‹ Cours d'agriculture (volume 2)Chapitre 7 sur 105 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

isu calorique.

Section 1». — Chaleur inlérieure de la terre.

Nous interrompons ici l’étude des substances en suspension dans l’atmosphère. Avant de parler de l’eau et de sa vapeur, nous traiterons des fluides impondérables qui la modifient si fortement, et nous commencerons par le calorique. La surface de la terre et l’atmosphère qui la recouvre le reçoivent de trois sources. 1® Par communication d’une chaleur intérieure que possède le globe, qui élève à peine de de degré la température de la surface, mais qui devient sensible à mesure que l’on pénètre dans son intérieur, à proportion du degré de conductibilité des couches des terrains. Nous savons par les observations faites au fond des mines et par les creusements de puits artésiens que cette chaleur augmente progressivement et d’environ 1 degré.

A Lille par 25"', 159 A Genève . par 32“', 55

An puits de Grenelle, par 32, 3 A Saint-Ouen par 35, 65

MÉTÉ0R0L06IF, AGRICOLE.

En même temps que l’intérieur do la terre transmet à la surface son contingent de chaleur, celle-ci éprouve do la part des autres sources , de la radiation des étoiles et du soleil dos modifications importantes qui affectent les couches supérieures du sol jusqu’à des profondeurs variables, selon les latitudes et la conductibilité des terrains, modifications que nous étudierons plus tard.

3° l,a deuxième source du calorique, c’est la température de l’espace céleste, provenant de l’irradiation de cette multitude d’étoiles qui couvrent le firmament. La chaleur qui en provient étant très faible et inférieure à celle du globe terrestre, devient négative pour lui, et, dans les rayonnements réciproques, la terre perd plus qu’elle ne gagne. Fourrier admettait que la température de l’espace était de — 52* environ ; mais M. Pouillet la porte à — 142“, tandis que Poisson veut ' qu’elle ne soit que de — 13”.

3° L’irradiation du soleil est la troisième source de la chaleur du globe. Elle communiquerait à chaque point de la surface d’une sphère homogène et dépouillée d’atmosphère une tempé- . rature relative au sinus de l’angle d’incidence de ses rayons. De sorte que , sous les mêmes parallèles, on aurait des chaleurs égales aux mêmes époques de l’année. Mais bien des causes viennent modifier cette action ; d’abord l’existence d’une atmosphère qui absorbe une partie des rayons calorifiques, d'autant plus grande que la couche d’air est plus épaisse, et par conséquent que le soleil est plus près de l’horizon.

Quand l’air n’est pas pur, mais est mêlé de beaucoup d’eau à l’état de vapeur ou à l’état vésiculaire, l’absorption du calorique partant du soleil est plus grande , et il en arrive moins encore à la surface de la terre. Quand il y est parvenu, il est conduit dans l’intérieur avec plus de vitesse, selon la nature et l’état des corps qui composent cette surface.

En l’absence de soleil, pendant la miil, la terre, rayonnant

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