CHAP. II. — ADMIN. DES TERRITOIRES MILITAIRES
ses certaines et équitables qui doivent servir à l'assiette (les impôts.
Les impôts, dits contributions arabes, à prélever sur les indigènes, sont les mêmes, à une légère différence près pour la province de Constantine, dans tous les territoires. Ils consistent :
i* Dans le hokor (loyer des terres arch et azels (1);
2® Dans Yachour (impAt sar les grains);
3"* Dans le zekkat (impAt sur les bestiaux);
4® Dans Veussa (impôt que paient les tribus du Désert) ;
5"* Dans \(t Uzma (autre impAt payé par les mêmes tribus).
Dans la province de Constantine, le zekkat est remplacé par le hokor.
Ces impôts font partie des revenus du Trésor.
A l'occasion de ces revenus du Trésor^ qui comprennent la généralité des impôts et taxes de toute nature perçus eu Algérie, nous devons signaler leur successif et considérable accroissement.
En effet, bornés en 1831 à \M^jM^ fr. 12 c.
Ils se sont élevés en 1853 à 20,713^000 »
Augmentation. • . . 19^664,520 88
Les contributions arabes, qui font essentiellement
(i) On entend par terres azel$ celles provenant de l'ancien beylik, et devenues, par la conquête, la propriété de l'État. L'administration des domaines les loue moyennant une redevance payable en argent ou en nature.
Le& terres arch sont celles que les tribus occupent à litre coUcciif.