TITRE IX
DU SERVICE DES HOPITAUX MUJTAIRES (i).
Le service des hôpitaux militaires est chargé de pourvoir à tous les objets et à tous les soins nécessaires au traitement des militaires malades ou blessés (2).
(i) Voir au Journal militaire :
Le règlement du i*' avril 1831, 1*' sem., volume supplémentaire ; Les décisions qui l'ont successivement modifié, et dont le nombre est trop considérable pour que nous puissions les mentionner toutes ici. Lee plus importantes sont citées dans le cours de ce titre, à mesure que l'occasion s'en présente. En feit, comme en droit, le règlement du i*' avril iS3i vit depuis trente anS| malgré tant de blessures, et ce n'est pas son moindre m^ rite.
Tout ce qui a trait au iêfvice de campagne est renvoyé au III* volume (livre VI, titre III, chapitre v).
(-2) Indépendamment du devoir de ûûre soigner les militaires malades, Tadministration a celui de prévenir ohes eux l'invasion ou les atteintes
Les établissements de ce service sont :
Les hôpitaux ;
Lesambalances;
Les dépôts de convalescents;
Les magasins d'effets mobiliers et de médicaments.
des maladies auxquelles ils sont le plus exposés, et c'est par une hygiène appropriée à leur état, par le ménagement de leurs forces dans les circonstances qui n'en exigent pas l'entière dépense, par les distractions compatibles avec le service, qu'elle parvient à le remplir.
Le prodigieux mouvement des sciences et des esprits en&nte, de nos jours, une grande quantité d'ouvrages sérieux et utiles, sur les moyoïs de préserver et d'améliorer la santé publique ; mais il ne peut nous être donné de les connaître tous.
On nous pardonnera donc de nous borner à quelques citations prises dans le cercle des publications que nous ont procurées d'anciennes rela« tiens de services, et qui vont droit à l'intérêt du soldat.
Tels sont les écrits suivants :
l« Une brochure intitulée : De V emploi dee loisirs du soldat en temps de paix^ et publiée en i843 par M. le docteur B^iu, médecin inspecteur, président du Conseil de santé des armées, auteur de plusieurs ouvrages scientifiques fort estimés ;
*t* Un Traité d'hygiène publique et privée (deux volumes grand in-8*; Paris, deuxième édition, 1850), par M. le docteur Michel Lévy, aujourd'hui médecin inspecteur, membre du conseil de santé des armées.
Ces deux ouvrages se trouvent chez J.-B. Baillière, libraire, rue de l'Ecole-de-Médecine.
L'écrit de M. le docteur Bégin contient d'excellentes indications, toutes d'une pratique facile.
L'ouvrage de M* le docteur Michel Lévy renferme les meilleurs pré* ceptes sur l'hygiène, ne perd jamais de vue le besoin de les rattacher à l'armée, et captive le lecteur, non moins par une érudition profSonde et variée que parle charme du style le plus pur et le plus élégant. L'auteur se résume dans une conclusion tout à la fois si substantielle et si concise, que nos lecteurs nous sauront certainement gré de la transcrire ici :
c i« L'hygiène repose sur le principe de la perfectibilité physique
« de l'homme et en fournit la démonstration. « 2« Depuis vingt-cinq ans, la moyenne annuelle de raecroissement
TITRE IX. — SERVICE DES HOPITAUX MILITAIRES. 48i
Il y a des hôpitaux permmmits et des hôpitaux tempen raires (1).
Les hôpitaux permanents sont ceux formés dans l'intérieur de la France, pour ôtre entretenus en temps de paix comme en temps de guerre ; ils ont été établis d'après cette donnée d'une longue expérience, que l'armée fournit en malades le cinquième de son effectif. Cependant, aujourd'hui (voir le compte définitif de 1858), l'administration calcule stir le neuvième pour l'intérieur; il y a là le signe d'un intéressant progrès, confirmé et bien au delà par la réalité des faits, puisque, dans ces dernières années, le nombre des malades n'a point dépassé le vingt-neuvième de l'effectif de l'armée en France, le vingt-huitième en Algérie et le trente-septième pour l'Italie.
Les hôpitaux temporaires sont ceux formés extraordinairement, en cas de guerre ou de rassemblement de
< de la population en France est de 16i,7S8, La durée moyenne « de la vie en France, qui, avant la Révolution^ était de 28,314
< (Duvillard), s'élève aujourd'hui à 33 ans. Le rapprochement de « ces deux faits équivaut k une démonstration de la loi du pro- « grès. L*hygiène publique, qui est l'auxiliaire du progrès, en est « aussi la démonstration.
« 3« L'hygiène, ou plutôt la civilisation, dont elle est une face, se « résume en deux mots : moralUé, aiêanee. > Enfin, tout ce qui intéresse l'hygiène et la santé de l'armée trouve suceessivement sa place dans un ouvrage publié, par ordre du Ministre de la guerre, sous le titre de Recueil de mémoires de médecine , de chirurgie et de pharmacie mililaireê, recueil distribué libéralement aux médecins militaires, aux bibliothèques publiques françaises et étrangères, et aux divers hôpitaux et corps de troupe.
(I) Voir à l'iliiifiratre militaire le tableau des hôpitaux permanent».