‹ Cours complet de topographie et de géodésie, a l'usage de l'école d'application du corps royal d'étatmajorChapitre 35 sur 48 · La boussole que nous décrivons, faitordinai · texte numérisé non relu

La boussole que nous décrivons, faitordinai

ren.ent partie d’une certaine boite d instrumens que

l’on désigne sous le nom de poche du mineur ; pour lui faire alors occuper moins de volume, et la serrer plus commodément dans la boite, on adapte 1 anneau BB, au support 55, par deux tourillons mobiles dans des collets QQ, de telle sorte que cet anneau peut être ramené, quand on veut, dansle plan du support, comme il est représenté par le côtédroit de' la ligure. Une virole v, située au-dessous dé la boitiTcC, de la boussole , contient deux spirales de cuivre, sur lesquelles reposent deux tiges du même métal, passant librement par deux petits trous pratiqués au fond de la boussole , de part et d’autre et tout près du pivot, lequel est entouré

par un petit anneau que portent les tiges mention* nées, à leurs extrémités supérieures. Ce petit mécanisme est destiné, comme on le prévoit, à arrêter, * quand on le désire, le mouvement de l’âiguille a niantée; il suflit en effet de tourner la virole pour que les spirales soulèvent le petit anneau , et •» pressent en conséquence la chape de l’aiguilla contre le disque de cristal qui ferme l’entrée de la. boite CC, de la boussole.

III*. §. Description de La boussole à réflexion .

a3i. Les boussoles dont nous venons de parler ont besoin de supports particuliers, et nécessitent deux opérations distinctes pour le mesurage de chaque angle : la première consiste à placer la lunette ou le cordeau suspenseur dans le plan vertical dont il faut obtenir la situation; la deuxième à lire l’angle que l’aiguille indique sur le limbe. Exécuter ces deux opérations à la fois pour écono- * miser le temps , dispenser de l’emploi de supports fixes afin de donner à l’observateur le moyen de mesurer les angles, pour ainsi dire, à la volée,, ên tenant l'instrument d'une main, tel a été le but que M. le capitaine Kaler s’est proposé en imaginant sa boussole a réflexion, perfectionnée ensuite , par M. Sinalcalder.

Cet instrument se compose d’une boite ou enve- * loppe de cuivre CC,flg. 55, d’environ 8 à io centimètres de diamètre, du fond de laquelle s'élève un pivot aigu d'acier. Sur ce pivot repose la chape d’agate d’une aiguille ou petit barreau d’acier, , •.* fortement aimanté, sur lequel est fixé un limbe

i36 levés , . .

très-léger, divisé en grades et fractions quand cela est possible. Contre la pardi verticale de la boite BB,c st adaptée à charnière une pinnule à croisée P, portant un crin vertical , visible à travers un oculaire oo , diamétralement opposé, lié aussi à la paroi de la boite par une charnière. Cet oculaire renferme une espèce de prisme triangulaire, débité dans une sphère de cristal, de telle sorte qu’une de ses faces latérales soit une portion de la surface de cette sphère. Cette face convexe est tournée en regard des divisions du limbe situées contre l’oculaire, et sert à les amplifier , tandis que les réfractions et la réflexion des rayons visuels dans le prisme, les font apercevoir simultanément dans la direction du crin de la pinnule.

a 32 yParxet artifice, il est clair qu’en dirigeant le plan de collimation de la boussole vers un point quelconque , ou peut lire dans le prolongement inférieur du crin la graduation de la division du limbe voisine de l’œil , située alors dans le même plan de, collimation ; et connaître ainsi l’angle que fait la position'actuelle de ce plan, avec le méridien magnétique. Cela exige, si l’on veut compter les angles à partir du nord vers l’ouest, que le zéro du limbe soit situé sur le côté ,snd de l’aiguille aimantée, et de telle manière qu’il soitexactement vu dans la direction du crin de la pinnule, lors-^ que le plan de collimation de la boussole aura été ^ placé dans celui du méridien magnétique. Cette dernïere circonstance existant, si le zéro ne se plaçait pas comme nous levons dit, ce ferait une autre division qui se trouverait dans la direction du crin , et l’angle compris entre elle et le zéro ,

< A LA BOUSSOLE. l5y

exprimerait l’erreur, en plus ou eu moins, des angles iouinis par 1 instrument, sur les angles formés par les directions visées et le méridien magnétique; erreur constante due à la position particulière donnée au limbe, sur le petit barreau aimanté, par le constructeur de la boussole.

235. Le prisme convexe dont nous avons parlé a été substitué par M. Smalcalder au système d’un petit miroir plan argenté, incliné de 55 grades sui le limbe, vu au travers d un fragment de lentille double convexe, d’environ deux centimètres de loyer, dont faisait usage M. le capitaine Kater.

Il ne serait sans doute pas bien dillicilc de fixer le limbe sur l’aiguille aimantée, de telle sorte que l’observateur put régler avec de petites vis leur position relative, de manière à prendre, soit le méridien magnétique, soit tout autre plan vertical as- ” signé, pour origine exacte des angles relevés avec la boussole.

Afin de diminuer le temps nécessaire aux observations, on adapte sur les parois de la boite un petit bouton à ressort que l’on presse à plusieurs repi ises avec 1 index de la main droite, tout eu tenant la boussole; le derrière du bouton, buttant ainsi conlie le boni du limbe , tend à diminuer le nombre et l’étendue de ses oscillations et à le faire arriver plus promptement au repos. La pinmile et • 1 oculaire se rabattent contre le verre de la boussole pour être renfermés dans un couvercle, qui donne alors à l’instrument l’apparence d’une boite ordinaire , et en facilite beaucoup le transport.

IV*. §. Des conditions auxquelles doivent satisfaire

les parties d'une bonne boussole de topographe.

234 . Pour qu’une boussole de topographe soit parfaite, les diverses parties dont elle se compose doivent satisfaire aux conditions de forme et de position , que nous allons signaler et apprendre à reconnaître successivement.

La pointe du pivot de J’aiguille doit se trouver dans 1 axe du limbe, ce qui a lieu lorsque ses dis>tances, à trois points de la circonférence du limbe divisée, sont égales entre elles.

235. Le plan du limbe doit être perpendiculaire à la face latérale de la boite de la boussole, contre laquelle s’appuie la règle support de la lunette. On reconnaît cette situation respective à l’aide d’une équerre ou d’un niveau , convenablement construits.

a36. Le premier rayon du limbe, c’est-à-dire celui qui passe par l’origine de sa graduation , doit être parallèle à la face de la boite mentionnée. Cette condition n’est indispensable que lorsqu’il s’agit de compter tous, les angles fournis par la boussole, à partir du méridien magnétique ; autrement, quelle que soit la situation de ce premier rayon , la boussole peut , comme on le verra, servir toujoursà 1 exécution des levés topographiques. Au reste le parallélisme du premier rayon et de la face latérale de la boite de la boussole , peut être vérifié avec la même équerre qui servira à reconnaître la perpendicularité de cette face et du plan du limbe, , , .

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