‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 48 sur 114 · DES FORCES AUXILIAIRES · texte numérisé non relu

DES FORCES AUXILIAIRES

démontré (i), elle ne varie qu'avec lui; de sorte qu'en supposant Taxe utérin confondu avec l'axe du détroit supérieur, la force expultrice s'exerce constamment, pendajit tout le travail, d'après une ligne partant des environs de l'ombilic pour aller tomber sur le coccyx, quelle que soit d'ailleurs la forme du mobile et quelles que soient les incurvations que le rachis du fœtus puisse subir. Mais l'axe de la matrice n'est pas absolument fixe; il change plus ou moins de direction dans les cas d'obliquités antérieure ou latérales et selon que la femme se tient debout, couchée sur le dos, ou sur l'un des flancs. C'est là un fait dont en pratique on peut souvent tirer parti (2).

Forces auxiliaires.

L'utérus n'est pas le seul organe d'expulsion dans l'accouchement. A terme , il est enveloppé et comme doublé de parois musculaires : en haut , le diaphragme ; en avant , sur les côtés et en arrière , jusqu'à la colonne vertébrale , les muscles abdominaux l'enveloppent, le pressent et donnent un point d'appui à ses efforts.

Seul le segment inférieur de l'organe gestateur n'est pas renforcé par des muscles voisins , et c'est là une disposition favorable puisque cette portion du viscère doit céder et livrer passage au mobile à expulser.

La résultante de la contraction des muscles abdominaux n'est pas tout à fait la même que la résultante de la contraction utérine : elle peut être représentée par une ligne qui partirait de l'appendice xyphoïde pour aboutir à l'anus. Elle intervient seulement au moment où la tête se ramène en avant de la direction de l'axe utérin et, comme elle est moins dirigée en arrière

que l'effort utérin, elle est moins défavorablement disposée pour l'expulsion.

Ajoutons qu'en changeant de position , qu'en contractant les muscles d'un côté plus énergiquement que ceux de l'autre, la femme peut modifier , dans une certaine mesure , la direction de ses efforts. Elle tâtonne et cherche instinctivement la position la plus favorable. De son côté, l'accoucheur fait souvent bien de

(1) Des phénomènes mécaniques de l'accouchement. Mémoires de VAcad. de Méd. de Belgique. i858.

(2) Remarques sur la position à donner à la femme pendant l'accouchement, par L. J. Hubert (Annales médicales de la Flandre occidentale, 1854).

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