III. Des marques peuvent être enfin exigées pour des
(4) Voyez Blanqui, Précis d'économie politique , p. 432; et Chaptal, De l'industrie françaiee, t. II, p. 354 et 368.
9(2 TITRE II» — nÉGIMC Dti l'iNDUSTRIE BfANIÎFAGTtJRIÈRE.
produits destinés à être importés dans les pays où il est très-important pour une nation de conserver sa réputation de bonne foi , tout aussi bien que d'habileté.
Toutes ces restrictions, sans doute, tendent à imposer quelques entraves à l'industrie manufacturière; mais elles me semblent justifiées par Tintérét général.
Je passe à l'examen de la troisième classe de restric-* tions que j'ai tout d'abord établie.
§ II!. Des justifications de capacité pour certaines professions.
I. Je vous ai dit qu'il existait certaines professions pour l'exercice desquelles il est utile d'exiger des justifications de capacité.
Examinons rapidement ce point important et délicat.
« Il ne convient pas à la société, dit M. Say, de gêner une industrie innocente ; mais il est du devoir de Tautorité publique de soustraire la société à une action nuisible ; Ta sagesse conseille seulement de ne pas prendre des précautions qui seraient plus préjudiciables que le mal qu'on veut éviter. Un médecin , un apothicaire peuvent tuer un malade par le seul fait de leur ignorance. Le gouvernement, à qui Sont remis les intérêts de tons , doit à la société de prévenir ce malheur, autant qu'il dépend de lui, en s'assuraht, par des e^tamens publics et par des grades obtenus, de la capacité de ceux qui se désignent à la confiance publique. » {Cours complet y t. IIÏ, p. 275.)
« Que l'on ne dise pas , dans l'intérêt de la liberté d'industrie, qu'un médecin ou un apothicaire qui auraient tué ou empoisonné plusieurs malades ne trouveraient plus de pratiques ! D'abord , l'expérience des malades serait trop chèrement achetée, si elle ne pouvait l'être que par la mort ^e beaucoup de persopftçô. Mais, de phis, les <^usee