DÉSIGNATION DO PERSONNEL
Médecin principal
Médecins-majors
Médecins aides -majors
Pharmacien major
Pharmaciens aides-majors
Officiers d'administration comptables.
Adjudants d'administration
Infirmiers majors
Infirmiers soldais.. , .
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Il y avait de plus au grand quartier général : Un médecin principal, J
Un pharmacien major, ( chefs de service et placés directement sous Un oi&cier d'administra- 1 les ordres de l'intendant de l'armée, tion comptable, ]
(1) Les règles du service de l'intérieur que nous rappelons ci-après, à
Ambulance d'une dwision d'infanterie.
Un médecin-major ; Un médecin aide-major ; Sept médecins sou^-aides ; Un pharmacien aid&-major.
Ambulance d'une division de cavalerie*
Un médecin-major ; Un médecin aide-major ^ Cinq médecins sous-aides ; Un pharmacien aide-major.
Nous parlerons plus bas de Y ambulance volante : fraction momentanément détachée, pendant les combats, de l'ambulance divisionnaire.
Le personnel de chaque quartier général de corps d'armée est composé comme il suit :
Un médecin principal ; Un pharmacien principal.
Chaque corps d'armée a, de plus :
i^ Pour le service du quartier général, le personnel d'une ambulance de cavalerie ;
roccasion du personnel des hôpitaux temporaires, parce que l'organisation et le régime de ces établissements en comportent à beaucoup d'égards l'application 9 ne pouvaient nous servir ici où il s'agit du service actif d'une armée. Nous avons été, en conséquence, forcé d'arbitrer quelques chiffres, surtout pour tenir compte de la suppression de l'emploi de pharmacien sous-aide.
A cette liberté, nous en ajoutons une beaucoup plus grave : celle de faire figurer ici, et dans les indications suivantes, des médecins sous-aides qui ne sont point aujourd'hui constitués. Notre excuse est dans la conviction profonde où nous sommes que cette lacune de l'organisation de 1852 devra être avant peu de temps comblée, non-seulement dans l'intérêt du recrutement du corps des officiers de santé militaires et du service de l'intérieur, mais plus particulièrement dans l'intérêt du service de campagne. (Note de 1854.)
288 TIT. m. — ^ADMIN. PARTIC. DES AUMÉ£S ACTIVES,
2* A tilre de réserve, pour les besoins éveDlaelSi le personnel de deux ambulances (une d'infadterie et une de cavalerie), qui fournissent :
Deux médecins-majors ; Deux médecins aides-majors; Douze médecins sous-aides ; Un pharmacien-major ; Trois pharmaciens aides-majors :
personnel suffisant pour l'organisation de deux hôpitaux temporaires de deux cents à trois cents malades, et autres besoins éventuels.
Les officiers de santé principaux exercent dans leurs corps d'armée, des fonctions analogues à celles que le^ officiers de santé en chef remplissent au grand quartier général, dans l'intérêt du service de toute l'armée. Ils dépendent de ceux-ci pour ce qui concerne leur art; mais, pour tout le reste, ils reçoivent les ordres de l'intendant du corps d'armée, vis-à-vis duquel ils sont dans un rapport immédiat de subordination, de même que les officiers de santé en chef vis-à-vis de l'intendant général de l'armée.
§ II. — Du personnel d administration.
11 y a, dans toute armée active, un officier (Fadminis^ tration en chef des hôpitaux (1), chargé de suivre l'en-
(i) Tel est le titre que l'article i068 du règlement du i*' avril 183i doune à l'agent en chef du service des hôpitaux dans une armée. Cette ancienne dénomination d'agent m chef est plus brève et plus précise, et nous n'avons aperçu aucun inconvénient à continuer de nous en servir, sous toute réserve de l'observation générale consignée à la page 35 de ce volume (note n<» 1).
semble de ce service, sous les ordres immédiats de l'intendant en chef.
Cet agent est choisi par le Ministre de la guerre, parmi les officiers principaux d'administration.
11 réside au grand quartier général.
Il est le chef direct de tous les officiers comptables et adjudants d'administration des hôpitaux de l'armée, ainsi que des infirmiers. 11 tient le contrôle général des uns et des autres.
Il prépare et soumet à l'approbation de l'intendant ^général de l'armée toutes les propositions relatives :
A la désignation pour les emplois vacants et pour les missions ; Aux déplacements et mutations devenus nécessaires; Aux récompenses à accorder ; Aux punitions à infliger.
Il lui soumet également toutes les mesures relatives :
A Torganisation du matériel, et aux approvisionnements et remplacements qu'il exige ;
A la création et à la suppression des établissements temporaires;
A la passation de tous marchés pour achats et fournitures du service, le cas échéant;
Et, enfin, à Texéculion du service, tant dans les ambulances que dans les hApitaux.
Les lettres et ordres de service qu*il expédie, en ce
qui concerne le personnel, et ses actes et instructions,
en ce qui concerne le matériel, doivent être revêtus du
vu et approuvé de l'intendant général de l'armée, sous
peine de demeurer sans aucun effet ni valeur.
L'agent en chef tient le mouvement général des malades.
11 centralise tous les comptes du service, pour les soumettre à la vérification et à Tarrété de l'intendant général de l'armée, dans les formes et aux époques déterminées.
La règle le plus généralement suivie est d'attacher à une ambulance de division A' infanterie :
Un officier d'administration comptable ; Tr<HS a4jadants ; Trois iiifirmiers-ms\iors ; Dix-sept infirmiers ordinaires.
Pour une ambulance de division de cavalerie^ la composition est la suivante :
Un officier d'administration comptable ;
Deax adjudants;
Deux infirmiers*majors ;
Huit infirmiers ordinaires.
Pour une ambulance du parc de réserve à^ artillerie^ on compte :
Un officier d'administration comptable ; Un adjudant d'administration ; Deux infirmiers-majors ; Hait infirmiers ordinaires.
Le personnel de trois ambulances (deux d'infanterie et une de cavalerie) est affecté au service particulier du grand quartier général.
L'agent en chef est assisté, dans les nombreux détails
de son emploi, par des officiers d administration placés à cet effet auprès de lui, savoir :
Un ofBcier d'administration principal qui le suppléerait, en cas d'absence, de maladie ou de tout autre empêchement ; Un officier d'administration comptable ; Un adjudant en premier ; Deux adjudants en deuxième.
Indépendamment du personnel et du matériel de trois ambulances, il y a toujours au grand quartier général (1), pour servir à combler les vides survenus, à organiser les hôpitaux temporaires, et à remplir les missions accidentelles, une réserve spéciale formée :
D'un officier d'administration principal *,
De cinq officiers d'administration comptables ;
De dix adjudants en premier^
De vingt adjudants en deuxième;
De quinze infirmiers-majors ;
De quatre-vingt-dix infirmiers ordinaires ;
Et, de plus, du personne) et du matériel de quatre ambulances d'infanterie et de deux ambulances de cavalerie, comme il a été dit dans le paragraphe précédent, à l'occasion de la réserve en officiers de santé.
A chaque quartier général de corps d'armée^ un officier principal d'administration exerce, auprès de l'intendant militaire qui y est attaché, et sous son autorité
(1) 11 y a de pins an grand quartier général un officier d'administration comptable chef de service et placé directement sous les ordres de l'intendant de Tarmée.
il y a aussi une réserve d'officiers d'administration spécialement destinés à eombler les vides qui peuvent survenir et à remplir des missions, (Instruction de l'inteudant de l'armée d'Italie du 28 février 1S60.)
292 TIT. m. — ^AOMIM. PARTIG. D£S ARMÉES ACTIVES.
immédiate, des fonctions analogues à celles que l'agent en chef remplit auprès de l'intendant de l'armée. On place encore dans chaque quartier général de corps d'armée, à titre de réserve pour les besoins éventuels (1) :
Un oEBcier comptable ; Deax adjudants en premier; Quatre adjudants en deuxième ;
plus le personnel de deux ambulances (une d'infanterie et une de cavalerie), donnant :
Un officier comptable ; Deux adjudants en premier; Quatre adjudants en second ; Six infirmiers-majors ; Vingt'Cinq infirmiers ordinaires.
SECTION n.
nu MATÉmiSL' DES HOPITAUX BH CAMPAGNK.
Le matériel du service des hôpitaux en campagne se compose :
!• De mobilier;
2* D'objets de consommation et de pansement ;
S® De médicaments )
V De voitures.
(1) Ici encore, comme pour les officiera de sanUf il nous a fallu arbitrer, d'après les anciens errements, la proportion à observer pour le personnel d'administration à attacher aux ambulances, aucune décision connue n'en ayant fixé le nombre.
§ 1". — Du mobilier^ des objets de consommation et de
pansement^ et des médicaments.
Ce matériel est tiré de la réserve que le Gouvernement entretient en temps de pais, dans la prévision du cas de guerre, et dans le but de procurer les moyens d'organiser opportunément le service de campagne (1).
Il est entretenu, et, au besoin, élevé à une plus grande hauteur, par le secours d'une nouvelle réserve qui est (ormée pendant la guerre, dans les grandes places situées sur les derrières de l'armée, pour parer aux consommations, aux pertes et autres fortunes de guerre (2).
Au moment d'entrer en campagne, une partie de la réserve est employée à composer le matériel des ambulances. Le surplus est conservé, pour être successivement remis par le Ministre à la disposition de l'intendant de l'armée, d'après les circonstances et les besoins que celui-ci fait connaître ; on ne saurait, en effet, fixer d'une manière définitive et absolue la réserve de matériel à placer immédiatement à la suite de l'armée.
Il est toutefois convenable de comprendre dans les premières dispositions un certain nombre (cinq à six
(1) Nous avons déjà indiqué, vol. II, titre IX, chapitre m, qae cette réserve est calculée sur le pied du nptième de l'effectif.
(2) Même avertissement à l'égard de cette nouvelle réserve, qui est évaluée pouvoir s'élever au quart de la ma$se générale^ c'estr-ànlire au quart de la réserve formée et entretenue en temps de paix, ou soit à 1/28* de l'effectif.
294 TIT. ni. — ÂDMIN. PARTIC. DES ARMÉES ACTIVES,
cents) de demi-fournitures {{)^ pourTusage spécial des hôpitaux temporaires.
Tous les objets sont inventoriés et placés dans des caisses ou colis numérotés, dont la forme et le poids se combinent de manière à faciliter les chargements, les déchargements et les distributions (2).
Les médicaments sont Tobjet de combinaisons spéciales. On les dispose différiBmment, selon qu'ils doivent être afifectés au service des hôpitaux temporaires ou à celui des ambulances. Ainsi, il y a :
Des divisions de pharmacie; Des subdivisions de pharmacie ; Des sections de pharmacie ; Des pharmacies-cantines.
(1) Voir ci-aprèS| section rv de ce chapitre, pour la composition des demi-fournitures.
(2) L'administration de la guerre a publié, soos la date du 14 juillet 1854, avec l'approbation du Ministre, une notice où sont méthodiquement énumérés, dans sept nomenclatures distinctes, tous les objets de matériel dont une armée active doit être pourvue pour l'établissement des hôpitaux temporaires à créer k sa suite.
La première nomenclature, cotée À, fait connaître les principaux effets de coucher, objets accessoires et ustensiles que comporte ou hôpitai tem^ poraire de cinq cents malades, le cubage total qui est de 55 mètres, et le poids total qui est de 15,000 kilogrammes.
Les autres nomenclatures, cotées B, G, D, E, F et G» contiennent le détail des ustensiles et objets dits de la deuxième catégorie, ainsi que des médicaments et de leur arrimage, les uns pour un hôpital de cinq cents malades, les autres pour un hôpital de deux cent cinquante.
Le numéro de chaque caisse est indiqué. La forme et le poids sont tels que les caisses peuvent se prêter à un chargement commode, soit sur des caissons, soit à dos de mulet, selon que Ton dispose de l'un ou de Pautre de ces moyens de transport.
Cette publication a une opportunité évidente. Elle mérite de fixer l'attention des administrateurs militaires, dont elle facilitera en beaucoup de cas l'importante et pénible tâche. (Note de 1854.)
Les divisions de pharmacie sont spécialement destinées aux hôpitaux temporaires. Chaque division est renfermée dans deux caisses (n^ 1 et n** 2). Elle contient des médicaments assortis, dans les proportions nécessaires pour le traitement de trois cents malades pendant trois mois. On peut porter à douze le nombre des divisions de pharmacie à comprendre dans la réserve d'une armée de cent mille hommes. Chaque division forme le chargement d'un caisson ordinaire.
Les pharmacies-cantines, les sections de pharmacie et les subdivisions de pharmacie, sont composées exclusivement pour les ambulanees, et ehâcune d'elleà pour une affectation spéciale, savoir :
La pharmacie-cantine, pour le service du champ de bataille; La section de pharmacie^ pour le service courant du dépôt
d'ambulance ; La subdivision de pharmacie^ pour la réserve de Tambu-
iance entière.
Le matériel, organisé d'après tes bases et considérations ci-dessus indiquées, est réparti par l'intendant de l'armée entre le grand quartier général, les quartiers généraux de corps d'armée et les divisions actives, dont il suit les mouvements et où il est soigneusement entretenu à la hauteur déterminée.
Quant aux aliments d'un usage journalier, ils sont tirés des magasins militaires, sur des bons souscrits par les officiers comptables et visés par les sons-intendants militaires j sauf justification dans les formes prescrites pour ce genre de consommations.
296 TIT. m. — ^ÂDMIN. PARTJC. DES ARMÉES ACTIVES.
§ II. — Des voitures affectées au service des hôpitaux
en campagne iX).
Les voitures affectées au service des hôpitaux en campagne, ont seulement pour objet le transport de son matériel; elles sont fournies par le train des équipages militaires.
A l'exception des caissons légers dont il est parlé dans
(1) L'Algérie exceptée (voir plus bas, au titre final de ce volume), noua vivons encore aiyourd'hui sur l'ancien système du caisson tmtçue, qui, en 1845, fut approprié au service des hôpitaux en campagne. La raison en est simple. L'administration de la guerre possédait, en effet, un nombre assez considérable de ces caissons en bon état de service ; elle a voulu les utiliser pour la campagne qui allait s'ouvrir en Orienl, se réservant de les remplacer, au fur et à mesure de leur destruction, par une autre sorte de caisson, nnt^tM amn (celui adopté pour tous les services administratifs), où le matériel du service des hôpitaux serait autrement et mieux disposé qu'il ne l'est présentement. Ce nouveau caisson comprendra, comme l'ancien, deux mille pansements, et, dans la pensée de l'adminis* tration, le matériel d'un petit hôpital complet au point de vue médical, pharmaceutique et administratif.
Dans le système actuel, privé que l'on est de eaUscm légen^ il y a été très-judicieusement suppléé par des cantines de chvwrgiet de pharmacie et d'administration , organisées, composées et agencées comme le sont celles adoptées pour l'Algérie, avec accompagnement de HtOres^ de coeoUêSy d'effets de campement, etc.
Nous ne nous refusons nullement à admettre que cette combinaison puisse répondre aux besoins essentiels de l'armée d'Orient, les caissons servant dans les localités qui en permettent l'usage , et les mulets de bat chargés des cantines les remplaçant dans celles qui leur sont interdites.
Mais TAlgérie et la Turquie elle-même sont dans des conditions tout à fait spéciales dont l'administration devait tenir compte, et il n'était pas possible de faire mieux qu'elle n*a fait, en présence de ces deux grandes exceptions.
Quoi qu'il en soit, toujours préoccupé de l'utilité de rappeler et de re* commander ce qui lut le iruit de nos anciennes et longues campagnes, nous
la section suivante, et qui, à raison de leur destination, demandent des proportions particulières et une construction plus soignée, les voitures à affecter au service des hôpitaux sont semblables, pour la forme et le poids du chargement, à celles construites pour les autres services administratifs. Elles en diffèrent toutefois et nécessairement pour la distribution intérieure.
Dans une armée de cent mille hommes, les besoins de ce service peuvent être évalués de cent cinquante à cent soixante caissons, et de six cent cinquante à sept cents chevaux (1).
SECTION m.
DIS AMBOLAlfCKS.
Les ambulances sont des hôpitaux organisés de manière à pouvoir suivre les troupes dans tous leurs mouvements, et destinés à offrir plus particulièrement aux
ne changeons rien anx enseignements que nous y avons puisés. Tonte porte n'en reste pas moins ouverte aux améliorations que le temps peut amener , et nous citerons comme un de ses progrès la construction à laquelle on travaille en ce moment même, de plusieurs centaines de toif tires légèr€$ destinées exclusivement à recueillir les blessés sur le champ de bataille et à les transporter à Tambulance. (Note de 1S54.)
Consulter le chapitre ii de l'instruction de l'intendant de l'armée d'Italie du 28 février 1860.
(1) Voir ci-aprés, chapitre vi. le détail et la justification de cette éva luation, qui se rapproche^ au surplus, des calculs établis dans l'instruction du 16 ventôse an m, art. 8.
La proportion d'un caisson d'ambulance par mille hommes a été longtemps admise, mais elle était véritablement trop étroite.
blessés, sur le champ de bataille même, les premiers secours.
Elles reçoivent aussi les autres malades.
Les blessés et 1^ autres malades ne restent dans les ambulances que le temps strictement nécessaire pour être pansés, ou pour recevoir le soulagement que leur état comporte. Us sont immédiatement après évacués sur un hôpital, ou sur quelque autre lieu disposé pour les recevoir.
§ P'. — De r organisation des ambulances et de leur composition en persomtel et en matériel.
Les ambulances sont transportées par les caissons dont il vient d'être parlé, et qui contiennent chacun un nombre déterminé de panisements.
Une ambulance d'infanterie emploie cinq(l) caissons, savoir :
PAlfSBMBlfTS.
Un caisson léger renfermant 1,400
Trois caissons ordinaires ( '^°?™*°^ ^^^^^° 1 6,000
(2,000 pansements.)
Un caisson-magasin renfermant 1,500
Total 8,900
(1) A l'armée d'Orient (instruction ministéri^e non insérée aa Jcwrwml militaire du 30 janvier 1855), il était attribuée caissons avec chargements complets, k l'ambulance de chaque division d'infanterie, et 3 à c^e de chaque division de cavalerie. Chaque chargement de caisson contenait le linge, la charpie et les autres objets nécessaires pour 2,000 pansements. A rarmée d'Italie, le nombre des caissons fut réduit à 4 pour les divisions
Une ambulance de cavalerie emploie trois caissons, savoir :
PAVBWBHTB.
Un caisson léger renfermant. • » 1,400
Un caisson ordinaire renfermant S^OOO
Un caisson-magasin renfermant , • . 1,500
Total 4,900
Les ambulances se partagent en deux sections :
1« Section active^ 2® Section de réserve.
Chacune de ces sections est composée comme il «uit :
FAMEMBirrS.
/" section < '® ^^^^^^'^ *^®^ *'*^^)
n 1 t' p N^ux des trois caissons > 5,400
IwambSiDCeJ ' ' , '''^''^' • ^'O»»)
,,.,,. \ section /le troisième caisson or- ^
dinfanlerie, 1 ^^ ^.^^^^ 5,000 8,800
\^réser¥ey(lecM6$oii-magft8îii. . . • lyMo)
Total. . . . 8,900
Dans I section rie caisson léger ^'^^^Is&oo
les ambulances < active, lie caisson ordinaire. • . . 2,000 j '
de cavalerie, f section de réserve, le caissons-magasin. 1,^00
> Il I
Total. . . . 4,900
asse=s=
Pour procurer ces nombres de pansements, chaque
d'infenterie et à 2 pour celles de la cavalerie. (Dépèche ministérielle do 25 avril 1859.)
300 TIT. m. — ADMIN. PARTIC. DES ARMÉES ACTIVES.
caisson renferme une foule d'objets combinés et assortis dans une proportion relative (1), et parmi lesquels figurent :
Des caisses à amputation et à trépan ; Des appareils ; Des brancards ;
Des attelles pour diverses fractares ; Des effets et ustensiles de tonte espèce ; Des tablettes de bouillon ; De rean*de-vie et dn vinaigre ; Du linge f roulé en bandes; à pansement^ 1 préparé en compresses ; De la charpie;
dans les caissons légers (pharmacies-cantines) ; Des médicaments^ dans les caissons ordinaires (sections de rassemblés, \ pharmacie);
dans les caissons-magasins (subdivisions de pharmacie).
Tous ces objets sont répartis dans des caisses et paniers numérotés et disposés de façon à pouvoir être commodément chargés et déchargés. Le plan figuré du chargement, qui donne aussi le détail des objets con-
(1) Consulter au Journal militaire la nomenclature générale du 31 juillet 1857, p. 703, modifiée en ce qui concerne les instruments de chirurgie, par celle qui fait suite à Finstruction du 26 février 1859, p. 497.
Consulter aussi le plan figuratif du chargement du caisson d'ambulance et la nomenclature indiquant la composition de ce caisson. (Décision ministérielle non insérée au Journal militaire du 20 août 1854.)
Les caissons légère ,. ordinaires et de magaein ont été supprimés.
Le caisson adopté par les décisions des 21 avril 1845 et 20 août 1854 et /f seul dont on se serve aujourd'hui dans le train des équipages militaires, pèse vide 1000 kilog.; son attelage comporte 4 chevaux, n contient 2,000 pansements divers.
tenus dans chaque colis, est déposé dans chaque caisson , afin de faciliter la recherche des choses nécessaires, quand le moment est venu de s'en servir; et, enfin, l'administration a poussé sa sollicitude jusqu'à vouloir que chacun des paniers qui entre dans le chargement d'un caisson, contienne un appareil complet pour un nombre déterminé de pansements (soixante pansements).
Il doit être bien entendu que pour une guerre à entreprendre dans un pays où l'usage des caissons serait peu praticable, des animaux de bât devraient être en grande partie substitués aux caissons : ce qui n'apporterait, au surplus, que peu ou point de changements dans la composition des ambulances, attendu que tout leur matériel est distribué et réparti, sous le double rapport de la forme et du poids des colis, de manière à se pouvoir décomposer, pour être chargé à dos de mulet ou autre animal de bât.
On accorde :
Pour chaqae division d'infanteriei une ambulance d'infanterie;
Poar chaque division de cavalerie, une ambulance de cavalerie;
Pour chaque quartier général de corps d'armée, deux ambulances (une d'infanterie et une de cavalerie] ;
Pour le grand parc d'artillerie, une ambulance de cavalerie ;
Pour le service du grand quartier général, trois ambulances (deux d'infanterie et une de cavalerie] ;
Pour la réserve de l'armée, au grand quartier général, six ambulances (quatre d'infanterie et deux de cavalerie).
Ainsi, dans une armée de cent mille hommes que
302 TIT. in,-~iJ>MIN. PARTIG. DES ARMÉES ACTIVES.
nous supposons formée de dix divisiooB d'infanterie et de trois de cavalerie, et partagée en quatre corps d'armée, il faudra, suivant les anciens errements :
Pour les dii divisions d'iDfaQterie
Pour les trois divisions de cayalerie
Pour les qaafre quartiers généraor de eorps d'ismaée.
Pour le serfiee da grand quartier gteéral
Pour la résene de l'armée
NoBAbre total
AMBDiâKCES 1
d'infanterie.
DE CATALBiUG.
§ II. — De r exécution du service dans les ambulances (1).
La section active de Tambulance se subdivise, au moment du combat :
Ed ambulances volantes ; En dépdl d'ambulance.
U ambulance volante se forme du eaisson l^er. Elle est placée à Tavant-garde, afin d'être toujours à portée de se rendre sur le champ de bataille, et, pendant le combat, sur les points où Faction devient la plus vive, pour y donner les secours d'urgence.
Il est quelquefois nécessaire d'ajouter aux ressources
(1 ) Le règlement du i •' avril i 831 n'entre dans aucun de ces détails.
du eaisson léger, et, dans ce cas, on y emploie les paniers n*" 2, 3, 4 et 5 du caisson ordinaire, ainsi que les paniers n"^ 2, 3 et 4 du caisson-magasin, qui renferment chacun des appareils garnis pour soixante pansements. Ces paniers peuvent être chargés sur Tun des chevaux de l'attelage, au moyen d'un bât que le caissonmagasin contient sous le n* &•
L'autre partie de la section active forme ce que l'on nomme généralement le dépôt et ambulance^ c'est-à-dire l'établissement principal sur lequel tous les blessés sont dirigés ou transportés, pour y être pansés immédiatement.
Le dépôt d'ambulance est placé, soit dans une grange, soit dans un temple, soit dans Une auberge ou autre maison particulière, suivant que l'on y trouve le plus de commodités, mais toujours à proximité du champ de bataille ou des cantonnements. Un drapeau rouge ^ placé en forme de signal, sur le point le plus en vue du lieu où le dépôt d'ambulance se trouve établi, sert à en indiquer au loin l'emplacement, et à prévenir toute fausse direction que pourraient prendre d'euxmêmes les blessés en état de marcher, ou recevoir de leurs conducteurs ceux enlevés et transportés du champ de bataille.
Quant à la section de réserve^ elle marche le plus ordinairement avec les équipages du quartier général ou bOus la protection du parc d'artillerie, pour pourvoir, au fur et à mesure des besoins, au remplacement des consommations ou des pertes de la section active, et
304 TIT, m* — ADMIN, PARTIC. DES ARMÉES ACTIVES,
même quelquefois à Tacci^issement momentané de ses moyens de secours.
C'est, au surplus, au chef d'état-major de la division qu'il appartient de déterminer, de concert avec le sousintendant militaire, l'emplacement des diverses parties de l'ambulance, et de pourvoir à leur sûreté. C'est aussi à lui de faire fournir les escortes nécessaires pour accompagner et protéger les évacuations, lorsque les troupes de l'administration manquent ou sont insuffisantes.
Les caissons du dépôt d'ambulance doivent arriver avant l'action, à portée du lieu désigné, avec les officiers de santé et d'administration et les infirmiers, comme le sous-intendant militaire les a répartis.
L'officier comptable fait déployer les effets, et monter le service de la cuisine et de la tisanerie. On profite de tout ce qui peut se rencontrer de commode pour cet usage, et, à défaut de ressources locales, les chaudières sont attachées à des crémaillères de campagne comprises, à cet effet, au nombre des effets mobiliers de l'ambulance (1).
Entre autres précautions journalières, il est une marmite, nommée à ce titre même marmite de précaution^ que l'on entretient constamment sur le feu, pour être en mesure de fournir du bouillon à tous ceux des malades et blessés auxquels les officiers de santé peuvent
(1) Nons conseiiierions d'ajouter des trépieds en fer, qui, enbeaacou de circonstances, seraient plus utiles que les crémaillères.
en ordonner la distribution. Le sous-intendant militaire détermine chaque jour la quantité de viande à délivrer pour ce service à Tambulance.
Le vin et Teau-de-vie, dont on fait aussi un trèsfréquent usage, doivent être toujours prêts et en quantités suffisantes.
De leur côté, les officiers de santé disposent les appareils (1). Quelques-uns sont mis à la tête des brancards, pour faire relever derrière la ligne les blessés et les faire transporter le plus doucement possible jusqu'au dépôt d*ambulance, comme aussi pour leur appliquer le premier appareil sur le lieu même oii ils sont tombés blessés, si la nature ou la gravité des blessures l'exige ou le comporte.
Il peut arriver que les mouvements ou les succès de l'ennemi menacent l'ambulance, et l'exposent à être enlevée. C'est au sous-intendant militaire à se rapprocher souvent du général, et à prendre ses ordres pour faire retirer ou avancer l'établissement, et pour fixer le lieu sur lequel il conviendrait de le transférer.
Les ressources de l'ambulance venant à être épuisées ou n'étant pas suffisantes, le sous-intendant militaire requiert, de tous les lieux environnants, le vieux linge des habitants. 11 fait faire de la charpie par les femmes,
(1) On consulterait avec utilité l'instruction rendue le 25 janvier i831, par le maréchal duc de Dalmatie, alors Ministre de la guerre, sur la nuinœuvre des caissons d'ambulance, à laquelle les officiers de santé et d'administration^ ainsi que les infirmiers militaires, devaient être exercés dans les hôpitaux d'instruction. (Voir au Jotirnat militaire, 2* sem. 1832, p. 360.)