DU SON
Le son à donner aux chevaux doit provenir de la mouture du froment; il doit être frais et récent, farineux, inodore et d une saveur douce.
Le son subit des altérations au bout de trois ou quatre
(1) Voir au Journal mUiiaire une circulaire ministénelle du 27 mai 1835, 1*' sem.; p. 186, qui explique et modifie certaines données relativement aux mélanges tolérés ou proscrits.
Voir aussi les cahiers des charges publiés au Journal militaire.
(2) Si le son n'est véritablement que de la sciure de bois , on ne doit pas plus l'employer pour l'alimentation des chevaux que pour celle des hommes. La fiarine d'orge est à tous égards préférable.
mois au plus de conservation, quelque soin que l'on prenne de le mettre dans un magasin sec et aéré.
Le son est échauffé ou aigre toutes les fois qu'il a été exposé à l'action de la fermentation : ce qui ne manque jamais d'arriver après le terme de conservation indiqué ci-dessus, et même avant, lorsqu'il est placé soit à l'humidité, soit à la chaleur, et surtout s'il est amoncelé en gros tas. Dans l'état de fermentation, il offre une saveur aigre, et les animaux le refusent. À cette fermentation succède bientôt la putridité ; alors il se boursoufle, se prend en grosses masses, exhale une odeur de pourri et devient la proie des insectes.