‹ Cours d'accouchements professé à l'Université catholique de LouvainChapitre 22 sur 165 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

La femme n'ose pas pousser de peur d'augmenter ses souffrances et, comme Tintervalle des contractions n'est pas complètement exempt de douleur, il survient bientôt de Tanxiété et une agitation continuelle. Parfois le travail se suspend, surtout après une transpiration ; d autres fois il continue en s'exaspérant : Tutérus, de plus en plus douloureux, entre dans un état de contracture permanente ou de vibration fîbrillaire, le pouls s'accélère et la métrite est imminente.

Après la délivrance. Les tranchées sont plus douloureuses ; l'utérus, très-sensible au palper, reste plus volumineux et est exposé à l'hémorrhagie et à la phlogose. L'écoulement lochial et la sécrétion laiteuse sont peu abondants.

DIAGNOSTIC. M. Jacquemier ne croit pas au rhumatisme utérin et il pense qu'on prend pour tel, tantôt un excès de sensibilité ou d'hystéralgie, tantôt une congestion utérine, tantôt un premier degré de métrite. Mais :

lo La congestion ne s'accompagne pas de fièvre et cause de la pesanteur plutôt qu'une véritable douleur ;

2® Les douleurs purement nerveuses^ et même les spasmes de l'utérus, ne donnent pas lieu à un mouvement fébrile, du moins au début , et ne sont pas suivies d'urines sédimenteuses ;

3<* Quant à la métrite elle diffère du rhumatisme en ce que : a) la douleur est moins aiguë et tout à fait fixe ; b) la fièvre est moindre , mais continue ; c) la cause est souvent évidente : c'est un coup, une violence extérieure, etc. Les inflammations rhumatismales ont du reste avec les inflammations franches beaucoup de points de rapport — et les moyens de combattre les unes sont aussi les moyens de combattre les autres. Les deux affections sont heureusement assez rares, du moins au moment du travail, et, après ce que nous venons de dire du rhumatisme, nous nous croyons dispensé de nous arrêter à la métrite franche^ puisque ses expressions symptomatiques et ses indications thérapeutiques sont, à peu de choses près, les mêmes,

TRAITEMENT. Les moyens à employer sont : i<> Les évacuations sanguines, si l'état des forces le permet; 2° Les sudorifiques, sous diverses formes : les bains, la chaleur de la chambre et du lit, les boissons chaudes, l'infusion de sureau avec l'esprit de Mindererus, le tartre stibié en lavage ou à dose nauséeuse, l'ipécacuanha associé à l'opium, Tammoniaque;

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