AUTRES FORMES DE CONVULSIONS
D'après Burns, les convulsions que Ton rencontre dans la pratique obstéricale sont 99 fois sur 100 épileptiformes. Ce rapport est sans doute exagéré, si Ton envisage les convulsions qu'on peut observer pendant toute la durée de Fétat puerpéral ; mais il ne Test guère si Ton n'a en vue que celles qui se déclarent pendant l'accouchement même.
Convulsions hystér if ormes. Nous avons dit leurs caractères. On les combat comme si la femme n'était pas enceinte. S'il y a de la céphalalgie, de la coloration de la face, de l'injection des conjonctives, de la résistance dans le pouls, on débutera par une saignée puis on prescira les antispasmodiques. S'il n'existe ni pléthore, ni signe de congestion vers la tête, on en viendra directement à l'asa fœtida, à la valériane, au musc, au castoréum, au camphre, à l'buile animale de Dippel, etc. On y joindra un lavement salin et, au besoin, un bain tiède. Si ces moyens échouaient, et si l'état des parties le permettait, on terminerait l'accouchement ; mais la chose est rarement nécessaire.
La catalepsie se traite chez la femme qui est enceinte comme chez celle qui ne l'est pas.
Quant aux convulsions qui surviennent après les pertes excessives , elles sont presque toujours rapidement mortelles. Les indications sont : arrêter la perte ; — donner à la malade une position exactement horizontale ; r— comprimer l'aorte pour que ce qui reste de sang se porte vers la tête ; — soutenir les forces par l'opium , par l'eau-de-vie , par le vin d'Oporto à l'intérieur ou en lavements, par un peu de bouillon ; — et enfin pratiquer la transfusion du sang.
La délivrance artificielle est évidemment indiquée avant que Tépuisement soit porté au point d'entraîner des convulsions à sa suite.