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tation des établissements, en les appropriant à leurs différentes destinations. Dans les localités oh. le casernement n'offre pas de ressources ou n*en offre que d'insuffisantes, il y est pourvu par des locations (1).
SECTION PREMIÈRE
DBS LOCAUX BT niPLACElfSNTS NÊCISSAnUBS AU SBKTICB DIS XmMB
(PAUf ST LIQUIDES).
L'exploitation de ce service, dont les établissements sont indifféremment nommés manutentions ou magasins des vivres, nécessite, dans chaque place de garnison permanente, les locaux et emplacements ci-après :
1« Un bureau de réception des denrées, garni d'une ba* lance;
2* Une boulangerie contenant le nombre de fours néces* saires (i), toujours deux au moins, pour que le travail ne soit pas interrompu en cas de réparations ;
(1) Voir plus bas, titre YII du présent liyre, chapitre i*% section ii.
(2) La contenance des fours (nous ne parlons point ici des fours de eampagney pour lesquels nous renvoyons au volume III) varie depuis 100 jusqu'^ 500 rations. On doit préférer ceux de 350 et de 400 comme plus favorables k une bonne fabrication.
La profondeur (ou soil le grand diamètre] d'un four de 500 rations est de 4*,05.
Celle d'un four de 300 rations est de 3'",18. La largeur (ou soit le petit diamètre) doit être d'un douzième moindre que la profondeur prise dans œuvre.
Voir au Journal militaire y 2* sem. 1827 : Le troisième alinéa de la notice qui fait suite au règlement du 1*^ septembre, p. 261, pour apprendre à estimer la contenance des fours, d'après leurs dimensions; Les articles 430 à 433 du même règlement, pour les cuites et recuites que nécessitent les fours neufs, réparés, ou dont le service a été interrompu.
3* Un magasin à pain avec bureau de distribution ;
4<> Un dépôt pour les braises 3
b^ Un hangar ou bûcher;
6<» Un puitSy une citerne ou une fontaine ;
!• Des magasins suffisants pour contenir Tapproyisionnement normal de la place, calculé à raison de trois quarts en grains et d'un quart en farine (l'espace se calcule à raison de 375 kilogrammes par mètre carré) ;
%^ Un magasin planchéié, pour faire ressuer les farines à leur arrivée du moulin ;
9<» Une pièce pour la bluterie, d'où les farines descendent à la boulangerie au moyen d'une manche de toile qui passe à travers les planchers ;
\0^ Un dépôt pour le son ;
11* Un dépôt pour les ustensiles;
12<> Une cave ou un cellier ^
13* Quelques pièces peu étendues pour le riz, les légumes secs^ le sel et les liquides^ etc. ;
14* Un bureau et un logement pour l'officier comptable, ou tout au moins pour un gardien ; restriction qui ne peut s'appliquer qu'aux établissements de faible importance.
Les magasins à pain doivent être garnis, soit d*un plancher en forme de lit de camp, soit d'étagères appuyées au mur, ou mieux encore d'étagères à claire- Yoie isolées au milieu de la pièce, qui servent à placer le pain pour le faire ressuer.
Le bureau de distribution doit offrir une ouverture pratiquée à une fenêtre du rez-de-chaussée ou dans le mur, afin que les distributions puissent être faites sans que les corvées entrent dans le magasin. Un abri est pratiqué en dehors pour garantir de la pluie les parties prenantes.
Les étages du milieu des bâtiments conviennent mieux que les greniers et les rez-de-chaussée pour la
20 LIVRE IV. — ^ADMINISTRAT. PARTIG. DES SERVICES.
coDservatioii des farines, et sont, en conséquence, affectés autant que possible à cette destination.
En général, les magasins des vivres doivent être carrelés en briques ou carreaux bien cuits et bien joints. Il est mieux de les planchéier à rainure et languette, et de les lambrisser à hauteur d'appui, surtout pour les farines.
Les magasins à farines, la bluterie et la boulangerie doivent être plafonnés.
SECTION n.
BBS LOCAUX ET SHPLÀCmENTS HÉCBSSÀniBS AU SERYICB
DBS ynRBS-TIANDB.
Le service des vivres-viande a besoin des locaux ou emplacements suivants, pour chacun de ses établissements :
!• Un parc ou des étables divisés en plusieurs compartiments, pour séparer les différentes espèces de bestiaux, le tout à portée d'eaux salubres;
2« Un magasin à fourrages ;
3* Des logements pour les gardiens du parc;
4* Un abattoir voisin des eaux, et avec des facilités d'écoulement;
5* Des boucheries propres à contenir le nombre d'étaux nécessaires pour les distributions, dont un étal isolé pour le service des états-majors ;
6» Un magasin pour renfermer les issues;
!• Un magasin pour sécher ou saler les cuirs ;
S* Un dépôt d'ustensiles;
9* Un bureau et un logement pour le comptable, on au moins pour un gardien.
SECTION m.
m LOCAGX R WÊTLàCËmKSTS WtCMIWAIllB AU SBITICI
DSS rooiiAGis.
Le service des fourrages exige dans chaque place :
i* Des magasiiiSy hangars ou granges, pour le foin et la paille, dans lesqnels soient ménagé^ les espaces nécessaires an travail des botteleors et antres onvriersy ainsi qu'à l'arrangeinent des denrées bottelées à mettre en distribution;
2* Un on plusieurs magasins à avoine bien carrelés on plancbéiés, et lambrissés à banlenr d'appui ;
3* Un magasin pour le son et la farine d'orge ;
V Un dépôt d'ustensiles;
5* Un bureau et un logement pour le comptable, ou au moins pour un gardien.
Lorsque les magasins à avoine sont situés dans les étages des bâtiments, on adapte à l'extérieur une tré^ nue à laquelle est attachée une manche de toile ou un conduit en bois , pour faire descendre l'avoine distribuée.
A défaut de bâtiments et de hangars pour le foin, il est formé des meules auxquelles on donne l'étendue et la hauteur que comportent la localité, la force de l'approvisionnement et l'affluence des livraisons ou versements. Lorsque les meules sont parvenues à leur hauteur, ce qui doit toujours être fait promptement, afin d'éviter les avaries que les pluies pourraient occasionner, on les fait couvrir avec de la paille.
SECTION IV
MS LOCAUX BT EMPLÀGEMIENTS NÉGBSSÀIEIS AU SKRVICB DBS APPROVI8I01fNEME]«T8 DE SIÈGE.
H Les règles et indications des trois sections précédentes
sont généralement applicables aux magasins du service des approvisionnements de siège. On doit y ajouter, autant que possible, la précaution de mettre ces établissements à Tabrî de la bombe, en leur affectant des bâtiments blindés.