DE L'ÉCOLE NORMALE DE GYMNASTIQUE
L'École normale de gymnastique, établie à la redoute de la Faisanderie, près Vincennes, figure pour la pre-
(i) Voira la section suivante, Écoles régimmlaires, pour ce qui concerne les gymiasei regimentaira.
Pour l'ancien gymnase normal, pour l'École normale et pour les gym-
mière fois sur l'Annuaire de 1853, et de cette circonstance qu'il en est aussi parlé pour la première fois au Journal militaire dans une circulaire ministérielle du 1 1 janvier 1853, nous sommes fondé à conclure que sa création est récente.
Cette École a, il est vrai, son précédent dans le gymnase normal tonde à Paris en 1820, et qui n'a cessé de figurer au nombre des établissements officiellement reconnus, qu'à compter de 1840, époque où le colonel Amoro8, qui en était le fondateur et le directeur, fut nommé inspecteur des gymnases divisionnaires (1).
L'occasion se trouve ainsi marquée de rappeler que c'est au colonel Amoros que la France est redevable d'un enseignement large et raisonné de la gymnastique, et que les habiles professeurs qui ont aidé à fonder les gymnases divisionnaires, puis enfin les gymnases régimentaires, sont sortis de son école, non moins remaiv quable par le caractère et les difficultés des exercices enseignés, que par leur application à d'importantes opérations de guerre et à des actes de généreux cou-
nases divisionnaires, les seuls actes qne nous paissions utilement citer, et qui se trouvent au Journal militaire , sont :
La circulaire ministérielle du 29 décembre 1847, 2e sem., p. 466;
L'instruction ministérielle du 31 août 1848, 2e sem., p. 221 ;
La circulaire ministérielle du 11 janvier 1853, 1er sem., p. 11 et 12. (1) La décision qui a créé les gymnases divisionnaires est du 26 décembre 1831. Dans l'origine , ces gymnases étaient au nombre de sept, organisés à Arras, Metz, Strasbourg, Lyon, Montpellier, Rennes et Toulouse. Il n'était plus question, dès 1836, de ces deux derniers gymnases ; les autres ont été supprimés depuis la fondation de l'École normale.
rage pour le salut d'hommes ou de biens menacés par l'eau ou par le feu,
La conservation ou le rétablissement du gymnase normal , sous le nom à! Ecole normale de gymnastique, est donc une bonne et excellente institution, quelle qu'en soit la vraie date.
Cette École est commandée par un officier supérieur qu'assistent trois professeurs appartenant à l'arme de r infante rie, dont la tâche est de former des élèves qui, retournant dans leurs corps après avoir terminé leur éducation gymnastique, y portent les vrais principes du système et les bonnes traditions du fondateur.
Elle reçoit un sous-officier ou caporal de chaque corps d'infanterie stationné en France, plus quinze sous-lieutenants pris dans les mêmes corps suivant un ordre de roulement.
Aux termes de la circulaire ministérielle précitée du 11 janvier 1853, et de la note qui y fait suite, les corps ne doivent envoyer à l'École normale de gymnastique que des sujets d'une conduite irréprochable.
Il y a, pour cause de la proximité de Paris et des inconvénients et des distractions qui pourraient en résulter, exclusion absolue des militaires nés ou ayant leur famille dans cette ville.
Les élèves doivent avoir encore trois ans au moins à passer sous les drapeaux, être pris parmi les plus aptes aux exercices gymnastiques par une bonne constitution, de la prestesse et de l'agilité naturelles.
Le choix des officiers-élèves est particulièrement recommandé à l'attention des chefs de corps.
DE L'ORGANISATION DE LAltMÉE. 171
Le génie et l'intendance militaire pourvoient, chacun dans sa spécialité, aux soins de l'entretien et du renouvellement du mobilier.
De nombreuses décisions et circulaires, insérées au Journal militaire, déterminent les règles à suivre, à l'égard des hommes détachés, pour tout ce qui concerne les paiements et la comptabilité.
SECTION XI