‹ Cours d'administration militaireChapitre 60 sur 166 · DE L'INFANTERIE · texte numérisé non relu

DE L'INFANTERIE

L'infanterie se compose, indépendamment des corps faisant partie de la garde impériale :

(1) Voir au Journal militaire l'ordonnance royale du 8 septembre

De 103 régiments de ligne;

De 20 bataillons de chasseurs à pied (1);

De 3 régiments de zouaves ;

De 3 bataillons d'infanterie légère d'Afrique;

w* .,,...., . U de fusiliers ;

De 6 compagnies de discipline. dont{A , . .

r ° r 7 (2 de pionniers;

De 2 régiments étrangers;

De 3 régiments de tirailleurs algériens (2).

140 corps de troupe.

On rattache, pour ordre, à l'infanterie, le bataillon de sapeurs-pompiers de la ville de Paris.

Les cent trois régiments d'infanterie de ligne sont organisés à trois bataillons comprenant chacun huit

1841 , 2* sem., p. 373, et les cadres constitutifs y annexés, ainsi que les actes postérieurs qui les ont en partie modifiés.

Nous ne faisons mention ici, ni des compagnies de sous-officiers et de fusiliers vétérans, ni des sections d'ouvriers militaires d'administration , qui ont leur place marquée dans les chapitres vi et vu du présent titre.

(1) Voir au Journal militaire :

L'ordonnance royale du 28 août 1S39, 2e sem., p. 153 ;

— — du 28 septembre 1840, 2e sem., p. 335;

— — du 10 juillet 1842, 2e sem., p. 17; L'arrêté du 7 mars 1848, 1er sem., p. 30;

Le décret impérial du 22 novembre 1853, 2e sem., p. 34') ;

C'est la première de ces ordonnances qui est le point do départ pour les chasseurs à pied.

Celle de 1840 en a formé dix bataillons.

L'arrêté de 1848 a changé la dénomination que leur avait donnée l'ordonnance de 1842, et lui a substitué celle de chasseur» à pied.

Le décret de novembre 1853 a doublé le nombre des bataillons en leur conservant une organisation identique à celle de 1840.

(2) Voir au Journal militaire le décret impérial du 10 octobre 1855, 2e sem., p. 329, qui constitue ces trois régiments avec les éléments des six bataillons de tirailleurs indigènes et du régiment de tirailleurs algériens déjà existants.

compagnies, dont une de grenadiers, une de voltigeurs et une de dépôt (1).

Les vingt bataillons de chasseurs à pied sont organisés à huit compagnies l'un, dont deux de dépôt.

Les trois régiments de zouaves, organisés à trois bataillons de neuf compagnies l'un , dont une de dépôt, sont des corps créés pour l'Algérie (2).

Il en est de même des trois bataillons d'infanterie légère d'Afrique , sauf toutefois que chaque bataillon est organisé à cinq compagnies.

Les deux régiments étrangers sont, l'un et l'autre, à trois bataillons de huit compagnies.

Les trois régiments de tirailleurs algériens, organisés à trois bataillons de huit compagnies, occupent cha-

(1) Un décret du 24 octobre 1854 {Journal militaire, 2e sem.,p. 616), a réuni aux soixante-quinze régiments qui composaient à cette époque l'infanterie de ligne , les vingt-cinq régiments d'infanterie légère , qui , organisés, recrutés, instruits et armés comme les premiers, n'en différaient que par quelques détails d'uniforme et n'avaient réellement de l'infanterie légère que le nom. Ce décret a attribué la dénomination d'infanterie légère aux bataillons de chasseurs à pied.

Les 101e et 102* régiments d'infanterie de ligne, qui font actuellement partie du corps expéditionnaire en Chine , ont été créés par décret du 2 mai 1859. Le 103e a été formé, en vertu d'un décret du 25 juin 1860, avec les éléments de la brigade de Savoie, dissoute par le gouvernement sarde.

Pendant la guerre d'Orient, un décret du 2 avril 1855 avait créé deux régiments d'infanterie de ligne portant les n" 101 et 102. Ces corps ont été licenciés à la paix par décret du 16 avril 1856.

(2) Ces trois corps ont été détachés k l'armée d'Orient et à l'armée d'Italie.

Voir au Journal militaire le décret du 13 février 1852, 1er sem., p. 102, portant création de trois régiments de zouaves, à former avec les éléments du seul régiment qui existait alors sous ce nom.

cun une des trois provinces de l'Algérie. Le commandement, même par intérim, d'une compagnie, ne peut être exercé que par un officier français. Quant aux emplois de lieutenant et de sous-lieutenant, ils sont attribués, par égale moitié, à des Français et à des indigènes (1).

Le bataillon de sapeurs-pompiers de la ville de Paris, composé de dix compagnies, est un corps institué exclusivement pour le service contre l'incendie dans la capitale. Ce corps, entièrement à la charge de la ville de Paris , est placé sous l'autorité du Ministre de l'intérieur et sous les ordres immédiats du préfet de police. Le Ministre de la guerre intervient dans les me* sures d'organisation, dans les nominations et mouvements quelconques du personnel (2).

Telles sont aujourd'hui l'organisation et la composition des corps de troupe de l'infanterie, pour le pied de paix. Le jour où l'armée devrait être mise sur le pied de

(1) Les deux décrets des 13 février 1852 et 10 octobre 1855 témoignent d'une intention bien arrêtée d'étendre de plus en plus l'organisation des troupes indigènes, et le Gouvernement ne peut être trop loué d'y demeurer fidèle.

Quiconque connaît et aime l'Algérie doit applaudir à ce développement successif et sage, qui nous conduira à la formation d'une armée indigène, sinon capable de suffire à la défense du pays, destinée du moins à nous permettre de réduire le nombre des troupes françaises que nous y employons.

(2) Voir au Journal militaire :

Le décret du 27 avril 1850, 1er sera., p. 106, portant réorganisation

du bataillon de sapeurs-pompiers ; Le décret du 7 décembre 1859, 2e sem., p. 349, qui détermine la

nouvelle composition de ce corps.

guerre, l'infanterie, sous toutes réserves d'autres mesures qui pourraient être jugées nécessaires, serait immédiatement augmentée en formant un quatrième bataillon dans chaque régiment.

Il existe , spécialement pour l'arme, un comité dit comité consultatif de l'infanterie, dont les attributions sont les suivantes :

Examiner et discuter, d'après les renvois faits par le Ministre de la guerre, toutes les questions qui intéressent la constitution, l'organisation, le service, la discipline, l'habillement, l'armement, le régime et l'administration des corps de troupe de l'arme ;

Résumer les rapports des inspecteurs généraux sur les diverses parties du service ;

Établir, d'après les propositions de ces inspecteurs, le tableau d'avancement au choix, pour les grades d'officier supérieur;

Donner un avis motivé sur chacune des affaires déférées à son examen.

Le comité consultatif de l'infanterie est composé de sept généraux de division et d'un intendant militaire. Le Ministre de la guerre peut autoriser les officiers généraux qui ont été chargés d'inspections générales, à prendre part aux travaux du comité.

Un officier supérieur, appartenant au corps d'étaU major, est attaché au comité en qualité de secrétaire, sans voix délibérative ni consultative.

La durée des sessions du comité est fixée à six mois, du 1er janvier au 30 juin. Les six autres mois de l'année sont consacrés aux inspections générales.

de l'organisation de l'armée. 67

Page 1