XIV AVANT-PROPOS
cambal, etc., avaient débuté, les uns après de solides et brillantes études, les autres avec ces dispositions heureuses ou ces capacités innées qui se passent des leçons d'un maître. Et si quelques-uns de nos généraux, sortis des rangs les moins élevés, atteignirent à la plus haute célébrité avec le seul secours de leur génie et des circonstances qui le révélèrent, combien aussi durent leurs talents, leurs succès et leur élévation à l'instruction qu'ils avaient puisée dans les écoles? L'ancienne École militaire, l'École polytechnique (1) , les Écoles d'artillerie et du génie ne nous ont-elles pas fourni le plus grand nombre des hommes supérieurs qui brillèrent pendant nos dernières guerres, et dont nous voyons encore avec orgueil les noms inscrits à la tête des premiers emplois de l'armée ?
pagné à sa dernière demeure, témoignaient par leurs communs regrets et leur vive affliction, qu'ils avaient le sentiment profond de l'irréparable perte que faisait chacun d'eux. (Note de 1847.)
(1) Voir un tableau historique et chronologique de l'École polytechnique, depuis sa fondation (1794) jusqu'en 1817; ce tableau indique, entre autres détails intéressants :
1° Le nom de tous les élèves qui ont suivi les cours;
2° L'année de leur sortie, et leur répartition dans les différents services publics (artillerie de terre, génie militaire, mines, ponts et chaussées, construction des vaisseaux, ingénieurs géographes, etc.);
3° Les dignités ou hauts emplois que les élèves ont occupés et occupent encore.
Note de 1861.— Cet intéressant travail a été continué par M. le commandant Mari elle, ancien trésorier, garde des archives et secrétaire des conseils de l'École, et publié, en 1855, sous le titre : Ripertoire de VÈcole polytechnique, ou renseignements sur les élèves qui ont fait partie de l'institution depuis l'époque de sa création, en 1794, jusqu'en 1853 inclusivement.