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Il y aurait do curieuses recherches à faire sur les températures atmosphoriques et solaires qui amènent les fruits à maturité dans les dilfércnts lieux. Ainsi Linné , dans plusieurs do ses ouvrages et particulièrement dans le mémoire intitulé ; l^crnafio arborum , cito des faits qui mériteraient une vérification attentive. Il nous dit, par exemple, qu’à Upsal l’orge met 123 jours, en moyenne, de sa semaille à sa einaturité; 87 jours à Pitoa, 4 degrés plus au nord ; 93 jours à Nasinge, dans la Norwége; toujours à Korn, dans l’ile do Bahus; 163 jours en Ostrobolhnie, t-andi.s qu’à Paris, semé le 23 avril, il no se récolte quo lo 30 août, employant ainsi 130 jours pour arriver à sa maturité.
Il y a dans ces faits plusieurs points à considérer.
Les plantes ont une vie foliacée, si nous pouvons nous exprimer ainsi, qui est plus ou moins longue, qui peut même se prolonger indéfiniment, si, avec une tenquéi ature suffisante pour exister, elles n’en éprouvent pas une qui soit assez forte pour déterminer l’émission des fieurs et la maturation des fruits. Tout ce qui a été dépensé de calorique, distri- * hué à petites doses pour produire de nouvelles pousses do feuilles, ne peut être additionné et porté au compte de la maturité des fruits sans s’exposer à des erreurs. En effet, supposons que le froment vécût pendant un an sons la température constante de 12®; il aurait reçu l’infiuenco de 1380 degrés do chaleur, et cependant il continuerait à pousser des feuilles sans émettre d’épi. C’est ce qui se passe dans nos jardins do botanique, pour les plantes qui no reçoivent pas une chaleur appropriée à leur nature. Des grains d’orgo semés lo l®® mars et le 25 avi d arrivent l’un et l’aulrc en même temps à maturité, quoique
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ayant reçu dc3 sommes différentes de calorique. Si l’on veut arriver à des chiffres exacts, il faudra nécessairement comparer les températures éprouvées do la floraison à la maluritéf et non pas, comme on l’a fait jusqu’à présent , du moment de la reprise de la végétation pour le froment, quand la température moyenne arrive à-|- C" (et non — (i®, comme on l’a imprimé par erreur page 80).
Tout ce qui a été fait à cet égard est donc à reprendre sur do nouvelles bases, mais les faits généraux qui prouvent l’influence solaire n’en restent pas moins dans toute leur force, cl doivent ôlro pris on sérieuse considération. L’exemplo seul do Lyngen en fournirait la prouve.
A ce sujet, nous ne pouvons terminer sans dire que M. Marlins, qui a séjourné dans le nord do la Norwégo, pense que les chiffres que l’on nous a donnés pour la chaleur solaire de midi et do minuit sont peu exacts, et qu’il y a beaucoup moins de différence entre celle de ce.s doux époques do la journée, quoique peut-être la moyenne do cotte chaleur puisse rester la même que celle que nous avons fixée.