‹ Cours d'accouchements professé à l'Université catholique de LouvainChapitre 91 sur 165 · DE L'AMPUTATION DU BRAS · texte numérisé non relu

DE L'AMPUTATION DU BRAS

dans le cas contraire, on se bornera à abaisser et à fixer la partie que Ton veut attaquer. On ouvre alors la cavité viscérale et l'on y passe la main pour la vider. Au besoin même, on traverse le diaphragme pour vider également la cavité voisine. Cette éviscération laborieuse terminée, on exerce encore quelques tractions sur le crochet qui doit alors bien embrasser le rachis. Quelques fois l'évolution se fait; d'autres fois le rachis se rompt et il ne reste qu'à couper des parties molles. Dans tous les cas, plutôt que de s'obstiner à exercer des tractions périlleuses, on fera bien de pratiquer la section du rachis par l'un ou 1 autre des nombreux procédés que nous venons d'indiquer.

3« Amputation du bras.

Il est des auteurs qui proscrivent absolument l'amputation ^^ bras. Elle est complètement inutile, dit Gaz eaux; la pré- ^^ïîce du membre loin de gêner, facilite la version, dit Chailly. ^pendant M. Savy, ne pouvant arriver aux pieds, désarticula '^ bras et vit bientôt le pelvis descendre spontanément ; deux ^^^ M. Perrochaud, après plusieurs tentatives de version, ^^Puta le membre et put ensuite amener les pieds ; même 'J^^cès a été obtenu par Penquir , Wright, Blot et par beaucoup . ^^^cs accoucheurs encore. P. Dubois a quelques fois pratiqué ^Pxitation du bras pour pouvoir opérer la décollation. Nous î^^ croyons donc pas quil faille la proscrire d'une manière ^solue, mais on ne doit y recourir que quand la mort du foetus est certaine : on s'exposerait à devoir, comme le D^ Hélie, payer de par jugement, une pension à Tenfant mutilé survivant. L'opération n'est pas difficile à exécuter et on l'a quelquefois faite par arrachement ; mais les tractions doivent se borner à abaisser fortement l'épaule et à la rendre plus accessible aux instruments tranchants ou à l'écraseur de Chassaignac, beaucoup moins dangereux à manier.

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