QUANTITÉS
PAn POSTE ET PAE JOOE.
Huile.
Coton è mèches.
DktgrMiBC*.
OéctfIMMMI.
Les allocations de ro?ides ne sont dues que pour ceux des postes tenus de fournir la lumière pour les rondes de nuit que des officiers et sous-officiers font avec des falots.
L'éclairage est toujours dû pour Tofficier commandant un poste, soit qu'il occupe une chambre dis-
tincte, soit qu'il se tienne dans un local occupé par la troupe.
§g m. — DiipoêUioni communei au chauffage et à Védairage
des corps de garde.
États trimeslriels des corps de garde à entretenir dans chaque place^ avec indication précise de leur emplacement et de lear classe \
États de marrons ;
Ordres ou autorisations d'anticiper ou de prolonger les allocations ;
Revues trimestrielles constatant les droits aux prestations ;
Toutes ces choses sont à faire en Algérie comme en France, sauf les difTérences dans les circonscriptions et dans quelques détails peu importants de l'exécution qui tiennent aussi aux localités.
Nous croyons néanmoins utile de rappeler, à l'occasion des revues, que lorsque les fournitures faites et les droits constatés présentent des différences, les intendants militaires sont tenus de demander aux généraux divisionnaires des explications sur ces différences, et de les joindre aux revues, le Ministre se réservant en pareils cas de statuer.
Il est encore à remarquer que les revues des corps de garde doivent être dressées par les sous-intendants militaires ou adjoints, à l'exclusion de leurs suppléants.
SECTION lY.
DU SBRYICB DB L'HABaLEMBNT.
En Algérie, comme partout et en toutes circonstances, le service de l'habillement doit être considéré
GHAP. 1*'. — ADMINIST. DE l' ARMÉE EN ALGÉRIE. 491
séparément dans chacune de ses deux branches essen-* tîelles, qui sont :
!• L'habillement proprement dit, ou soit l'habillement, le
grand et le petit équipement, et le harnachement ; S» Le campement.
§ r*. — De r habillement^ etc.
Les troupes françaises employées en Algérie reçoivent, au compte du service de l'habillement et en dehors des règles ordinaires, certains effets dont le climat conseille et réclame l'usage, savoir :
Une easquette^ substituée au shako, et portant des distinctions et indications analogues, selon les armes et les grades cl) i
Une ceinture de flanelle;
Un scLcde couchage.
Les conseils centraux d'administration pourvoient aux remplacements des divers effets (moins ceux dont il vient d'être parlé) par les confections et achats qui sont dans les attributions de leur administration intérieure, et pour lesquels ils se règlent sur l'effectif connu de leurs détachements respectifs, sur les dates d'échéance trimestrielle ou annuelle des effets en service, ainsi que sur les procès-verbaux qui ont pu constater des pertes ou la nécessité de remplacements extraordinaires.
Ils pourvoient aussi, par les mêmes procédés, au
(1) Les officiers de troupe et ceux sans troupe des corps spéciaux, étatmajor, artillerie, génie et administration, portent aussi la casquette.
renouvellement des effets de petit équipement au compte de la masse individuelle.
Des envois sont, en conséquence, dirigés par leurs soins, successivement et à l'avance, sur les magasins du service établis dans la 9* division militaire, notamment à Marseille et à Toulon^ qui les reçoivent en dépôt et les expédient ensuite en passe-^ebout , sur les demandes des conseils éventuels ou des officiers commandants, aux bataillons, escadrons, batteries, compagnies ou autres portions détachées auxquelles ils ont été respectivement destinés : le tout à la diligence et sous le contrôle de l'intendance militaire, qui emploie, pour lesdites expéditions, soit les bâtiments de l'État, soit ceux du commerce dont des traités lui donnent le droit de disposer.
Les magasins de Marseille et de Toulon jouent ainsi, pour l'Algérie, le rôle des dépôts centraux formés, comme nous l'avons indiqué dans le titre précédent, pour les besoins des armées actives (1).
D'autres règles ont dû être adoptées, et sont en effet suivies, à l'égard de quelques corps de troupe placés dans des conditions particulières.
Ces corps, qui sont :
Les régiments de zoaaves ;
Les bataillons d'infanterie légère d'Afrique,
Les deax régiments étrangers,
Les régiments de tirailleurs algériens,
Les régiments de chasseurs d'Afriquei
(i) Voir plus haut, p. 249.
CHAP. l". — ADMINIST. DE LARMÉE EN ALGÉRIE. 493
Les spahis,
ont leur dépôt, et conséquemment leurs magasins et ateliers de confection, en Algérie.
Et, de plus, dans les zouaves, dans les tirailleurs algériens et dans les spahis, rtiabillement est au compte des hommes, qui perçoivent par cette raison une première mise de petit équipement, et une prime d'entretien plus élevée que dans les autres corps (1).
il résulte de cette situation exceptionnelle, que les achats et les confections ont lieu pour eux en Algérie contrairement à la règle générale, sans cesser toutefois d'être soumis au contrôle de l'intendance militaire.
Indépendamment des ressources disposées en France par les conseils d'administration des dépôts des corps qui ont des portions détachées en Afrique, l'administration de la guerre entretient des approvisionnements de précaution dans de nombreux magasins ou dépôts, dont les plus importants, véritables magasins généraux, se trouvent établis à Alger ^ Oran et Constantine.
Ces approvisionnements consistent :
1* En étoffes et effets de grand équipement destinés aux corps qui ont leur dépAt en Afrique, et dont l'habillement est, pour les uns (la légion étrangère, l'infanterie légère d*Afriqae et les chasseurs d'Afrique), i la charge du service ; pour les autres (les zouaves, les tirailleurs indigènes et les spahis), au compte des hommes, et partant à charge de remboursement ;
(I) Voir an Journal mUUaire l'arrêté ministériel du 90 novembre 1842, 2* sem., p. 285.
"^ 2* En effets de petit équipement , chemises, guêtres et so%in liersj destinés à parer aux besoins extraordinaires et pressants qui se manifestent pendant le cours des expéditions ou au retour des troupes qui les ont faites : besoins que pourraient laisser en souffrance, soit le retard, soit l'insufBsance des envois des dépôts de l'intérieur, si Ton n'était en mesure d'y suppléer sur les lieux mêmes.
Du reste, pour ce qui concerne l'organisation du personnel des magasins, les réceptions, les distributions, les pertes et avaries, les justifications, l'arrêté et la transmission des comptes, l'Algérie supporte l'application des règles observées en France, sous la réserve toutefois indiquée plus haut relativement à la comptabilité-matières.
%lh-^ Du campement é
On a vu dans le livre précédent (chapitre iv), que le service du campement se bornait à pourvoir les armées actives d'ustensiles et d'outils^ tels que marmites, ga^ melles^ bidons^ hachesy serpes^ faucilles^ etc.
Et déjà nous avions fait connaître (vol. II, titre V, ch. m), que les prestations complètes, c'est-à-dire /^i/^^ (T officier et de soldat^ manteaux d^ armes ^ etc., n'étaient fournies qu'aux troupes placées sur le pied de rassemblement et campées.
Le service du campement a repris en Algérie l'ancienne importance que nos guerres de la Révolution lui avaient fait perdre, à mesure que le théâtre des opérations militaires s'était agrandi, et que les mouvements devenus plus fréquents et les marches plus rapides achevaient de le rendre inutilob
CHAP. !•'• — ÀDMINIST. DE l'âRMÉE EN ALGÉRIE. 495
II en devait être ainsi :
Dans un pays où la popalalion vit presque tout entière sous la tente ;
Dans un pays où ce que l'on nomme logement chez l'habitant, et qui constitue une si utile ressource, même en campagne, dans toutes les guerres continentales, est une impossibilité, par la raison bien simple que la première ^t indispensable condition y manque absolument : celle d'un logis babitable et susceptible d*étre partagé ; ce qui nous dispense de parler de l'obstacle non moins insurmontable qu'y opposeraient l'état des femmes, la religion et les mœurs ;
Dans un pays où le bivouac pur, celui dont la rigueur, aggravée par les nuits si humides et si froides de l'Afrique, ne pouvant être, faute de bois qui soit à la portée du soldat, tempérée ni amortie par de grands feux, offrirait des inconvénients et même des dangers tels, qu'on ne saurait se résoudre à le considérer autrement que comme un moyen extrême.
Une autre et dernière raison ressort de ce fait, que les troupes se trouvent très-fréquemment réunies dans des camps qui les placent à cet égard sur le pied de rassemblement.
L'abri des tentes figure donc en Algérie, pour nos soldats aussi bien que pour les indigènes, au rang des premières nécessités .
Aussi le service du campement y déploîe^t-îl une partie importante de ses ressources, et doit-il les déployer sur une grande échelle. Les fixations réglementaires n'ont cependant reçu aucune modification officielle, et il résulte de cet oubli que le fait en a introduit ou fait accepter quelques^-unes, qui consistent principalement :
 accorder un plus grand nombre de tentes avec leurs accès-
496 TITRE SPÉCLVL El FINAL. — ADMIN. EN ALGÉRIE.
soires, et de faux et de faucilles, tant pour la troupe que
pour les officiers et les états-majors ; A abréger les termes de la durée légale; A être moins rigoureux pour les imputations qui suivent
habituellement les dégradations constatées au moment
des réintégrations en magasin.
Ce qui est assurément fort juste.
A cela près, le service s'exécute d'après les règles ordinaires déjà connues.
Nous ferons toutefois remarquer que le sac de couchage vient fort utilement en aide au service du campement, quoiqu'il ait, depuis douze années, cessé de lui appartenir (1). Cet effet pourrait être rattaché à la masse individuelle, car il suit l'homme, dans toutes les situations, à l'égal de ses propres effets. Toujours est-il que le soldat, partout où il pose, en reçoit un abri qui lui permet d'attendre moins péniblement l'arrivée et le déploiement de sa tente.
Les magasins établis en Algérie, communs, ainsi qu'en France, aux services de l'habillement et du campement, doivent leur principale importance au matériel de ce dernier, non-seulement parce qu'il est le plus considérable, mais parce qu'il donne lieu à des entrées, sorties et réintégrations continuelles, à des détériorations et pertes très-fréquentes, et exige des soins multipliés et toujours urgents pour son entretien et son renouvellement.
(1) Voir au Jouffio/ tnth'Cotre la circulaire ministérielle du 29 novembre 1842, V sem., p. 298, relative aux ceintures de flanelle et au sac de campement transporté, sous le nom de sac de couchage, an service de rhablllement.
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SECTION V