DES BATIMENTS
Les. établissements du service des hôpitaux sont placés de préférence dans les bâtiments militaires, et ce n'est qu'à défaut de ceux-ci qu'il en est pris à loyer.
La salubrité est essentiellement prise en considération
(1) Voir au Jounuil militaire l'instruction ministérielle du 20 novembre 1846, 2« sem., p. G31.
dans le choix des emplacements et de la distribution des locaux.
Parmi les nombreuses conditions indiquées par le règlement, on doit remarquer les suivantes :
1** Bàliments isolés et situés hors de rinfluence de tout foyer d'infection, à portée d'un courant d'eau assez fort pour entraîner les immondices ;
^^ Salles des malades placées dans les étages au-dessus du rez-de-chaussée, ayant au moins trente-deux décimètres d'élévation, et disposées de manière qu'on puisse facilement y multiplier les courants d'air et isoler les différents genres de maladie ;
3» Salles spéciales et séparées, affectées : Aux hommes atteints de maladies contagieuses; Aux militaires détenus, malades à l'hApital -,
V Chambres convenablement appropriées, et à leur défaut, salles séparées réservées pour les officiers ;
5" Séparation des sous-officiers et des soldats ;
ë^" Autant que le permettent les localités, semblables séparations et distinctions observées dans la distribution des cours intérieures qui servent de promenades ou de lieux de réunion ;
T Latrines à proximité des salles, fermées par de doubles portes, et disposées de manière à ne point incommoder les malades ; on doit les placer sur un courant d'eau , ou , à défaut, sur des fosses d'une exploitation facile (1) ;
S^ Magasins de réserve, secs^ bien aérés, et clos de manière que les approvisionnements y soient en sûreté.
(i) On a déjà beaucoup fait pour atténuer les graves inconvénients des anciennes latrines ; mais ce ne sera que dans des constructions nouvelles ou par de profondes réparations que Ton pourra obtenir toutes les conditions essentielles, en tête desquelles sont les suivantes :
Proximité des salles, tout en les préservant des émanations fétides
et des courants d'air froid ou humide ; Siireté pour les malades contre tous accidents de jour ou de nuit ; Moyens faciles et constants d'entretenir la propreté.
Les principales dépendances que le service des hôpitaux exige pour son exploitation, se composent (1) ;
V Pour les hôpitaux :
D'un corps de garde ;
D'une loge de portier;
D'une chambre de garde des médecins ;
D'un bureau des entrées;
D'une chambre servant de vestiaire pour les entrants;
D'un magasin pour les sacs et autres efifels des militaires ;
D'une pharmacie avec magasin, laboratoire et lisanerie ;
De magasins pour les aliments ;
D'un magasin pour les combustibles;
D'une cuisine ;
D'une chambre de garde, pour l'officier d'administration de service;
D'une salle pour chambrée des infirmiers;
D'un magasin de mobilier ;
D'un magasin pour le. linge sale ;
De salles de bains, avec cabinet particulier peur les officiers;
D'une buanderie;
D'une salle de police;
D'une chambre de dissection et d'une chambre des morts, placées hors de la vue des salles des malades ;
D'un logement avec bureaux, pour l'officier d'administration comptable ;
D'une chapelle avec sacristie contiguë et logement pour l'aumAnier;
D'une chapelle funéraire indépendante de celle destinée à célébrer le service divin;
De cours et de jardins pour la promenade des malades ;
D'un endroit clos et couvert pour la promenade des malades, pendant les temps froids et pluvieux ;
De caves pour les liquides ;
(1) Voir les arlicks 288 à 29G du règlement précité du V avril 1831.
TITRE IX*-*->SEHViGS DES HOPITAUX MILITAIRES • !i03
jh Pour les magasiss de réserve :
De magasins propres à recevoir les approvisioamementa ;
De caves pour les liquides ;
D'un laboratoire, s'il s^agit de médicaments;
D'ateliers, s'il s^agil de mobilier *,
D'un logement avec un bureau p^ur roilicier comptable i
D*un logement pour le portier.
La construction, les réparations et l'entretien des bâtiments affectés au service des hôpitaux, sont au compte du service du casernement, dont on observe à leur égard toutes les règles. Les réparations locatives et le blanchissage des salles, corridors, etc., sont effectués, à la diligence des sous-intendants militaires, au compte particulier du service des hôpitaux.