‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 43 sur 105 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De l’éleotrlclté atmoaph^rlqne.

En attendant qu'un nombre suflisant d’observations journalières nous apprennent l'équilibre électrique de l’atmosphère dans son état ordinaire, nous ne pouvons guère considérer aujourd'hui que les efl'ets que le fluide électrique produit, lors des ruptures d’équilibre manifestées bruyamment dans lesora-

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25Î Mlh'I^OROr.OCTF AGRICOtK.

gps, puisqu'iri encore, comme pour beaucoup de météores, on

n’a observé que les exceptions.

En étudiant l’histoire des orages dans les monuments que nous présente aujourd’hui la météorologie, nous avons pu en distinguer de deux espèces principales : 1® les uns se forment sur un point donné par une vive évaporation bornée à un espace circonscrit ; transportés ensuite par les vents, ils éclatent sur leur passage et finissent par s'épuiser sans s’étendre en tous sens. Ce sont des orages que l’on pourrait appeler linéaires. 2® dans l’autre espèce, les nuages électriques, d’abord circonscrits, s’étendent autour d’eux en tous sens et parviennent à couvrir de vastes surfaces, quelquefois toute l’étendue d’un continent et peut-être au-delà. Ce sont les orages rayonnants. Nous ne pouvons mieux dépeindre leur formation qu’en nous servant des paroles de Kaemtz*. L’auteur se trouvait sur le Faulhorn et après avoir parlé des préludes de l’orage, des nuages qui arrivaient poussés par le vent du sud-ouest, il ajoute : « A 7 heures, tout l’ensemble des nuages avait une apparence orageuse; ils s’étendaient uniformément passant par mon zénith, jusqu’à la chaîne qui est entre la Jung-Frau et le Wetterhorn. Les éclairs commencèrent d’abord dans la vallée de Schwitz, et se propagèrent de proche en proche vers l’est. Bientôt il s’établit des éclairs permanents en cinq points de cette masse de nuages, qui s’étendait sans interruption du lac de Genève à Schwitz et Claris. Sur le soir je vis aussi des éclairs en Allemagne et en France, mais ces derniers étaient trop éloignés pour que je pusse les observer convenablement. Il résulte à mes yeux des observations que je fis pendant plusieurs heures, que l’électricité qui paraissait aux divers points de cette masse de nuages était en communication intime. Pour environ un tiers des éclairs la marche du phénomène était la suivante : l’éclair partait d’abord dans le canton de Vaud et édai-

(1) Jahrhiirli fiir chenud. 18.Vî,l, II. page 22.

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DK d’^LKCTRICITK ATMOSPHERIQUE. 223

rail fortement, comme à l’ordinaire, la couche inférieure; peu de secondes après, souvent presque immédiatement, on vovait briller, dans le voisinage de Rinderhorn, un second éclair à plusieurs traits rayonnants vers le bas; ensuite il s’en montrait un au-dessus de Berne qui ne faisait qu’éclairer fortement le nuage; puis un trait de feu paraissait par le bas, dans la direction de Lucerne, et il était suivi d’un autre dans la direction de Schwitz. >

Ce que l’auteur a observé par le hasard qui l’avait transporté sur ce bel observatoire dans le moment où l’orage éclata, se parae chaque année et à plusieurs reprises. Nous pourrions donner ici l’analyse d’un grand nombre d'années, mais nous nous contenterons d’une seule pour laquelle nous avons pu réunir le plus d’observations; c’est l’année 1785. Auprès de chaque jour des mois, nous mettons les noms de lieux où les phénomènes électriques, les éclairs et le tonnerre ont été observés.

O&AGES ne 1785.

vivBiu.

U. Padoue.

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