DANS LES DÉPÔTS
Indépendamment des soins généraux prescrits parles règlements ou recommandés par l'expérience, il en est de particuliers fort essentiels à prendre , à l'égard des chevaux de remonte, dans les dépôts et succursales du
service.
Ces soins doivent tendre à les amener progressivement, et avec méthode, au régime habituel des chevaux de troupe. L'âge, la saison, la localité, la nourriture reçue chez l'éleveur, sont toutes choses à considérer dans les soins hygiéniques et dans la composition du régime alimentaire , dont la modification , graduée avec intelligence, doit préparer la transition nécessaire à la
vie de régiment.
Le règlement contient d'autres prescriptions non moins utiles, telles que les suivantes ;
Ne pas monter les chevaux de cinq ans et aa-dessous^ immédiatement après leur arrivée au dépôt ;
(i) Voir au Journal militaire la décision ministérielle du 22 décembre 1S53, et le modèle de situation mensuelle y annexé, 2« 8em.,p. 300.
Les faire promener en main par des cavaliers montés sur
des chevaux faits ; En hiver, choisir pour cette promenade le moment le moins
froid de la journée ; Tenir les chevaux en main , tantôt à droite , tantôt à
gauche ; Les promener montés^ lorsqu'ils sont remis des fatigues de
la route, mais au pas, et sans exiger d'eux autre chose
que de suivre ceux qui les précèdent dans la colonne; Renouveler ces promenades tous les jours, si le temps le
permet.
Les chevaux ayant été ainsi habitués à supporter le poids du cavalier, on les accoutume, dans les écuries, à se laisser seller, lever le pied, frapper sur le fer, etc., usant toujours de douceur, s'ils font des difficultés, pour les guérir de leur inquiétude, et ne les châtiant enfin qu'à la dernière extrémité, après s'être bien assuré que les fautes proviennent de malice et non d'ignorance.
La qualité des denrées et de l'eau doivent être l'objet d'une constante attention, et il appartient au sous-intendant militaire, comme devoir rigoureux, de remédier aux abus ou négligences qui peuvent lui être signalés par les commandants des établissements, ou révélés par sa propre surveillance.
Tout cheval qui tombe malade doit être séparé des autres, à l'instant où la maladie commence à se manifester.
La réforme des chevaux est prononcée par les ofïiciers généraux, à l'époque des inspections générales.
Lorsque dans l'intervalle d'une inspection générale à une autre, un cheval est juge impropre au service, soit par suite de faiblesse d'organisation, soit par suite de
maladie ou d accident, ce cheval est présenté à lofficier général chargé de passer la plus prochaine revue trimestrielle.
Cet officier général fait procéder , en sa présence , à Texamen du cheval par le vétérinaire de rétablissement, et transmet, s'il y a lieu, avec le travail de sa revue, une proposition de réforme au Ministre.
Lorsqu'un cheval est atteint d'une maladie déclarée incurable et qui entraine la nécessité de l'abatage, l'exé* cution a lieu immédiatement, sur l'autorisation du sousintendant militaire, et est constatée par un procès-verbal où ce fonctionnaire consigne son autorisation.
La mort par suite de maladie ou d'accident est constatée également par procès-verbal (autre modèle) (1).
SECTION m.
DES DÉTACHEMENTS RÉGIMBNTAIRES.
Les corps de troupe auxquels le Ministre de la guerre assigne des chevaux de remonte à prendre dans un dépôt, sont tenus d'y envoyer des détachements pour recevoir ces chevaux et les amener à leur destination.
La force des détachements régimentaires formés pour ce service, doit être calculée de façon que chaque cavalier n'ait pas plus de quatre chevaux à conduire par accouple.
(i) Voir les modèles n°* li , là et 13 annexés au règlement du 23 mars 1837, article 33.