‹ Cours d'agricultureChapitre 101 sur 174 · AGROLOCIE.’ .V · texte numérisé non relu

AGROLOCIE.’ .V

expérience plus avancée. C’est sous le bénéGce de ces réserves que nous allofts entrer en matière.

TYPE IDÉAL d’une TERHE PARFAITE.

Que devons-nous entendre par ces mots. : terre parfaite ? Selon nous, c'est celle où les plantes, trouvant un ferme appui,

. soustraites aux alternatives de sécheresse et d’humidité, conservant constamment la quantité d’eau nécessaire à leur végétation, et pas au delà, rencontrent tous les éléments de nutri-' tion qu’elles doivent trouver dans lè sol ; c’est en outré celle qui, pàr son exposition et ses abris, est soustraite autant qpe possible au froid de TbiVer, séule modiGcation atmosphérique qu’il nous soit impossible de conjurer sans des moyens artifi^ *ciels coûteux; enfin c’est celle qui, à ces qualités, joint une faible ténacité, et qui, par conséquent, peut se cultiver ayx moindres frais possibles.

Ces botanistes préparent du mieux qu’ils peuvent cette terre* parfaite dans leurs serres ; avec des terres mélangées, de l’en^ grais, des arrosements, delà lumière, de la. chaleur, ils pro^ curenf aux plantes un développement qui surpasse quelquefois celui de leùr pays natal ; mais les agriculteurs ne peuvent ap" proeher dé cette perfection presque absolue que pour un certain nombre de ces conditions ; ils ne peuvent ni modifiér parfaitement la température de l’atmosphère, ni augmenter la quantité de lumière solaire. Sous ce rapport, la perfection des terres est toujours relative au climat où elles sont situées, et nous en étudierons plus tard les influences; mais ils peu- • vent presque partout se procurer de l’eau pour la distribuer . aux plantes, selon les diiïérentes saisons ; la seule question qui puisse les arrêter est celle de la dépense. Ainsi, pour nous, l’idéal d’une terre parfaite uc se sépare pas de la possibilité de l'irrigatk)».' ' '• . .. ... , .

di'teuh- de la valçl^ selativb des terAaiks. 375

En second lieu, il faut que l’eau surabondante paisse descendre au-dessous des racines, pour que celles-ci ne macèrent pas dans cette eau croupissante, si elle était retenue par uii sous-sol imperméable. L’idée d'unç terre parfaite s'unit donc encore pour nops à celle d'un terrain profond. Toutes les autres qualités que nous avons assignées à un sol parfait sont •secondaires et relatives à des circonstances particulières que nous examinerons plus loin. .

. Après ces terres parfaites, .qui possèdent, dans un climat sans hiver rigoureux,, une fraîcheur toujours proportionnée aux besoins des plantes, viennent en seconde ligne les terres naturellement fraîches, c’est-à-dire celles qui, par le bénéfice du climat ou de la position du réservoir inférieur des eaux, ont en moyenne, pendant la sécheresse, 0™,10 au moins de leur poids d’eau à 0”,30 de profondeur, et jamais plus de 0'^,23 en hiver. Mais quand on parle d’un état moyen, on suppose qp’il est constitué par des oscillations .entre un maximum et un mi^ m'mum. Les terres naturellement fraîches sont quelquefois, selomles années, des terrés sèches et des terres humides ; elles 's’éloignent donc toujours plus ou moins du degré de perfection qu’un agriculteur.habile sait entretenir par le moyen des irri-, gâtions.. ' ' . .

.Viennent enfin les terres sèches et 'les terres humides, qui ' ,sont encore plus éloignées de. notre idéal, et qui, malbéureusement, constituent la plus grande masse des terrains. Ce sont ces trois divisions qu’il nous faut parcourir.

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