DU MATÉRIEL
Le matériel du service des hôpitaux comprend :
1» Les médicaments et objets de pansements; S"" Les denrées et autres objets de consommation ; 3<> Le mobilier.
Ce matériel, aux termes d une instruction ministérielle du 6 juillet 1850, est réparti dans deux nomenclatures ou catégories qui déterminent, suivant un ordre méthodique, la nature des divers et nombreux objets qui entrent dans sa composition.
Les approvisionnements à former dans les magasins
du service sont réglés au commencement de chaque année, par le Ministre de la guerre.
La natuï^e et la quotité dès effets mobiliers nécessaires dans chaque hôpital militaire, sont fixées en raison du nombre des malades qui doivent y être traités.
A l'exception des pantalons, des capotes et de quelques accessoires de literie, l'approvisionnement dans les diverses natures d'effets est commun entre les officiers et les soldats (1).
On réserve, pour l'usage des officiers, les effets de la plus belle qualité et dans le meilleur état, qui passent au service des soldats, lorsqu'ils commencent à s'user.
(1) On calcule ordinairement, pour chaque malade ^ sur les objets suivants :
.. c< # •• A i ane couchette garnie (l'une paillasse, d'un
]'* En fournitures de 1 * i j» * • a jt
V { matelas, d un traversin, de deux couvercouchers, J ^ , • I j j 1-. ' I tures, avec quatre paires de draps de lit ;
six chemises ;
deux cravates ;
quatre bonnets de coton ;
îr En effets accès- / quatre paires de chaussettes ;
soires, \ une paire de pantoufles ;
deux caleçons ;
un pantalon :
une capote ;
une cuiller et une fourchette ,
un couteau pour les ofQciers ,
oo «„ . . ., 1 une assiette et une écuelle ;
3** En ustensiles. ( • • * x.- ^ v •
trois pots à tisane ou à boisson ;
un pot de chambre ;
une planchette mobile en bois.
La fourniture d*officier comprend un oreiller en plumes, un sommier
en crin, etc.
Il existe, en outre, dans chaque hôpital, un certain nombre d'oreillers
en plumes et en crin, qui sont délivrés aux soldats les plus malades, sur
ordonnance des officiers de santé traitants.
Le linge le moins neuf est affecté spécialement à l'usage des vénériens et des galeux.
La nature et la quantité des médicameuts à demander pour le service de chaque hôpital, sont déterminées par les officiers de santé chefs, en raison de l'importance de rétablissement, et eu égard aux maladies dominantes, selon les localités et les saisons.
Il est pourvu aux consommations d'après des états dressés, de semestre en semestre et d'avance, par les officiers d'administration, pour le mobilier^ et par les officiers de santé en chef, joowr les médicaments.
Les achats pour la formation des approvisionnements s'effectuent au moyen de marchés passés par voie d'adjudication publique.
On ne recourt à des marchés de gré à gré ou à des achats exécutés directement par les officiers comptables, que lorsqu'il est reconnu impossible de faire autrement, ou que la minime importance dee fournitures ne permet pas de passer des marchés avec concurrence.
Tout ce qui a trait aux achats, aux réceptions, manutentions, cessions, transformations et mouvements du matériel, est régi par les règles générales enseignées dans le livre précédent.
Une marque portant les lettres H. M. et au-dessous la lettre initiale de la place dans laquelle est situé le magasin ou l'hôpital militaire, est apposée sur tous ceux des effets mobiliers qui sont, par leur nature, susceptibles de la recevoir, tels que les effets de lingerie, etc.
Pendant le cours de chaque année, le pharmacien en
chef de Thôpital fait procéder, selon les saisons et les besoins, à la récolte des plantes médicinales, au moyen d'excursions sur des terrains appartenant à l'État ou à des particuliers à
Le nombre d'hommes nécessaires à la récolte des plantes est fixé par le sous-intendant militaire , sur la proposition du pharmacien (1).
Au 31 décembre de chaque année, ou en fin de gestion, il est dressé, dans chaque établissement, séparément pour chacune des deux cat^ories dont le matériel se compose, et dans l'ordre des nomenclatures établies suivant les bases tracées par le règlement du 25 janvier 1845 ainsi que par l'instruction du 6 juillet 1850 (2), des inventaires d'ordre qui présentent le classement et la valeur, soit aux prix des tarifs, soit aux prix d'achat, de tous les objets existants.
Ces inventaires sont dressés, clos et arrêtés aux quantités totalisées ;>ûr chaque unité principale d'objets et à la valeur totale qu'ils représentent, par le sous-intendant militaire chargé de la police administrative de rétablissement.
Deux expéditions de ces inventaires sont transmises au Ministre de la guerre, par Tintendant divisionnaire, en même temps que les comptes de gestion du matériel
(i) Sur le compte qui lui est rendu, par l'intendant divisionnaire, dit produit des récoltes des plantes,, et lorsqu'il y a lieu , à raisoa de son importance, le Ministre accorde des gratifications aux infirmiers qui ont pris part aux herborisations.
(2) Voir au Journal militaire, "à^ sem., p. 147 et 3i7.
de chaque catégorie. Une troisième expédition reste déposée dans les archives de rétablissement.