DU RHUMATISME UTÉRIN
3° Les préparations opiacées, à hautes doses ;
4° Les embrocations calmantes, les cataplasmes émoUients, narcotiques ;
5° Si le rhumatisme utérin a succédé au rhumatisme d'une autre partie, les révulsifs sur le point primitivement affecté se trouvent clairement iitdiqués;
6® S'il se manifeste sous la forme d accès intermittents, c'est à la quinine et à ses sels quon aura recours.
'f Quelquefois, le travail est si fatigant, si douloureux, et la nature est si impuissante, que Tart est obligé d'intervenir par la version ou le forceps, selon l'état des parties.
Le fonctionnement du muscle utérin peut être troublé et rendu irrégulier par d'autres causes encore que l'inflammation, le rhumatisme et le spasme. Nous aurons l'occasion d'examiner plus loin, comment la brièveté du cordon ombilical peut troubler la régularité des contractions utérines. Des tumeurs, développées dans les parois du viscère peuvent s'opposer aussi à son reserrement normal et devenir ainsi des sources de difficultés et d'accidents.
Mme ••' ^ âgée .d'environ 40 ans , avait depuis quelques années des menstruations douloureuses et irréguliéres, quand elle devint enceinte pour la première fois. A 5 1/2 mois, à 6 1/2 mois et à 8 mois , il se manifesta des contractions utérines très-pénibles et ir régulières. Dès la première fois , en examinant le ventre, mon père avait constaté sur la paroi antérieure de l'utérus, un peu au-dessous du fond, une tumeur grosse comme un petit œuf de poule et qui était le point de départ des douleurs. Des sangsues , loco dolenti , des cataplasmes , les opiacés à hautes doses, enrayèrent et suspendirent chaque fois ce faux travail. On pouvait redouter l'accouchement : mais il se fit naturellement. Pendant les couches, la tumeur s'abaissa graduellement avec l'utérus, comme elle s'était élevée avec lui pendant la grossesse. Mon père a vu un second cas de ce genre, mais dans lequel la tumeur nexerça aucune influence ni sur la marche de la grossesse, ni sur celle de l'accouchement, à moins qu'on ne veuille lui attribuer l'hydramnîos qui détermina l'expulsion prématurée du premier enfant ; mais cette explication n'est guère plausible, puisqu'il ne s'est présente rien de semblable dans les deux gestations suivantes, quoique la tumeur subsistât toujours. Cinq ans plus tard, lors d'une quatrième grossesse, mon père constata que la tumeur avait complètement disparu.