DIVISION DE L'ŒUF
accouchement produisent le mouvement de recul qui suit chaque douleur, jusqu*à ce que les bosses pariétales aient dépassé les branches îschio-pubiennes. Elles sont peu à peu surmontées par la descente du crâne, que les contractions utérines poussent comme un coin qui tend à s^échapper du côté où il rencontre le moins d*obstacles. Quelquefois cependant Tart doit intervenir et c'est même là une des indications les plus communes de l'emploi du forceps.
Division de l'œuf,
i) POCHE DES EAUX. L'orifice utérin ne peut se dilater sans mettre à nu un segment des membranes. Poussé par le liquide amniotique, ce segment tend bientôt à s'engager dans louverture du col et constitue ainsi ce qu'on appelle la poche des eaux.
Cette poche est plus on moins large selon le degré de dilatation de Torifice; elle est aussi plus ou moins allongée, selon des circonstances que nous indiquerons tout-à-l'heure. On comprend qu'elle doit se tendre pendant les douleurs et que sa tension doit être en raison directe de la force avec laquelle l'utérus comprime son contenu.
Au début du travail, non seulement la poche se tend pendant la douleur, mais encore la couche de liquide qu'elle contient devient plus épaisse, parce que l'espèce d'entonnoir formé par le segment inférieur de la matrice n'est pas encore exactement bouché par la partie du fœtus qui« se présente.
Après la contraction utérine, la poche se ralâche, semble rentrer un peu, et se réapplique plus directement sur le crâne du fœtus. Mais lorsque celui-ci est fixé et qu'il remplit exactement l'entonnoir dont nous venons de parler, le liquide contenu dans la poche se trouve séparé du restant des eaux amniotiques et , à chaque douleur, la tête fait sur lui l'office d'un piston, qui tend de plus en plus les membranes et finit par les faire éclater.
La tension permanente de la poche indique ou une contraction continue de l'utérus, ou une hydropisie de l'œuf; mais , même dans ces cas , la tension n'est pas constamment égale : elle augmente à chaque douleur.
La poche des eaux s'allonge quelquefois jusqu'au bas du vagin et même jusqu'à la vulve. On dit alors qu'elle est en boyau ou en boudin. Si le col n'est pas complètement dilaté,