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CHAPITRE XII

Chaque hôpital militaire est sous la police spéciale d'un sous-intendant militaire. Cette police est habituellement confiée, dans les places oh plusieurs sousintendants militaires se trouvent employés, à cehii d'entre eux qui est de la classe la plus élevée, et à parité de classe au plus ancien. C'est un service justement réputé d'honneur, par le haut intérêt qu'il inspire et par l'importance des soins continuels qu'il exige.

Les intendants militaires ont la police supérieure de tous les hôpitaux militaires établis dans leurs divisions respectives.

Le sou9-intendant militaire a sous ses ordres les officiers de santé, les officiers d'administration et les infirmiers. Il est spécialement chargé de veiller à ce que tous, et chacun d'eux en particulier, s'acquittent avec exactitude des devoirs que le règlement leur impose.

L'action de la police administrative s'étend sur les aumôniers (1).

(I) Voir au Journal mililaire, la circulaire ministérielle du28 mai iSi7, 1" sem., p. 213.

Le sous-întendant militaire cote et paraphe tous les registres, vise toutes les pièces, vérifie et arrête tous les comptes.

Il veille à ce que les officiers de santé chefs vérifient exactement l'état et la qualité des médicaments, des denrées et de tous autres objets de consommation, et fait procéder extraordinairement par eux à toute vérification qui peut lui paraître nécessaire.

Il visite l'hôpital plusieurs fois par semaine, de jour et de nuit, et même tous les jours, lorsque le nombre des malades ou la gravité des maladies exige une surveillance plus suivie.

Il réunit une fois par mois les officiers de santé en chef et l'officier comptable de l'hôpital. Dans ces réunions, qu'il préside, il reçoit et fait discuter toutes les observations auxquelles l'exécution du service peut donner lieu, ainsi que les projets d'amélioration.

Lorsqu'il le juge utile, il convoque des réunions extraordinaires, soit pojar entendre la lecture des ordres émanés de l'autorité supérieure, ou des instructions réglementaires, soit pour tout autre motif relatif au service.

Les intendants divisionnaires doivent visiter au moins une fois l'an les hôpitaux militaires et les hospices civils traitant des militaires, situés dans Tétendue de leur division, et, plus souvent, ceux établis dans le lieu ou à proximité de leur résidence. Dans cette inspection, ils parcourent toutes les salles pour s'assurer des soins donnés aux malades, vérifient l'état du mobilier et des approvisionnements en service ou en magasin, vérifient

la caisse et les écritures des comptables, visent les registres, y compris ceux des officiers de santé et des officiers de visite, et prescrivent toutes les dispositions qu'ils jugent nécessaires pour obtenir une meilleure exécution du service.

Quand les intendants généraux et intendants militaires opèrent comme inspecteurs administratifs, en vertu d'une délégation toute spéciale, leurs investigations doivent s'étendre plus particulièrement sur la manière de servir de chacun des officiers de santé ou d'administration, pour les mettre à môme de la faire connaître au Ministre. C'est alors, en effet, qu'ils sont appelés à donner des notes sur le personnel, et à établir des mémoires de proposition pour l'avancement ou la décoration, en faveur de ceux qu'il en a reconnus dignes (1).

En terminant leur inspection, les intendants inspecteurs consignent sur le registre spécial ouvert ad hoc (2), les ordres et instructions qu'ils peuvent laisser, par suite de leurs investigations. Enfin, ils ont à prendre connaissance des ordres antérieurs ainsi que des observations que les inspecteurs généraux d'armes, les sous-

(1) Voir au Jo/umal militaire les instructions spéciales qui y sont insérées, chaque année, sur les inspections administratives.

Ce sont ces inspections qui ont fait supprimer les notes semestrielles sur le personnel de santé et d'administration, que prescrivaient les articles 42 et 158 du règlement du 1*' avril 1831. (Voir au Journal militaire la note ministérielle du 24 juillet 1837, 2« sem., p. 23.)

(2) Voir au Journal militaire, 2" sem., 1846, p. 692, la décision ministérielle du 18 décembre, qui prescrit l'ouverture de ce registre.

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intendants militaires et les inspecteurs du service de santé y auraient inscrits, et doivent s'assurer de la suite qui leur a été donnée.

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