‹ Cours d'accouchements professé à l'Université catholique de Louvain (volume 2)Chapitre 10 sur 113 · CORDON OMBILICAL · texte numérisé non relu

CORDON OMBILICAL

2° Une autre se replie sur une partie de lœuf qu'elle recouvre comme un capuchon et dont elle suit le développement : c'est la caduque réfléchie.

3^ Une troisième, située entre la matrice et le point où l'œuf s est greffé, porte le nom de caduque adventice ou sérotine et forme avec les vaisseaux utérins qui y aboutissent, le tissu inter-utéro-placentaire ou le placenta maternel.

Entre la caduque utérine et la caduque réfléchie, il existe d*abord un liquide auquel Breschet a donné le nom d'hydropérione. Mais par suite du développement de Tœuf, ces deux caduques s'adossent bientôt et finissent par se confondre. Ainsi confondues, elles s'atrophient et, au moment de l'accouchement, elles s'exlblient et sont entraînées, au moins par lambeaux, avec le chorion auquel elles adhèrent.

CORDON OMBILICVL. 11 contient d'abord le pédicule de la vésicule ombilicale et ses vaisseaux (omphalo-mésentériques) ; puis bientôt le pédicule de Tallantoïde et ses vaisseaux (allantoïdiensK parties auxquelles lamnios ne tarde pas à fournir une gaîne.

Les pédicules s'atrophiant ainsi que les vaisseaux omphalomésentériques, la gaîne ne contient plus guère, comme partie importante, que les vaisseaux allantoïdiens ou ombilicaux unis entre eux par du tissu fibroïde.

Ces vaisseaux et leur gaîne se développent et s'allongent de manière à former une tige qui va du nombril au placenta et s'appelle le cordon ombilical.

Longueur. A terme, cette tige mesure à peu près la même longueur que le fœtus lui-même, c'est-à-dire, 45 à 55 centimètres. Mais le cordon présente sous le rapport de la longueur, de grandes variétés : Mauriceau en a vu un qui n'avait que 16 centimètres; nous en avons reçu un qui mesurait i,35 m. et on en conserve un au musée de Mayence, long de 2 mètres 26 centimètres.

L'excès ou le défaut de longueur du cordon peuvent devenir la source d'accidents.

Le cordon trop long est exposé à former procidence, ou à s'enrouler autour du cou, du tronc, des membres du fœtus. II peut ainsi se trouver relativement trop court, être comprimé ou exercer lui-même une constriction sur les parties qu'il embrasse. Il peut aussi former des anses dans lesquelles le fœtus passe et qu'il convertit en nœuds. Ces nœ^uds toutefois ne se serrent presque jamais au point de gêner la circulation fœto-placentaire.

Page 1