleur comme les derniers ; après l’avoir dépuré, l’on y fera fondre, à la chaleur du bain-marie, dans un vase clos ou tout au moins dans un matras à long col, deux fois son poids de sucre, et l’on passera.
Au contraire, si, semblable aux sucs :
de fumeterre , d’ortie,
— trèfle d’eau , de rose pâle,
il peut, sans altération sensible, supporter la température de l’ébullition; dans le but de concentrer davantage dans le sirop les principes médicamenteux , on fera dissoudre dans le véhicule dépuré, et à vase ouvert, un poids de sucre égal au sien , et l’on concentrera à 30° bouillant.
Quelques praticiens substituent aux sucs dépurés, les sucs non dépurés, afin que l’albumine végétale puisse au besoin servir à compléter la clarification. Cette méthode n’est véritablement avantageuse, qu’autant que l’albumine s’y trouve associée à de lachlorophyle, ou à quelque autre corps insoluble, également capable de former avec elle des flocons compacts ; en effet ,
Quatrième
groupe.
Cinquième
groupe.
Sixième groupe ,
428 25e LEÇON*
d’après M. Salles, précisément en raison de l’absence de ces corps, l’albumine végétale ne faciliterait en rien la dépuration des sucs de rose pâle et de Heur de pécher, etc.
D’autres, au lieu d’évaporer le suc de fumeterre et ses analogues, après solution du sucre, préfèrent les évaporer d’abord, et dissoudre le sucre dans le produit réduit de moitié.
Rien ne semble s’opposer à ce que l’on adopte ces modifications, qui ne paraissent pas devoir changer la constitution du médicament, meme ses propriétés physiques.
Sirops dont le véhicule est un suc de fruits, du vinaigre , ou un vinaigre
médicamenteux.
Les sirops de coings, Les sirops de groseilles,
— de limons, — de framboises ,
— d’oranges, — mûres,
— de berbéris — de pommes,
— de cerises, — de vinaigre,
— de grenades, — — framboisé.
auxquels on peut joindre le sirop de nerprun, composent ce groupe.
Pour tous, à l’exception du dernier, on fera dissoudre à une douce chaleur, et le plus rapidement possible, afin de prévenir la réaction de l’acide sur le sucre de canne, 940 gr. de sucre blanc concassé, dans 500 gr. de suc; on donnera 2 ou 3 bouil Ions, et l’on passera.
L’opération se fait d’ordinaire dans une bassine en argent ; à son défaut cependant, on peut employer une bassine en cuivre; pourvu qu’on ait le soin de la choisir parfaitement décapée et nonétamée, attendu que l’étain altère la teinte de certains principes colorants, et spécialement celui des groseilles.
Par exceptions, les sirops de limons et d’oranges, devront, après coup, être aromatisés, le premier avec de la teinture d’écorces fraîches de citron ; le second avec de la teinture d’écorces fraîches d’orange.
On a proposé de préparer ceux de framboises, de mûres, de groseilles, etc., en faisant chauffer les fruits avec la moitié de leur poids de sucre. Au fur et à mesure que la chaleur, en brisant les enveloppes, en fait suinter le suc, il est converti en sirop.
On jette le tout sur un tamis ou sur une toile peu serrée, et,
tandis que le parenchyme des fruits reste à la surface, le sirop les traverse. Ainsi préparés, les sirops offrent une plus belle couleur que ceux obtenus par le premier procédé, la chaleur favorisant la dissolution des principes colorants contenus dans les enveloppes; mais, par contre, il sont moins aromatiques, moins agréables au goût, souvent visqueux, et par suite difficilement miscibles à Peau. Ce que nous avons dit en traitant des sucs, de la facile transformation en pectine soluble dans Peau qu’elle épaissit, de la matière particulière, insoluble dans ce liquide, que renferment les fruits, alors que la chaleur et des acides organiques interviennent, rend parfaitement raison de la plupart de ces différences.
Quant au sirop de nerprun qu’on n'emploie jamais comme objet d’agrément, on le prépare de la même manière que les sirops de fumeterre et d’ortie, et pour les mêmes motifs; pour y concentrer les principes actifs, après avoir dépuré le suc par fermentation, Pavoir passé, l’on y ajoute un poids de sucre égal au sien; l’on évapore en consistance sirupeuse, et Pon passe au travers d’un linge ou d’une étamine.
Sirops dont le véhicule est un vin médicamenteux.
On fera fondre à vase clos, ou du moins dans des inatras à long col, et à la température ordinaire, 750 gr. de sucre par 500 gr. de liquide, et Pon filtrera au papier, de préférence dans des entonnoirs fermés ;
Le sirop de quinquina au vin, avec le soluté de 28 gr. d’extrait mou dans 500 gr, de vin de Lunel;
Le sirop de safran avec le macéré de 32 gr. de safran dans 500 gr. de vin de Malaga, se prépareront par ce procédé. On porte à 812 gr. pour la même quantité de véhicule, la quantité de sucre; quand le vin, au lieu d’être un vin sucré, est un vin sec, privé de sucre naturel, et moins riche en alcool.
îl résulte de ce qui précède, que les procédés de préparation des sirops médicamenteux simples, en apparence si nombreux et si divers, se peuvent réduire à 6 qui consistent ;
Septième
groupe.
25e LEÇON.
1° Dans l’addüion pure et simple du véhicule médicamenteux, au sirop de sucre.
Sirop d’acide cyanhydrique, Sirop de gomme,
— de foie de soufre , Etc. , etc.
2° Dans l’addition du véhicule médicamenteux au sirop de sucre, suivie de la concentration du mélange j
Sirop de pavot blanc , Sirop de guimauve,
— d’ipécacuanha , Etc. , etc.
3° Dans l’addition du véhicule médicamenteux au sirop de sucre préalablement concentré.
Sirop de ratanhia.
4° Dans l’addition d’une portion du véhicule au sirop de sucre, la concentration du mélange, et finalement, l’addition du restant du véhicule à ce même mélange, tantôt avant, tantôt après le refroidissement.
Sirop de mousse de Corse , Sirop de valériane.
— de douce-amère,
5° Dans la solution du sucre dans le véhicule.
Sirops d’orgeat, Sirop de groseilles ,
— de fleurs d’orange, — de vinaigre,
— d’hysope, — — framboisé,
— de violettes, — de quinquina au vin ,
— de cresson , Etc., etc.
6° Et enfin , dans la solution du sucre dans le véhicule et dans la concentration.
Sirop de fumeterre, Même de quinquina à l’eau.
— de nerprun ,