DE LA FRANCE
Un seul État y sous un même sceptre ;
Des divisions uniformes du territoire ;
Dne armée nationale, avec égalité de droits aux grades;
Un même code de lois ;
Des poids et mesures uniformes ;
Un même ordre de récompenses ;
Et surtout un pouvoir central qui soit sans cesse en communication avec tous les points de Tempire.
IL serait superflu de vous démontrer la puissance de ces moyens d'organisation ; vous sentirez facilement que c*est avec tous ces derniers éléments que se forme et se consolide Vunité dans une nation; et Funité, cest la force , cest aussi le bonheur social.
L'autorité de ces grands principes paraît avoir dominé dans r Assemblée nationale, lorsqu'en 1789, après avoir posé les premières bases de la nouvelle constitution du pays, elle vou- Inty des débris incohérents de Tancienne monarchie, créer et organiser un nouveau corps politique , et élever sur une base commune le double édifice de la représentation nationale et de l'administration intérieure.
L'égalité civile était déjà fondée; la mémorable nuit du & août avait effacé jusqu'aux derniers vestiges de la féodalité; il restait à cimenter l'unité nationale et à centraliser le pouvoir.
G^est le but que l'Assemblée se proposait. Mais la tâche était immense ! Une foule de difficultés physiques et morales s'élevaient pour faire obstacle à son accomplissement.
Pour vous faire comprendre toutes ces difficultés, je vais vous analyser l'œuvre de cette grande époque de notre histoire (1).
La surfoce du royaume était, depuis plusieurs siècles, morcelée en tout sens , et d'autant de manières différentes qu'il y avait dans l'État de régimes ou de pouvoirs différents. On di-
(i) Voirie Moniteur du tcmpt.