‹ Cours d'administration militaire (volume 2)Chapitre 71 sur 128 · CLASSE · texte numérisé non relu

CLASSE

Fromage et beurre.

Uo plat de viande chaud.

Un plat de légumes.

Soupe.

Un plat de fiande rôtie.

Un plat de légumes.

Vin, 4/^ d^ lilre h chaque repas

Pain blanc à discrétion.

OBSERVATIOHS.

La TUods et !• poiMOB, è nhoo de 2S0 innmet par

iMmoe qatliti.

de

L'obserfation relatife aux droits des passagers pour les repas , placés au tableau de 4** et de t* classe, est applicable aux 3* et 4* classes.

L'administration de la guerre s'étant réservé le droit d'embarquer des chevaux et des mulets, le marché stipule que chacun de ces animaux comptera pour cinq places de quatrième classe, mais que la compagnie ne pourra être tenue d'en transporter plus de six par voyage. Du reste, leur nourriture à bord, ainsi que tous les frais accessoires, tels que ceux d'écuries mobiles, ustensiles, baquets, etc., sont mis à la charge de la

compagnie, qui, entre autres obligations concernant ces animaux, a contracté celle d'embarquer les liquides et denrées ci-après-désignés :

Seize litres d'ean^

Quatre kilogrammes d'orge, ,

Six kilogrammes de foin, j ^^^ ^^'^^ ®* P*^^ ^^i'"^*^

Un kilogramme de son,

avec faculté de substituer à ces trois dernières denrées:

Deux kilogrammes d'orge; Deux kilogrammes de farine d'orge ; Six kilogrammes de foin ; Un kilogramme de son.

Nous ne saurions omettre deux autres obligations fort importantes pour l'administration de la guerre, dans l'intérêt spécial de l'Algérie, quoique contractées envers un autre ministère ; ce sont :

1« Celles de transporter, pour le compte du département des finances, sans aucune rétribution, sur chacune des lignes organisées, toutes les dépêches que l'administration générale des postes juge à propos de lui confier, jusqu'à concurrence du poids de cinq cents kilogrammes par voyage, et ce, non-seulement à chacun des départs réguliers , tels qu'ils sont fixés plus haut^ mais encore toutes les fois qu'uu de ses paquebots fait une trarersée supplémentaire de France en Algérie ou d'Algérie en France ;

2^ Celle de transporter également, sans rétribution aucune, pour le compte du même département^ les espèces que le Gouvernement est dans le cas de faire passer en Algérie, à charge par la compagnie de se conformer aux mesures d*ordre et de prévoyance prescrites par le Ministre des finances.

Il est, en outre, prescrit à la compagnie de faire placer au grand mât de chacun de ses paquebots une boîte mobile, dite boîte aux lettres^ destinée à recevoir les lettres que le public voudrait y déposer avant le départ.

Gomme il ne peut entrer dans notre plan de rapporter toutes les clauses du cahier des charges, nous renvoyons nos lecteurs à ce document, pour compléter les notions qui manquent ici. Ils y trouveront (1) :

Le prix payé par jour et par passager ;

La composition des tables, à bord ;

Les cas de relâches, et les amendes attachées à celles prolongées au delà du temps prescrit, sans justification valable ;

Les prescriptions relatives à la remise des dépèches et des espèces embarquées ;

Les garanties assurées aux entrepreneurs, dans le cas d'une guerre maritime ;

Les cas donnant lieu à des marchés d'urgence ou à la résiliation du traité ;

(i) Dans chaque salle où se tiennent les passagers, il est affiché une copie du permis de navigation et un tableau indiquant : i<^ La durée moyenne des voyages ; 2® La durée des relâches ; 3^ Le nombre maximum des passagers ;

4* La faculté qu'ils ont de consigner deux observations sur le registre ouvert aâ hoc ; 5^ Le tarif des places ; 6** Le tableau des repas.

Le registre mentionné au quatrième alinéa doit être coté et paraphé par le sous-intendant militaire de la résidence où est situé le port d'armement.

Le capitaine a le droit d'y consigner ses propres observations, ainsi que tons les faits qu'il lui paraîtrait important de faire attester par les passagers.

TITRE Vin. — SERVICE DE MARCHE. 461

La manière de juger les conlestatioDS qui pourraient survenir, relativement à l'interprétation dudit traité.

Il y a dans chaque port d'embarquement et de débarquement un sous-intendant militaire spécialement chargé du service des transports maritimes, et sous la surveillance duquel les paquebots sont placés. G*est à ce fonctionnaire qu'il appartient de provoquer la réunion de la commission spéciale créée ad hoc^ à l'effet de visiter ou contre-visiter les paquebots de l'entreprise, de constater leur étal, et d'exiger la réparation ou le remplacement des objets qui seraient reconnus susceptibles d'entraver ou de compromettre la navigation .

Les passagers du Gouvernement sont reçus à bord sur la production d'états portant ordre d'embarquement, établis par le sous-intendant militaire et remis par lui au capitaine du paquebot en partance.

Ces états sont rwminatifs pour les passagers qui voyagent isolément, et numériques pour les corps ou détachements de troupes. Ils sont les uns et les autres divisés suivant les classes.

Quant au matériel, l'embarquement donne lieu à la rédaction d'un procès-verbal par lequel le sous-intendant militaire constate :

La nature et le nombre des objets embarqués ;

Leur évaluation en tonneaux de poids ou d'encombrement*

Le capitaine du bâtiment y donne décharge desdits objets, de même qu'il lui est délivré récépissé par le consignataire, au lieu de destination.

§11. — Du paiement et de la justification du service fait.

La subvention accordée aux entrepreneurs leur est payée à Marseille ou à Paris, à leur choix, de mois en mois, à termes échus, par les soins du Ministre de la guerre.

Quant au service fait, les pièces à produire pour en justifier et obtenir le paiement, sont :

i^ Pour le tjansport des personnes, les ordres d'embarquement;

2* Pour le transport des objets de matériel , les procès-verbaux à la rédaction desquels leur chargement donne lieu.

Lesdits ordres et procès-verbaux sont récapitulés, par chaque espèce, en un état général portant décompte, que les entrepreneurs établissent et certifient de mois en mois, et en autant d'expéditions qu'il est nécessaire.

L'état à produire pour le premier paiement de chaque année, des excédants de personnel et de matériel transportés en sus des fixations normales, porte récapitulation de tous les transports effectués depuis le commencement de Tannée, et il y est fait, avantle décompte, déduction, suivant le cas, du nombre de places et du nombre de tonneaux dont la subvention impose la charge aux entrepreneurs.

De cette façon, le décompte des sommes à payer est établi d'après les chiffres que présente la balance, et conformément au tableau des prix stipulés dans le

marché, ainsi que sous les réductions qui y sont spécifiées pour les cas d'excédants.

Quant à la subvention, elle est payée à la compagnie à Marseille ou à Paris, à son choix, par mois, à termes échus, sur les simples demandes qu'elle produit à cet effet, pour justifier l'ordonnancement.

SECTION rv.

DBS ÉQUIPAGES MIUTAIRSS (1).

NOTIONS PRÉLUUNAIRBS.

Dans le chapitre consacré aux troupes de l'administration (volume i", livre préliminaire), nous avons fait connaître les principales dispositions qui régissent Torganisation et la constitution du corps des équipages militaires, et ses rapports de subordination avec les fonc-

(1) Se reporter aux deux actes constitutifs déjà cités (volume i*') : Tordonnance royale du 11 janvier 1842 et le décret impérial du 29 février 1852.

On désigne sous le nom d'ouvriers d'administration les ouvriers minutaires dont l'administration dispose. Pourquoi les équipages militaires, qui sont aussi créés pour elle et mis, comme eux, à sa libre et entière disposition, ne portent-ils pas le nom d'équipages de l'administration ? Cette dénomination serait plus exacte et plus vraie. Le train de l'artille- He et le train du génie sont bien évidemment des équipages militaires, mais renonciation de l'arme à laquelle ils appartiennent prévient tout vague et toute équivoque. Nous pensons donc qu'il y aurait convenance et utilité à adopter les dénominations suivantes : Corps des équipages de V administration, — trains de V administration.

tioniiairos de Tintendance, pour tout ce qui tient à rcxécution de son service iwnnal (1).

Ici, nous avons à le considérer dans les moyens qui lui sont propres pour assurer son action en temps de paix et en temps de guerre, et prendre ainsi la grande part qui lui est assignée dans les transports à effectuer pour les divers services administratifs.

Le service de marche devant embrasser tous les mouvements d'hommes et de choses, nous lui rattachons, comme dans nos précédentes éditions, les équipages militaires, restant ainsi fidèle à une idée vraie, en mémo temps que favorable à Tintelligence, qui consiste à rapprocher ce qui est semblable ou analogue. L'organisation intérieure du ministère de la guerre nous offre, au surplus, la justification de ce rapprochement, dans l'un de ses bureaux où se trouvent centralisés les divers services partiels dont l'ensemble compose, selon nous, le service de marche.

D'un autre côté, il doit être bien entendu que nous réservons les développements les plus essentiels pour la partie de cet ouvrage spécialement destinée au service

(1) Lorsque TEmpereur rendait son décret du 26 mars 1807 (voir Berriat, vol. ii, p. 340), dont l'article 9 est ainsi conçu : « Les liataillons « des équipages militaires seront sous les ordres des ordonnateurs des ■ corps d'armée prés desquels ils seront employés, » il reconnaissait hautement et l'importance du service des transports militaires, et la nécessité d'en attribuer la libre et entière disposition aux ahefs de l'administration.

Grâce au décret impérial déjà cité du H juin 18î>3, ce principe vient de recevoir une nouvelle et définitive consécration (Note de ISoi).

de campagne (Iir volume). C'est, en effet, dans les armées actives que se manifeste toute l'importance des équipages militaires.

Comme Tartillerie et le génie, le corps des équipages militaires a un personnel et un matériel qui lui sont propres.

Il pourvoit à deux services distincts :

La construction;

La conduite des toitures.

Son personnel comprend :

Les compagnies d'ouvriers constractears;

Les escadrons du train des équipages militaires.

Les établissements consistent :

En parcs de construction; En parcs de réparation.

Les parcs et les troupes des équipages militaires sont sous la police administrative des fonctionnaires du corps de l'intendance , et sous leur autorité pour tout ce qui se rapporte à l'exécution de leur service normal.

§ 1*'. — Des parcs.

Les parcs de constructtofi sont au nombre de trois j savoir :

Un parc principal^ établi à Vernon (Eure) \

Un parc principal^ établi à Alger pour toute l'Algérie;

Un parc secondaire, éXabVi àChàteauroux (Indre).

Ils pourvoient à la construction du matériel et du it. 30

harnachement qui entrent dans la formation des équipages militaires.

Les parcs de réparation sont des parcs formés à la suite des armées actives, pour pourvoir à V entretien à\x matériel des portions des équipages militaires qui y sont employées.

Ils sont présentement au nombre de deux^ savoir :

Un à Philippeville ] Un à Oran ;

de manière à répondre aux besoins de chacune de nos trois divisions militaires de l'Algérie. Ils ont même plusieurs annexes, pour plus de facilité et de promptitude dans les réparations.

'.' Les parcs de construction et de réparation sont, ainsi que les compagnies d'ouvriers constructeurs attachées à ces établissements, sous le commandement supérieur d'un directeur^ du grade de colonel ou de lieutenantcolonel , qui réside près du parc de construction de Vernon, le plus important des deux établissements de l'intérieur, et désigné, pour cette cause, sous le nom de parc principal.

Le commandement particulier des parcs est confié, savoir :

Gelai de chacun des parcs de consimction , à un chef d'es-

cadron, ayant titre de sous-directeur ; Celui de chacun des parcs de réparation , à un capitaine en

premier ; Un capitaineetun lieutenant sont adjointsau directeur^ pour

le seconder dans l'ensemble du service de la direction.

Il est attaché à chaque parc un état-major particulier ^

et UB nombre de gardes, de chefs et de soiis-^chefs ouvriers d'état et de simples ouvriers d'état.

Tous ces officiers et employés composent ce que Ion appelle le personnel de direction.

Les compagnies d'ouvriers constructeurs, au nombre de trois, sont réparties, soit par corps, soit par détachements (1), entre les divers établissements, tant de l'intérieur que de l'Algérie.

Des ouvriers civils pris à la journée suppléent, en cas de besoin, à l'insuffisance des ouvriers militaires.

Les parcs de construction et ceux de réparation sont administrés chacun séparément, par un conseil dadmi-nist ration.

Cette gestion, que nous nommons gestion administra-tive pour la distinguer de la gestion manutentionnaire^ est exercée d'après les règles spéciales que détermine le règlement encore subsistant du 12 février 1827 (2), règles analogues ou semblables, suivant la nature des objets, à celles qui régissent les établissements de lartillerie et de l'administration, et coordonnées toutefois avec les règlements postérieurs, tant pour la comptabilité en deniers que pour celle en matières (3).

(1) Des compagnies moins fortes et en pins grand nombre oifrirtiMit, entre autres avantages, celui fort important d'éviter des moreellements peu favorables à la régularité du service et au bon ordre de la comptabilité.

(2) Voir au Jmmal militaire, 1« sem. 4827, p. 59 et suivantes.

(3) Voir les règlements déjà cités du !•' décembre 4838 pour la comptabilité, et celui du 25 janvier 4845 pour les matières, lequel a été

Le matériel des équipages militaires comprend :

Les voitares ;

Les objets nécessaires aax transports à faire à dos de mulet.

Les voitures sont de quatre sortes, savoir :

r Un caisson suspendu ^ dit caisson de douze cents rations (de pain) , qui est constmit et disposé de façon à pouvoir servir aux divers transports de l'administration, tels que transports d'effets d'habillement, d'ambulance, etc. (1) ;

2* Un chariot de parc^ pour le transport des objets matériels du service ;

3** Une forge^ pour les compagnies d'ouvriers constructeurs, et pour celles du train des équipages militaires;

4* Un chariot-fourragère, pour le transport des fourrages.

Le caisson est à avant-train tournant par-dessous. Ses roues (celles d'avant-train plus basses que celles de derrière) sont communes au chariot de parc et à la forge.

Ces trois voitures, dont les deux dernières ont le même avant-train, constituent, à proprement parler, le matériel du service de guerre, attendu que les transports de fourrages aux armées ne sauraient être considérés comme une des obligations du service des équi-

amendé, dans on intérêt de simplification, par un règlement postérieur du 14 mai 1846, Journal militaire, 1*' sem., p. 341.

Voir aussi la nouvelle nomenclature du matériel, arrêtée par le Ministre le 12 mars 1853, Journal militaire, i" sem., p. 981 et suivantes, et modifiée par décision des 30 septembre 1853, 2« sem., p. 249,26 aoftt 1855; 2* sem., p. 286, et 15 mai 1859, )" sem., p. 213.

(1) Cette combinaison a, sans aucun doute, des côtés fort séduisants, mais l'expérience seale décidera de son mérite réeL

pages militaires, ni comme nécessitant une voiture spéciale.

1* Le caisson de douze cents rations est suspendu sur quatre ressorts de la forme dite d pincettes ; il porte , au-dessous de ses brancards, deux caves qui ajoutent à sa capacité et abaissent le centre de gravité du chargement, qui sans cela se trouverait trop élevé (1). Les roues d'avant-train passent entre les deux caves.

Un siège ménagé au-dessus et entouré d'une galerie avec un marche-pied, peut recevoir trois hommes, ou, œ qui arrivera le plus souvent, porter d'une manière sûre, et sous l'œil du soldat conducteur, l'avoine et le foin des chevaux.

Le couvercle , indépendant du siège , est garni en toile recouverte d'un enduit humidifuge (2). Il est suffisamment convexe en dessus pour l'écoulement des eaux, et à charnières.

La fermeture du caisson, assurée par un cadenas, peut, à l'aide de ce moyen seul, être arrêtée en diverses

(1) Les ressorts sont an progrès en faveur de la traction. La forme à pincettes est celle qui résiste le mieux, mais elle a pour effet d'obliger à exhausser les brancards, d'autant plus que dans l'intérêt de la traction, on doit tenir les roues de devant plus hautes, et que pour faciliter la marche de la voiture, on tient également k fidre tourner l'avant-train par dessous.

C'est ainsi qu'en presque toutes les choses, un avantage ne s'obtient qu'au prix d'une difficulté ou d'un inconvénient. Ici l'avantage domine évidemment.

(2) A~t-on songé, non pas à la difficulté, mais k l'impossibilité de réparer et de remplacer cette toile, quand on sera en pleine guerre et exposé à d'incessantes dégradations?

positions, notamment de manière à laisser la voiture entr'ouverte de cinq à six centimètres, lorsque le pain, avant le chargement, n'aurait pas suffisamment ressué.

La profondeur des caves et les banquettes, facilement improvisées au moyen des planches qui posent sur les brancards, permettent d'employer le caisson à transporter jusqu'à treize hommes, y compris les trois places ménagées sur le siège.

Le caisson, enfin, ayant été considéré comme voiture unique pour tous les transports de l'administration, a dû être et a été en effet disposé de manière à porter toute espèce de rechanges et accessoires nécessaires à sa marche, sans qu'aucun de ces objets puisse faire obstacle à l'exécution du service normal pour lequel il y a lieu de le mettre en mouvement (1).

2* Le chariot de parc, qu'on pourrait dire identique avec la voiture ainsi nommée dans le matériel de l'artillerie, est exactement destiné à remplir le même service que dans cette arme.

Cet emprunt à une arme dont les lumières et l'expérience font autorité, a permis de lui emprunter également des caisses à outils de deux modèles.

(1) Les principaux rechanges «t accesaoires consistent en roues, timons, palonniers, boites à graisse, clefs d'écron d'essieu, pelles et pioches. Chacun de ces objets a sa place marquée, mais ils ne sont portés, pour les roues, qu'à raison d'un dixième de celles des voitures, et pour les autres objets, qu'A raison d'un cinquième de ce nombre.

\a clef et le palonnier se logent dans une ferriôre ménage dans la sous-cave de devant et s'ouvrent par c6té. Le restant de la sous-cave peut porter des Acrous et des menues ferrures.

TITRE Vin. — SERVICE DE MARCHE. 471

L'un de ces modèles sert pour les outils d'ouvriers m bots; quatre caisses de même forme extérieure, portant le nombre et l'espèce d'outils d'ouvriers de cette profession pour une section de cinquante ouvriers, font le chargement du chariot, en ajoutant quelques rechanges en bois que l'on place dans l'intervalle des caisses. Ce chargement est, de plus, combiné de façon à pouvoir se dédoubler, c'est-à-dire que deux caisses servent pour un détachement de vingt-cinq ouvriers.

 l'aide de l'autre modèle de caisses, dont huit forment le chargement du chariot, on peut porter :

Les outils à* ouvriers en fer j nécessaires en supplément de ceux portés par les quatre forges qu'on afPecte à un détachement de cinquante ouvriers ;

Divers menus approvisionnements, et du charbon, à raison de cent vingt-cinq kilogrammes dans chaque caisse.

Ce même modèle a été approprié aussi pour porter les outils d'ouvriers en bois nécessaires à une compagnie du train chargée des réparations.

Ainsi se trouve heureusement et complètement résolue la question des approvisionnements d'outils, qui, jusqu'à ce jour, ne l'avait été que d'une manière imparfaite, au point de vue de la régularité et de la quantité.

Indépendamment des transports d'objets matériels pour les parcs de réparation, c'est-à-dire des bois, fers et autres approvisionnements nécessaires à ces établissements, transports qui sont l'objet principal de sa création, le chariot de parc peut porter quatre bar-

472 LIVRE iV. — ^ADMINISTRAT. PARTIC. DES SERVICES.

riques de liquides. Il convient même beaucoup mieux pour ce chargement que le caisson. C'est dans ce but spécial que sa largeur a été portée à quatre-vingt-dixhuit centimètres.

Exhaussé au moyen d'une construction qu'on peut considérer comme accessoire, et applicable néanmoins à des cas qui doivent se présenter, le chariot augmente de capacité pour recevoir des chai^ements encombrants. II peut, en toute circonstance, être couvert par une bâche qui est pourvue de lanières en cuir propres à la bien fixer.

3** 1a forge reçoit un outillage différent, selon qu'elle doit être affectée au service des ouvriers employés dans les parcs de réparation, ou bien à la ferrure des chevaux (1).

4** Le chariot-fourragère est une voiture exceptionnelle, destinée uniquement au service des garnisons permanentes et des camps de manœuvres.

Exclusivement envisagée à ce point de vue , et conséquemment pour un chargement volumineux, eu égard à son poids, mais d'ailleurs liant de sa nature» la construction du chariot-fourragère a pu être légère et accorder beaucoup à la capacité.

Ce genre de voiture que Ton peut, par cela même,

(f) Les coffres de la forge, indépendamment des outils, portent des fers en barres et des fils de fers, pour les réparations da matériel les plus usuelles ; celui des serruriers porte des ferrures de rechange, et les quelques outils d'ouvriers en bois les plus nécessaires pour un travail accidentel, tel que le remplacement d'an timon, etc.

employer occaBionnellement à transporter des effets de literie, porte communément cent rations complètes de fourrage; attelé de deux chevaux, il en porterait au besoin jusqu'à cent cinquante, sans aucun' danger pour la conservation de la voiture. Les roues de derrière sont celles des autres voitures, mais celles de devant ont moins de hauteur que dans ces dernières. Une pareille condition était obligée, pour obtenir le tournant nécessaire et empêcher que le chargement ne fût trop élevé.

Chaque caisson, chaque chariot de parc et chaque forge sont attelés à quatre chevaux, en considération des poids qu'ils doivent porter.

Voici quels sont ces poids :

Voiture non chargée.

Chargement.

Poids toUl.

kil.

kil.

kit.

Caisson.. • • Chariot.. • .

Forge ootillée

Le chargement du caisson est porté au poids de douze cents rations de pain, que l'on n'a pas voulu dépasser, afin de se tenir dans la limite de cinq cents kilogrammes à traîner par cheval, voiture comprise.

La même raison a dû faire regarder comme un 'niaxi'mum le poids de douze cents kilogrammes attribué au chargement du chariot. Ce poids est celui admis par

Tartillerie, qui, comptant à six chevaux l'attelage de ses voitures de batterie, trouve bon cependant que les attelages de ses voitures de parc soient seulement à quatre chevaux; d'où il résulte que le cheval de l'artillerie traîne dans un cas trois cent cinquante kilogrammes^ et dans un autre cinq cents.

La forge, de moindre poids que les autres voitures, serait une charge trop pesante pour deux chevaux. On a considéré, d'ailleurs, qu'elle est exposée à de fréquents arrêts pendant les marches, et qu'elle doit pouvoir rejoindre rapidement la colonne dont elle fait partie; son chargement, enfin, a l'inconvénient, que l'on n'a pu éviter, de peser beaucoup sur l'avant-train, et on a dû tenir compte de cette circonstance*

Tels sont, pour le moment, les moyens de transport de nos équipages militaires. Nous ne pensons pas que ce soit notre dernier mot.

Le Ministre de la guerre détermine par des commandes, selon l'importance et l'urgence des besoins qui lui sont connus et qu'il prévoit, et en raison des bases déjà établies, les approvisionnements à former et les ouvrages à exécuter dans chaque parc.

Les approvisionnements en bois doivent être calculés de telle sorte, qu'au moment où les bois sont mis en œuvre, ils comptent au moins en magasin, savoir :

Le chêne ^ quatre ans; L'orme et le frêne^ deax ans.

Les fournitures de bois ont lieu, chaque année, par voie d'adjudications publiques, ou, à défaut de réussite

de ce mode, par des marchés de gré à gré que passe le conseil d'administration, et qui, après avoir reçu rattache du sous-intendant militaire, sont hiérarchiquement soumis à l'approbation définitive du Ministre.

Le^fers sont fournis annuellement, et autant que de besoin, par le service des forges de l'artillerie, auquel le Ministre les commande, et qui, après avoir surveillé leur fabrication, les avoir reçus et poinçonnés, selon l'usage réglementaire, les expédie aux établissements désignés.

Les boUes de roue en bronze sont aussi fabriquées et expédiées par les fonderies de l'artillerie.

Les autres approvisionnements, également faits par an, s'obtiennent au moyen de marchés passés de la même manière que pour les bois.

Quant à certains objets qu'il suffit de se procurer au fur et à mesure, les marchés portent simplement sur une série de prix consentis d'^avance pour l'année. Les commandes sont faites alors aux fournisseurs en raison des besoins, et sous l'attache du sous-intendant militaire chargé de la police administrative de l'établissement.

Les dépenses courantes du service et celles dont le Ministre ne s'est pas réservé, par les marchés, l'ordonnancement direct, sont acquittées par le conseil d'administration de chaque parc, au moyen des avances que le sous-intendant militaire met à sa disposition, selon les règles prescrites pour les établissements régis par économie.

Il est établi, pour chaque parc, des comptes en de-

niers et des comptes en matières, conformément aux mêmes règles.

Les comptes en deniers sont établis />ar trimestre^ séparément pour le matériel et pour le hartiachement .

Vérifiés et arrêtés en premier lieu par le sous-intendant militaire, il sont rendus au conseil d'administration du parc, qui les adresse au directeur, pour être transmis, avec les copies de toutes les pièces de dépense, au Ministre, et recevoir son arrêté définitif (1).

Un registre général reçoit dans chaque parc, après l'approbation ministérielle, la transcription des comptes trimestriels, et, en fin d'année, celle d'un compte d ordre où figurent, en recette et en dépense^ les sommes dont le paiement a eu lieu sur les ordonnances directes du Ministre.

Et, enfin, une balance récapitulatrice de ces divers comptes résume l'ensemble de toute la gestion financière de l'établissement pendant l'année.

Les comptes en matières^ établis d'après les règles générales applicables à toutes les branches de service du département de la guerre, se résument \

i* Pour le maiériei de la première catégorie : En relevés trimestriels d'entrées et de sorties, appuyés de

pièces justificatives ; En comptes de gestion ; En inventaires annuels;

(1) Il semble peu régulier que ces comptes soient affiranchis du con tr61e de Tintendant divisionnaire.

2» Pour le matériel de la deuxième catégorie (1); En inventaires annuels, accompagnés d'un relevé som« maire des gains et des pertes survenus dans Tannée.

Les inventaires sont dressés, dans chaque établissement, par l'autorité chargée du contrôle (le sous-intendant militaire), d'après un recensement de tous les objets et matières de toute espèce existant en magasin le 31 décembre de chaque année (2).

Les relevés trimestriels, appuyés de pièces justificatives, et les comptes annuels, appuyés des inventaires, sont en premier lieu vérifiés par le sous-intendant militaire (c'est ce que, aux termes du règlement du 25 janvier 1845, on nomme le contrôle local), et sont transmis au Ministre par la même voie que les comptes en deniers.

§ n. — Du train des équipages.

Les notions générales données (vol. I", p. 83 à 86) sur l'organisation du train des équipages militaires et sur le rôle qu'il est appelé à jouer dans notre système d'administration, ne laissent ici, où il s'agit du service purement territorial, que peu ou point de place pour de nouvelles et utiles indications.

(1) D'après la nouvelle nomenclature, arrêtée le 12 mars 1853 par le Ministre de la guerre, le matériel de la deuxième catégorie ne consiste plus que dans la bibliothèque et dans les archives.

(2) Se rendH)n bien compte du temps qu'exige un pareil travail, et de la gène qu'il occasionne pour l'expédition des affaires courantes ? Suppose-t-on, enfin, que le sous-intendant militaire puisse être toujours présent pour tout voir, tout compter, tout annoter ?

Ce service offre, eu effet, par la force même des choses, peu d'importance, non-seulement parce qu'il ne repose que sur deui des cinq escadrons compris dans l'organisation, T Algérie employant à elle seule les trois autres, mais parce qu'il ne consiste que dans des transports de pain, de fourrages, et éventuellement d'objets de literie ou autres effets militaires, dans certaines grandes garnisons, telles que Paris et Lyon, en vue de soulager les troupes, que l'éloignement des magasins ne permet pas d'y employer.

Ajoutons, pour ne rien omettre, que les portions de troupe détachées auprès des parcs s'y rendent utiles pour les mouvements intérieurs de ces établissements.

On a vu, dans le paragraphe précédent, comment les parcs de construction et de réparation pourvoient à la construction et à l'entretien des voitures et autres moyens de transport nécessaires au train des équipages militaires.

On a vu aussi que, rattachés au service de marche par analogie avec celui des transports généraux, les équipages militaires étaient placés sous l'autorité immédiate et directe des fonctionnaires de l'intendance, pour tout ce qui tient à Texécution de leur service normaL

Mais ces indications sommaires ne sauraient suffire, lorsque nous aurons à considérer ce service dans les armées actives, voire même en Algérie, où il opère, à beaucoup d'égards, comme sur le pied de guerre.

ne fût-ce que pour les subsistances et pour les ambu-* lances.

En se reportant à notre troisième volume, nos lecteurs retrouveront le service des équipages militaires et jugeront de son importance, que nous aurons alors occasion de mettre dans son véritable jour.

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