Cette question est très -facile à résoudre
On se ti'ansporte en elfet à un des repères, au point R, par exemple, Jig. 2 5 , où l’on place le limbe * du goniomètre dans une situation horizontale, afin de diriger vers l’autre repère P son plan de collimation. Cela fait, 011 emmène le plan de collimation de l’alidade mobile vers le point X à déterminer, et on lit' sur le limbe l’amplitude numérique de l’angle PRX, de la carte topographique naturelle. On peut donc alors conduire par la position r de R, sur la minute du levé, une ligne rx' qui fasse avec la base rp, joignant les positions des repères, un angle x'rp ayant pour mesure l’amplitude obtenue; de sorte que la position cherchée du point X se trouvera quelque part sur la ligne rx'.
Cela fait, on transporte le goniomètre au second repère P, pour y mesurer de la même manière l’angle RPX compris entre les plans verticaux des directions PR , PX , et on conduit par la position p dit P sur la carte, une ligne px" faisant avec pr
un angle rpx" égal à l’angle mesuré; et celle ligne contient évidemment encore la position cherchée du point X. Cette position sera do|ic fournie par l’intersection x des lignes rx' , px"; et en effet, les triangles rxp, RXP, sont équiangles, et par conséquent semblables : la question est donc résolue.
62. Le point X étant quelconque, la méthode précédente s’applique également à la détermination des positions de tous les points du terrain, soit accessibles, soit inabordables, que l’on peut apercevoir des deux repères choisis. Elle ne devra néanmoins être employée avec confiance qu’autant que les lignes rx, px, se couperont sous des angles ne s’écartant pas d’un angle droit de plus de ’ioo grades, ou, ce qui est la même chose, que lorsque l’angle RXP de la carte topographique naturelle sera compris dans les mêmes limites.
65. Cette manière de déterminer les positions des points inconnus, et qu’on appelle méthode d’intersection, est très- expéditive. 11 faudra donc s’en servir pour obtenir les positions du plus grand nombre possible de points remarquables du terrain, propres surtout à devenir ultérieurement eux-mêmes des points de repère. On ne doit pas, au reste, espérer de pouvoir construire entièrement le levé du détail d’un pays, par l'emploi exclusif de la méthode d’intersection; ce n’est pas de loin ([lie l’on peut juger de la forme des courbes décrites sur le terrain par la succession de ses points remarquables, et on les exprime bien mieux quand on en a parcouru toutes les sinuosités.