‹ Cours d'agricultureChapitre 109 sur 174 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De» terre* Humides.

Les terres constamment humides peuvent aVoir une valeur assez considérable si le fonds en est calcairb, qu,e par conséquent les eaux qui y séjournent ne soient pas acides et puissent nourrir des roseaux (arundo pkragmites), au lieu de typbas et de carex. C’est dans nos étangs du midi, dans les pays où le fourrage est rare, que. l’on a compris combien cette nature de terrain consacrée aux roseaux devenait précieuse. Le roseau > '

employé comme litière et même comme fourrage, coupé avant ,^la maturité des graines, y rend les plus grands services ; en ' . outre, son usage en couverture sur les blés semés dans les ter- . '

raios salants, sur les terrains secs et sur les terrains tourbeux, ' * enconsommedesquantitësénormes.Touteiaquestionderap'prédation de ces terres humides consiste dans réloignementnù ' ,

tp trouvent les roseaux des lieux où se consomment leurs prddoits, et dans les difGcaltés du transport. Au centre des pays ^cultivés, quand les transports sont faciles et à quelques kilomètres de distance seulement, les terrains bien garnis de ro- 'seaux s’afierment à raison de 33 fr. l'hectare. On trouvera la ■

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valeur do ceux qui sgnt éloignés en faisant la défaicati<m des frais nécessaires pour arriver aux centres de consommatioD.'

Si les terrains n’ont pas un degré extrême d'bumidité, on peut y faire des oseraies ; s’il était possible de les inonder ime partie de l'année, ils pourraient devenir des rizières et prendre ainsi une très haute valeur. Nous parlerons en détail de ces spécialités en traitant des cultures.

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