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Nota. Le nombre des médecins aides-majors et soas aides à attacher à chaque hôpital dont le mouvement excède cinq cents malades, est réglé, quelle que soit U proportion des fiévreux, à raison de :
Uu médecin aide-major, de un à quatre cents malades;
Un pharmacien aide-major, de un à quatre cents malades 5
Deux médecins soos-aides^ de un à cinquante malades ;
Trois médecins sous-aides, de cinquante et un à cent malades;
Et progressivement, dans les mêmes proportions.
II y a, au surplus, dans chaque hôpital temporaire,
(i) Voir au Journal militaire la décision ministérielle da 31 août 1836, 2*^ sem., p. 210, qui, par suite delà suppression de l'emploi de pharmacien sous-aide, a modifié les articles 58, 60 et 1025 du règlement du i«^ avril 4831, et la note d'autre part, p. 273, pour ce qui concerne les médecins ioi»<iide8.
comme dans chaque hôpital permanent, deux ofBciers de santé en chef, qui sont :
Un mëdecin-niajor oa aide^major; Un pharmacien-major on aide-major.
La gestion de l'établissement est confiée, suivant son plus ou moins d'importance et aussi en raison du personnel disponible, à un officier comptable ou à un adjudant de première classe.
L'intendance militaire est quelquefois obligée de recourir à des officiers de santé du pays occupé, qu'elle met en réquisition, sous la condition de les licencier dès que le besoin aura cessé. Ces officiers de santé ne doivent être employés que d'une manière subalterne. Il importe beaucoup de ne leur confier en aucun cas la direction d'un service.
Le service intérieur est réglé comme dans les hôpitaux permanents, et impose aux différents agents d'exécution respectivement les mêmes devoirs.
§ IL — Du choix des emplacements pour les Mpitaux temporaires, et de leur établissement.
Lorsqu'il s'agit de déterminer l'emplacement d'un hôpital temporaire, on doit éviter les lieux enfoncés et humides, et rechercher les situations non-seulement les plus saines (1), mais les plus favorables à la sûreté des malades et de l'accès le plus facile.
(1 ) Voir, pour les conditions de salnbrité, les art. 272 à 277 du r^fle-
On trouve habituellement dans les villes et les villages, des édifices propres à être transformés promptement en hôpitaux. Souvent et faute de mieux, malgré leur froide humidité , les églises sont affectées à cet usage. Les maisons des champs seraient, principalement sous le rapport de la salubrité, préférables à celles des villes ; mais ces dernières ont l'avantage d'offrir plus de sécurité et plus de ressources en tout genre. Dans les maisons particulières, l'isolement des malades est le résultat inévitable de la petitesse des chambres ; il pourrait donner lieu à de fréquentes et fâcheuses négligences.
Ce n'est que dans les châteaux, les manufactures, les fabriques, les abbayes et les couvents, que Ton trouve des salles convenablement espacées et aérées, et toutes les autres commodités désirables.
Chez l'ennemi, on profite de ses établissements; mais cette ressource est rarement importante, si ce n'est dans les très-grandes villes, dans les capitales ; car, avec ses hôpitaux, l'ennemi lègue presque toujours au vainqueur un grand nombre de malades et de blessés qui n'ont pu être enlevés, soit à cause de la gravité de leur état, soit par l'effet d'une retraite trop précipitée (1).
ment du 1*' avril 1831, et vol. II de ce Coars, chapitre n du titre IX, p. 500 et suivantes.
(1) Le droit des gens, non moins que l'humanité, recommande aux soins du vainqueur les ennemis blessés ou malades que met en son pouvoir la prise d'une place ou la possession d'un champ de bataille. Sou-
A défaut de locaux convenables ou suffisants, Tadministration fait construire des hangars dont les dimensions sont proportionnées au» nombre de malades que Ton se propose de recevoir. Des pavillons sont construits latéralement, et distribués de façon à pouvoir servir au logement des officiers de santé et d'administration, à la conservation des approvisionnements, au placement des armes et effets des militaires, à l'exploitation de la pharmacie^ de la dépense et de la cuisine.
Quelquefois, enfin, on supplée par des tentes ou par des baraques, à l'insuffisance des logements et des magasins.
Dans l'une ou l'autre de ces diverses combinaisons, il importe de choisir une position telle, que l'on n'ait point de surprise à redouter de l'ennemi, car la tranquillité d'esprit a une grande influence sur la guérîsondes malades. Aussi, dans les lieux ouverts, et pour mettre les hôpitaux à l'abri de toute insulte, est-on dans l'usage de planter des palissades, de pratiquer des créneaux ou de construire des blockhaus.
Tous ces soins appartiennent au sous-intendant militaire que l'intendant de l'armée ou l'intendant du corps d'armée a chargé de présider à la formation de l'établissement. Le sous-intendant militaire est assisté par
vent des officiers de santé sont laissés ou envoyés par le vaincu, pour prendre particulièrement soin des hommes de sa nation, et toutes facilités, toute protection leur sont dues, pour qu'ils puissent remplir leur mission.
GHAP. V, — SSRViC£ DES HOPITAUX. 319
1^ officiers de santé qui ont été désignés pour diriger le service médiciU, et par Tofficier d'administration appelé à gérer ie service adnainistratif .
Lorsqu'il y a lieu de faire faire des constructions ou de grandes réparations, les officiers du génie sont char* gés de l'exécution. Ils dressent les plans, établissent les devis, et dirigent les travaux, après s'être préalable* ment concertés avec les sous-intendants militaires, pour tout c^ qui a rapport aux distributions intérieures et aux diverses dépendances (1) qu'un hôpital com-^ porte.
Les expéditions d'outre-wer nécessitent, de la part dfi l'administration, des mesures toutes spéciales. Il importe beaucoup d'y prévoir les difficultés invincibles que peuvent apporter à l'établissement convenable et prompt des hôpitaux, soit le défaut absolu de toutes ressources locales, soit le ciu*actère particulier du pays à occuper. L'expédition A' Egypte^ et plus récemment celle de Morée , ont mis ces difficultés dans le plus grand jour, et révélé plus d'un oubli fâcheux. La prévoyance et la sollicitude du Gouvernenient deviennent alors d'autant plus nécessaires, que les maladies se déclarent tout d'abord avec plus de violence et affectent un plus grand nombre d'individus.
Nous n'avons la prétention ni de savoir ai de dire tout ce qu'il peut y avoir de bien à faire en de pareils
(i) Voir, pour le détail de ces dépendances, les art. 288 et suivants dn règlement du 1*' avril 1831, et volume II de ce Cours, chapitre u du titre IX.
cas, mais nous indiquerons comme premiers moyens qui peuvent s'offrir aux administrateurs militaires, pour des constructions d'hôpitaux ou de hangars propres à les suppléer, les bois de différentes espèces, et les charpentiers et autres ouvriers d'^état dont toute expédition maritime doit être abondamment pourvue, indépendamment de ceux qui font partie des équipages mêmes ; les voiles de rechange placées à bord de tous les bâtiments sont aussi une ressource précieuse pour abriter les malades et les objets destinés à leur soulagement; enfin, de larges tentes garnies de tous les accessoires nécessaires à leur solidité et à leur distribution intérieure en plusieurs salles, peuvent être introduites trèsutilement dans le mobilier du service des hôpitaux en campagne, ainsi qu'on l'a fait pour l'Algérie.
§ III. — Du matériel pour les hôpitaux temporaires.
Pour les hôpitaux temporaires, le matériel comprend :
1<» Du mobilier;
2* Des objets de consommation et de pansement ;
y Des médicaments.
Le mobilier consiste en demi-fournitures qui se composent, pour chaque malade :
D'une paillasse ;
D'un sac à paille;
D'une couverture de laine ;
D'un matelas (par chaque vingtaine de demi-fournitures) ;
De trois draps de lit de fiévreux;
De trois coiffes de fiévreux;
D*an pot à boire en fer-blanc ; D'an gobelet en fer-blanc ; D'une écuelle en fer-blanc.
On y ajoute, dans une proportion restreinte, différents accessoires, tels que serviettes, essuie-mains, torchons, tabliers d*ofiîciers de santé et d'infirmiers ; quelques ustensiles, tels que chaudières, marmites, bassines, casseroles, poids et balances, etc., et, enfin, des caisses de chirurgie (à amputation et à trépan).
Il est aussi d'usage de fournir, en sus du nombre de malades pour lequel le mobilier est calculé, un dixième de fournitures complètes pour les blessés et pour les officiers.
Les matelas sont réservés pour les blessures ou maladies les plus graves.
Les couchettes sont remplacées par des tréteaux.
 défaut de couchettes et de tréteaux, les hommes couchent sur la paille fréquemment renouvelée.
On se sert, au surplus, de tous les moyens de coucher ou de traitement laissés par l'ennemi, ou que le pays occupé peut fournir.
Le mobilier est pris, sinon en totalité, du moins en partie, sur la réserve entretenue à la suite de l'armée, d'après les dispositions arrêtées par l'intendant de l'armée.
Quand la réserve est insuffisante et qu'il n'y est pas suppléé par les magasins de l'intérieur, l'intendant de l'armée autorise l'achat ou la réquisition de ce qui manque.
Il en est de même à l'égard des objets de consomma-